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Runemagick - Into Desolate Realms

Chronique

Runemagick Into Desolate Realms
Runemagick a toujours été ce groupe particulièrement sous-estimé dont personne ne parle ou presque... Pourtant, ce n’est pas faute de compter dans ses rangs, et cela depuis sa formation en 1990, un certain Nicklas Rudolfsson plus connu pour ses participations en tant que batteur chez les Suédois de Sacramentum, Swordmaster et autre Deathwitch. Et si vous pensez que j’exagère, je vous invite à réaliser un petit tour d’horizon des webzines hexagonaux pour vous rendre compte à quel point ce groupe a toujours été négligé de toute part (allez, je vous aide, les chroniques se comptent sur les doigts d’une seule main).
Revenu sur le devant de la scène (enfin plutôt backstage) en 2017 après un long hiatus de dix ans, Runemagick n’a pas vraiment perdu son temps puisqu’il sortait l’année suivante, toujours sur Aftermath Music (Aptorian Demon, Djevel, Mourning Beloveth...), son douzième album intitulé Evoked From Abysmal Sleep. Depuis, le groupe suédois continue d’avancer à bon train puisqu’entre un split avec les Américains de Chthonic Deity sorti début octobre, un EP quatre titres paru quelques jours plus tôt et ces concerts dispensés au compte-gouttes, Runemagick est d’ores et déjà de retour avec un nouvel album intitulé Into Desolate Realms.

Après une longue et fructueuse collaboration avec le label norvégien Aftermath Music, Nicklas Rudolfsson et sa bande ont décidé d’aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs. Les Suédois ont ainsi rejoint en début d’année le label allemand High Roller Records spécialisé essentiellement dans les sorties de type Heavy Metal, Thrash et Speed. Une signature plutôt étonnante donc même si le label compte également dans ses rangs des groupes comme Procession, Capilla Ardente ou Anguish. Illustré pour l’occasion par l’Italien Paolo Girardi, ce treizième album voit également le retour de Jonas Blom qui après un passage éclair dans la formation en 1998 en tant que batteur a réintégré l’année dernière les rangs de Runemagick en tant que second guitariste. Enfin, mentionnons à toute fin utile que la version CD de ce nouvel album embarque avec elle les titres du EP The Opening Of Dead Gates paru le mois dernier. Idéal pour ceux qui ne veulent pas s’encombrer ou les gens comme moi qui achètent encore leur musique en CD.

Bon, c’est bien beau tout ce bavardage mais qu’en est-il réellement de ce Into Desolate Realms ? La bonne nouvelle, si vous en doutiez, c’est que Runemagick n’a pas changé son fusil d’épaule et continue d’exploiter une formule qu’il a lui-même mise au point. Car si le groupe navigue dans les eaux troubles d’un Death/Doom sombre et pesant, il a toujours pris grand soin d’y apporter sa propre patte. Que ce soit le growl rugueux et traînant de Nicklas Rudolfsson ou bien ce riffing sombre aux leads toujours aussi inquiétants rappelant par moment celui des Anglais de Bolt Thrower dans sa version "force tranquille", le groupe suédois a su - après des débuts à classer plutôt du côté du Death Metal - affiner sa propre formule afin de tirer son épingle du jeu ou en tout cas réussir à s’affirmer.
Comme souvent avec Runemagick, ce nouvel album s’ouvre sur un titre instrumental particulièrement réussi qui va servir à poser les bases de ces atmosphères toujours aussi sinistres. Le ton ainsi donné, le groupe va alors pouvoir dérouler ce fameux Death/Doom qui a fait sa renommée parmi les amateurs du genre. Loin de tout écraser sur son passage à coup de riffs parpaings, de growl abyssal et d’accélérations salvatrices dispensées au compte-goutte, le groupe suédois va plutôt jouer la carte de la répétition, serinant encore et encore les mêmes riffs et autres patterns de batterie quitte à parfois frôler la nausée. Heureusement, Nicklas Rudolfsson est un fin compositeur et sait comment s’y prendre pour éviter les pièges d’un style quelque peu casse-gueule. Pour pallier à cette impression de répétition pour le moins justifiée, les Suédois vont s’appliquer (en tout cas un peu plus qu’auparavant) à apporter à leurs compositions tout un tas de petites variations qu’elles soient rythmiques (nombreuses sont les séquences, relativement courtes, où le groupe accélère tranquillement la cadence ou tout simplement fait évoluer ses idées au gré de ses envies), mélodiques (le travail réalisé sur les riffs, les leads et les solos est encore une fois remarquable et souligne très justement toute l’exigence du groupe en la matière ainsi que sa singularité. D’autant plus que ce dernier nourri bien évidemment ces atmosphères dans laquelle trempe l’auditeur jusqu’au cou) ou propres aux divers arrangements qui ponctuent ce disque (quelques effets sonores ici ou là, des sonorités de guitare un brin exotiques sur la fin de "After The Sepulchral Lava"...). Si l’impression de lenteur insoutenable domine bel et bien tout au long de cette heure de jeu, on appréciera néanmoins l’esprit de synthèse qui anime Runemagick. Ainsi, un seul morceau culmine ici à plus de dix minutes, la moyenne se situant plutôt aux alentours des six minutes. De quoi rendre plus aisée l’immersion dans l’univers des Suédois sans pour autant rendre moins efficace ou pertinent leur propos.

Dans la continuité de ses précédents travaux, Into Desolate Realms ne surprendra probablement personne. Que ce soit le fin connaisseur habitué de la part des Suédois à un niveau d’excellence toujours aussi élevé ou bien l’amateur occasionnel de Death/Doom qui ne verra chez Runemagick qu’une simple itération supplémentaire dans un genre offrant bien peu de surprise. Pour autant, cela ne doit pas occulter l’excellent travail de Nicklas Rudolfsson et ses acolytes qui, encore une fois et cela depuis déjà un paquet d’années, livrent ici un disque à la fois somptueux et toujours aussi personnel. Vu de l’extérieur, la formule dispensée par le groupe ne paie peut-être pas de mine mais une fois plongée dans les méandres obscurs de ce Death/Doom sinistre, on comprend très vite à quel point Runemagick est unique.

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6 COMMENTAIRE(S)

zoltar citer
zoltar
29/10/2019 17:42
Grand fan devant l'éternel, j'aurais du mal à vous conseiller bien comme il faut, même si je regarde un amour immodéré pour leurs trois premiers albums, ceux sortis sur CENTURY MEDIA; Ils ont eu un coup de mou dans les années 2010 mais là, ils sont revenus bien en forme!
Hallu citer
Hallu
25/10/2019 09:35
J'ai un faible pour Envenom qui est tout gras dégueu et dissonant. C'est rarement celui que les gens préfèrent, en général il est détesté.
BBB citer
BBB
24/10/2019 15:43
AxGxB a écrit : BBB a écrit : @hallu:
Je dois honteusement avouer que je ne connais pas vraiment ce groupe, n'ayant écouté que Dawn of the End jusqu'à présent.
Quels albums sont à recommander?


Mes préférés sont pour ma part "Darkness Death Doom" et "On Funeral Wings" Clin d'oeil

Bien sûr, toutes les suggestions étaient les bienvenues. Sourire
Merci!
AxGxB citer
AxGxB
24/10/2019 15:23
BBB a écrit : @hallu:
Je dois honteusement avouer que je ne connais pas vraiment ce groupe, n'ayant écouté que Dawn of the End jusqu'à présent.
Quels albums sont à recommander?


Mes préférés sont pour ma part "Darkness Death Doom" et "On Funeral Wings" Clin d'oeil
BBB citer
BBB
24/10/2019 15:19
@hallu:
Je dois honteusement avouer que je ne connais pas vraiment ce groupe, n'ayant écouté que Dawn of the End jusqu'à présent.
Quels albums sont à recommander?
Hallu citer
Hallu
24/10/2019 14:04
Beuh c'est quoi ce son ? Tout aseptisé, poli, beurk. Runemagick c'est un son dégueu avec des riffs ultra gras. Là ils ont tout perdu, c'est banal...

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Runemagick
Death / Doom
2019 - High Roller Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines : (3)  8.56/10

plus d'infos sur
Runemagick
Runemagick
Death Metal - 1990 - Suède
  

nouveaute
A paraître le 25 Octobre 2019

tracklist
01.   Remnants Of The Old  (03:25)
02.   Into Desolate Realms  (07:02)
03.   The Opening Of Dead Gates  (07:31)
04.   Sorceress Reburned  (06:17)
05.   Decay To Nothing  (07:53)
06.   In The Sign Of The Dragon Star  (06:42)
07.   Necromancer Of The Red Sun  (06:06)
08.   After The Sepulchral Lava  (04:37)
09.   Requiem Beyond The Stars  (06:36)
10.   Wolves Of Nocturnal Light  (12:14)
11.   Ash And Silence  (01:48)

Durée : 70:11

line up
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