chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
379 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Profanatica - Rotting Incarnation of God

Chronique

Profanatica Rotting Incarnation of God
Je pense que comme moi, vous êtes civilisés, et que du coup vous arrivez à réfreigner vos envies parfois tordues : introduire un fouet électrique dans le vagin de votre copine et le mettre en route, placer la tête d’un nourrisson dans un étau et serrer lentement mais sûrement, voir si un chat retombe vraiment toujours sur ses pattes même lorsqu’on les lui a cassées auparavant... Et si vous ne le faites pas, si vous arrivez à vous retenir malgré l’envie de savoir ce que cela ferait, c’est parce qu’il y a des groupes comme PROFANATICA qui vous donnent une idée du résultat de vos pulsions tabous !

Le groupe est vilain, depuis toujours, depuis que le monde existe sans doute, mais plus particulièrement, en musique, depuis 1990. Sauf que ces Américains n’ont d’abord été actifs que deux années, reprenant du service en 2001, restant à nouveau cachés dans le profond underground. Mais ils se sont vite fait une réputation avec leur black froid, percutant, destructeur et totalement intolérant. Ils ont vite incarné un courant qui n’était plus assez représenté dans les années 2000 : le black metal sans fioriture. Et finalement, c’est en 2007 qu’ils ont sorti leur premier album, Profanatitas de Domonatia, chez Hells Headbangers Records. Et depuis, chaque sortie a permis de gonfler l’effectif de fans. Le groupe est une peste, une maladie qui se transmet peu à peu dans les esprits des amateurs de black extrême, et c’esten 2019 un 5ème album qui « voit le jour ». Ou qui « voit la nuit » plutôt. Un gros changement est à noter, mais elle ne vient pas de la musique : le label n’est plus américaine. C’est le premier changement d’écurie de PROFANATICA et c’est au profit d’un Français : Season of Mist !

On aurait pu être inquiet. Pas que le label soit mauvais, loin de là, mais de vieux souvenirs problématiques liés à un tel changement me reviennent souvent à l’esprit. Mais non, ouf, PROFANATICA est toujours égal à lui-même. La pochette laissait d’ailleurs bien imaginer que Paul Ledney n’avait pas eu une Révélation divine lui intimant de chanter l’amour et les oiseaux. Cette illustration est une oeuvre de l’Italien Paolo Girardi, qui a travaillé pour INQUISITION, BAISE MA HACHE (F.E.R.T) et une trentaine d’autres formations ! Très actif depuis quelques années, il s’est particulièrement laché sur cette pochette qui sait mélanger le gore à l’humour. En regardant bien on voit des animaux morts forniquer et un angelot avec une bite plus grande que lui ! Les trois personnages intrigants sont bien entendu les membres du groupe. Paul Ledney se reconnait à sa barbe, les deux autres sont les « sous-fifres », à l’allure similaire. Ce sont Adam Besserer et Richard Olsen, tous deux guitaristes au sein du groupe de death DISFIGUREMENT, même si chez PROFANATICA ils s’occupent respectivement des guitares pour l’un et de la basse pour l’autre. Ils viennent donc soutenir le grand méchant barbu, qui ne fait plus que les vocaux et la batterie. Et la composition des morceaux, bien entendu !

Ils sont massifs, ils sont destructeurs, ils sont oppressants. Tout a toujours été très lourd dans cette formation, et le restera sans aucun doute à tout jamais. Ensuite les compositions sont-elles inoubliables ? Non, mais PROFANATICA, ce sont plus des ambiances que des compositions. On écoute pour se prendre sa volée, pour se faire du mal, et c’est à nouveau le cas ! 10 nouvelles pistes ça fait toujours plaisir, même si le principe tourne assez vite en rond...

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Profanatica
Black Metal bête et méchant
2019 - Season Of Mist
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (5)  7/10

plus d'infos sur
Profanatica
Profanatica
Black Metal - 1990 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Liturgy of Impurity
02.   Prayer in Eclipse
03.   Broken Jew
04.   Washed in the Blood of Lord
05.   Sacramental Cum
06.   Mocked, Scourged and Shit Upon
07.   Tithing Cunt
08.   Rotting Incarnation of God
09.   Eucharist in Ruin
10.   In My Kingdom

Durée : 37:28

parution
11 Octobre 2019

voir aussi
Profanatica
Profanatica
Altar of the Virgin Whore (EP)

2018 - Hells Headbangers Records
  
Profanatica
Profanatica
Crux Simplex

2023 - Season Of Mist
  
Profanatica
Profanatica
The Curling Flame of Blasphemy

2016 - Hells Headbangers Records
  

Red Hot Chili Peppers
Freaky Styley
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Corrosion Of Conformity
Good God / Baad Man
Lire la chronique
Möhrkvlth
Gwenojennoù An Ankounac'h
Lire la chronique
Fecundation
Moribund
Lire la chronique
Disembodiment
Spiral Crypts
Lire la chronique
Engorgement
They Rot Beneath Our Floor
Lire la chronique
Seum
Parking Life
Lire la chronique
Treponem Pal
Higher
Lire la chronique
Winterfylleth
The Unyielding Season
Lire la chronique
Skin Chamber
Wound
Lire la chronique
Trouble
Manic Frustration
Lire la chronique
Dark Medieval Fest
Aexylium + Darkenhöld + Fro...
Lire le live report
Corpus Offal / Undergang
Corpus Offal / Undergang (S...
Lire la chronique
Trouble
Trouble
Lire la chronique
Brozerz
PFFFFFF (Démo)
Lire la chronique
Terror
Still Suffer
Lire la chronique
Sardonic Witchery
Under the Sign of the Tride...
Lire la chronique
Black Cilice
Votive Fire
Lire la chronique
Votive Fire - European Tour MMXXVI
Black Cilice + Consummatio ...
Lire le live report
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Këkht Aräkh
Morning Star
Lire la chronique
Gluttony
Eulogy To Blasphemy
Lire la chronique
Terminally Your Aborted Ghost
Putrefaction In Parallax (EP)
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Gorencephalic
Gore of the Forgotten (EP)
Lire la chronique
Putrisect / Funebrarum / Interment
Pestilential Winds (Split 7")
Lire la chronique
Interview de WARSIDE pour l'album "Cognitive Extinction"
Lire l'interview