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Darkened - Kingdom Of Decay

Chronique

Darkened Kingdom Of Decay
A peine un an après la sortie du très remarqué « Into The Blackness » revoici déjà les vieux briscards avec de nouveaux morceaux, mais cette fois-ci sous la forme d’un album complet qui se savait particulièrement attendu. Car c’est peu de dire que l’Ep avait laissé un sentiment d’inachevé tant il se montrait redoutable de bout en bout, mais se terminait cependant beaucoup trop rapidement pour qu’on puisse apprécier totalement la qualité musicale de ses créateurs. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le quintet (où l’actuel bassiste de GRAVE Tobias Cristiansson est récemment arrivé) remplit son contrat avec brio et offre un vrai bonheur auditif pour les fans de bon vieux Death simple et rentre-dedans, où le feeling et le groove priment sur la technique, vu que tout se montre à la hauteur des promesses entrevues l’année dernière.

Car le combo a gardé la même recette et celle-ci fait mouche instantanément dès les premières secondes de « Dead Body Divination » qui ouvre les hostilités et se montre monstrueux et groovy d’entrée, via un ensemble particulièrement remuant et entraînant. Jouant autant sur la vitesse sous toutes ses formes que sur les passages plus lourds et massifs on y trouve toute la palette technique des mecs où l’on ne peut s’empêcher de taper du pied et de remuer la tête comme il faut, histoire de passer un excellent moment. D’ailleurs l’équilibre des forces semble être un leitmotiv pour eux tant les excellentissimes « 1000 Years » et « Pandemonium » jouent sur ces deux tableaux, en y ajoutant de longues plages pour chacun d’entre eux, qui leur permettent ainsi de s’exprimer de façon longue et excitante, portées par des leads propres et légèrement mélodiques. Car la sensibilité n’est pas absente des débats, il suffit d’écouter « Kingdom Of Decay » pour en être convaincu, tant ici le long solo aérien et mélancolique amène une facette presque Hard-Rock lors des passages au ralenti ainsi qu’une certaine tristesse, qui montre une facette différente et réussie à l’instar de « Cage Of Flesh » et « The Burning ». En effet sur ces deux compos la rapidité est mise de côté au profit d’une rythmique bridée à outrance et qui n’hésite pas à lorgner vers le Doom le plus froid et obscur, tant la noirceur y est ici présente de façon enivrante, aidée en cela par des riffs qui savent faire bouger (à l’instar du jeu d’Andy Whale derrière son kit) et varier sans pour autant accélérer, chose qui arrive sur le second titre afin de muscler un peu plus l’ensemble. Même si ces deux réalisations auraient pu être raccourcies et se répètent légèrement elles permettent d’homogénéiser un peu plus un disque qui l’est déjà beaucoup.

Ces relents doomesques apparaissent encore de façon flagrante sur l’équilibré « The Old Ones » ou encore sur l’intro et la conclusion de « The White Horse Of Pestilence », particulièrement glaciales et angoissantes, complétées en leur centre par un défilé de vitesse sous toutes ses formes et de longs solis très fluides et en raccord avec la musique nappée d’espoir. Car les guitaristes ont la bonne idée de ne jamais en faire trop afin que la construction générale conserve une accroche immédiate, où l’agressivité et une certaine douceur se mélangent fougueusement. Cela étant notamment dû au fait de la présence d’un clavier discret qui amène un vrai supplément d’âme lors de chacune de ses apparitions (sans tomber dans le kitch et le pompeux), comme on avait pu le remarquer lors de la précédente livraison.

Du coup il n’y a rien à redire quant à la qualité générale de cet opus addictif et bandant au possible qui passe tout seul le cap des écoutes et ne montre jamais de signes de faiblesses, tant il est équilibré et sans baisse de régime notable. Autant dire que les vétérans ont réussi leur examen de passage sans problème et montrent qu’il va falloir compter sur eux à l’avenir, tant tout cela est nettement plus cohérent et attractif que nombre de supergroupes qui pullulent à l’heure actuelle sur le marché. On peut en outre espérer qu’un plus gros label les signe rapidement tant ils méritent une meilleure exposition et promotion, ce qui arrivera sans doute bientôt du moins on l’espère… affaire à suivre donc !

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1 COMMENTAIRE(S)

LeMoustre citer
LeMoustre
16/09/2020 19:31
Bien fan du EP, je pense me laisser tenter par l'album. Merci pour le papier.

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Darkened
Death Metal Old-School
2020 - Edged Circle Productions
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Darkened
Darkened
Death Metal Old-School - 2018 - International
  

nouveaute
A paraître le 11 Septembre 2020

tracklist
01.   Nekros Manteia
02.   Dead Body Divination
03.   1000 Years
04.   Pandemonium
05.   Cage Of Flesh
06.   The Burning
07.   The Old Ones
08.   Kingdom Of Decay
09.   Of Unsound Mind
10.   The White Horse Of Pestilence
11.   Winds Of Immortality

Durée : 44 minutes

line up
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