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Incinerate - Sacrilegivm

Chronique

Incinerate Sacrilegivm
S’il y’a des formations où il n’y a rien à jeter dans leur discographie longue comme le bras, il y en a d’autres au contraire qui ne réussissent qu’à assurer le temps d’un disque avant de (re)tomber dans une banalité affligeante (voire même pire), comme c’est le cas pour celle de Jesse Watson et ses acolytes qui reviennent aux affaires sans provoquer d’enthousiasme. S’ils avaient frappé fort avec le très bon « Anatomize » en 2008 (après un début de carrière assez banal) ils étaient malheureusement vite retombés dans les clichés propres au Brutal Death américain et à Comatose (qui semble franchement en bout de course), sur le redondant et ennuyeux « Eradicating Terrestrial Species ». Du coup on n’attendait pas grand-chose de ce quatrième opus en dix-huit ans (les gars aimant visiblement toujours autant prendre leur temps) et le moins que l’on puisse dire c’est que s’ils relèvent le niveau par rapport à son prédécesseur (ce qui en soi n’était pas compliqué), ça reste cependant encore beaucoup trop lambda et scolaire pour les faire grimper à l’échelon supérieur.

Pourtant on aurait pu se dire que l’apport à la guitare de l’expérimenté Jared Deaver (ex DEEDS OF FLESH) allait être bénéficiaire à ses camarades de jeu, et si effectivement son boulot sur les solos et certaines harmonies se fait sentir de façon positive cela reste trop discret, tant ça tabasse de façon trop persistante en jouant sur des riffs bateaux et sans imagination. Car si tout est parfaitement bien exécuté et d’une précision chirurgicale il manque toujours au groupe un soupçon de personnalité pour le faire grimper plus haut dans la hiérarchie. Preuve en est d’entrée avec le rythmé et sympathique « Lux In Tenebris » où l’on retrouve la traditionnelle alternance entre blasts dévastateurs et parties lourdes au tapis de double prédominant (portée par l’ex MALEVOLENT CREATION Philip Cancilla), pour un rendu efficace et agréable, à défaut d’être franchement marquant. En effet la majeure partie du temps le quintet va se contenter d’assurer le minimum syndical ou presque, à l’instar de « Cast Out And Condemned » qui enchaîne derrière et montre déjà une linéarité flagrante tant ça donne la sensation de jouer dans le vide en récitant ses gammes, sans passion ni folie. Ce point se retrouvera régulièrement par la suite que ce soit via le répétitif et brutal « Thrown To The Fire » (qui montre que jouer sur l’effet mitraillette n’est pas forcément une bonne idée), ou le plan-plan « Inexorable » qui bien que montrant plus de technicité se révèle être vite ennuyeux. Certes il n’y a pas de quoi s’enflammer la majeure partie de l’écoute mais heureusement il y’a quand même quelques bonnes choses (hélas trop rares), comme le très bon et varié « Trumpets Of War » plus sombre et à l’introduction mélodique étonnante et réussie, choses que l’on retrouve sur le tout aussi bon « Cenotaph Of Celestial Corpses ». Jouant lui aussi sur des passages lents plus obscurs l’ensemble est rehaussé par un bon travail sur les leads du nouveau venu, qui permet de jouer le grand-écart stylistique (avant le retour du classicisme).

On ne peut que regretter que les mecs ne persévèrent pas plus dans cette voie tant le rendu est intéressant quand ils se décident à lever le pied et à sortir de leur zone de confort où ils se sont trop souvent cantonnés. Si le niveau technique proposé est impeccable on est en revanche moins emballé par le chant assez monotone qui ne varie pas des masses, et surtout par ce son de caisse claire ultra-sèche et vite horripilante qui bouffe tout l’espace disponible (un point qu’on retrouvait déjà chez son frappeur sur le décevant « The 13th Beast »). Sans être raté le rendu des mecs est quand même trop basique (malgré quelques moments de gloire) pour se démarquer de la masse de concurrents qui occupent le catalogue de leur label, confirmant que leur style à l’heure actuelle est en réel manque d’idées et de nouvelles têtes. Bref encore une sortie qui prendra rapidement la poussière et n’intéressera que les fans les plus obstinés et déterminés, les autres étant depuis longtemps passés à autre chose vu qu’ici on est en pleine seconde division américaine et que ça ne mérite guère plus que cela.

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2 COMMENTAIRE(S)

Ander citer
Ander
23/10/2020 18:48
Ecouté que distraitement mais ils ont l'air d'avoir bien redressés la barre après le très moyen Eradicating Terrestrial Species. Ya même un morceau qui m'a fait fortement penser à Origin (je sais plus lequel). L'ajout des soli, est un plus, merci Jared Deaver (ex-Severed Savior) pour cet apport non négligeable.

A régulariser (ou pas) à plus ou moins long terme. Mr Green
Keyser citer
Keyser
22/10/2020 13:27
note: 6.5/10
Je l'ai trouvé bien meilleur que le précédent vraiment raté mais on n'est toujours pas revenu au niveau d'"Anatomize".

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Incinerate
Brutal Death
2020 - Comatose Music
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs : (1)  6.5/10
Webzines : (2)  7/10

plus d'infos sur
Incinerate
Incinerate
Brutal Death - 1998 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Lux In Tenebris  (03:49)
02.   Cast Out And Condemned  (03:57)
03.   Trumpets Of War  (04:00)
04.   Thrown To The Fire  (03:49)
05.   Holy Irreverence  (03:56)
06.   Fallen Is Your Kingdom  (03:04)
07.   Fleeting Opulence  (03:47)
08.   Inexorable  (04:07)
09.   Absence Of Divine Power  (04:01)
10.   Cenotaph Of Celestial Corpses  (04:17)
11.   A Lamentation To The Fallen  (01:43)

Durée : 40:30

line up
parution
9 Octobre 2020

voir aussi
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Anatomize

2008 - Brutal Bands
  
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Eradicating Terrestrial Species

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