chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
142 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Dégénéréscence - Hélas ! Je n'étais pas fait pour cette haine​.​.​.

Chronique

Dégénéréscence Hélas ! Je n'étais pas fait pour cette haine​.​.​.
Sakrifiss n’a pas besoin de grand chose pour être touché. Il a besoin tout simplement qu’on appuie sur son bouton magique. Ça, c’est un peu comme le point G. Pas nécessairement placé au même endroit pour tout le monde... Il faut normalement un peu trifouiller pour le trouver mais DEGENERESCENCE non. Il l’a trouvé tout de suite, dès la première piste de son premier album, et il a même réussi à jouer avec pendant 32 minutes. Certes il n’a pas provoqué des orgasmes d’un bout à l’autre, mais il y en a eu suffisamment tout de même pour que Sakrifiss termine l’écoute mouillé des pieds à la tête.

C’est que ce one man’s band tenu par un certain Infämie également à la tête de MORTUAIRE joue la carte de la souffrance mélancolique. Et j’y suis extrêmement sensible, me remémorant des sensations apportées autrefois par PRAEDA, par DYSTER, par SAPAUDIA aussi. Il y a un peu de toutes ces formations françaises cachées dans ces 6 pistes. Il y a surtout de la peine et de la désolation, du désespoir et de l’abandon... crus. Très crus et ainsi plus éprouvants. C’est bien ce que ceux qui écoutent trop la musique et pas assez les sensations reprochent à ce style habituellement : « mélodies simples », « production faiblarde ». Deux arguments ridicules car tellement éloignés de ce que l’oeuvre transmet. Entendre ce genre de réclamations de meilleur enrobage musical, c’est comme être touché par un homme démuni, recroquevillé sur lui-même et pleurant de douleur et entendre : « Oui, mais on, il aurait pu porter une veste Armani ! ». Mais... Mais... Ça n’a tellement RIEN à voir !!!

Donc non, le son est parfait, les riffs qui se répètent sans varier réellement, les vocaux qui sont tridents sans être pleurés... C’est tout à fait juste et adapté aux émotions qui sont désirées. Principalement sur « Hélas ! Je n’étais pas fait pour cette haine... » et « Nos sanglots longs... », qui comme son nom le laisse deviner est écrit à partir d’un texte de Verlaine. Celui-là même qui avait inspiré une réponse de Serge Gainsbourg.

« Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte. »


Une autre piste met à l’honneur notre poète : « Il pleure dans mon coeur »

« Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écœure.
Quoi ! nulle trahison ?…
Ce deuil est sans raison.

C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine ! »


Cet album est extrêmement vrai. Un cri du coeur qui ricoche dans notre âme. Et je repense donc encore à DYSTER, à PRAEDA et à SAPAUDIA, eux aussi déchirants. D’autant que comme ces deux derniers, l’album de DEGENERESCENCE a d’une durée trop courte. Nous aurions dû souffrir encore un peu plus, nous ne sommes pas encore parvenu à délivrer toute cette peine, cette amertume, ce mal-être qui nous encombrent...

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Dégénéréscence
Black Metal désabusé
2020 - Feu Follet Productions
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Dégénéréscence
Dégénéréscence
Black Metal désabusé - 2019 - France
  

tracklist
01.   Hélas ! Je n'étais pas fait pour cette haine​.​.​.
02.   Il pleure dans mon coeur​.​.​.
03.   Ne chantez pas la mort​.​.​.
04.   Oraison funèbre​.​.​.
05.   Ce n'est qu'un adieu sur ta dépouille​.​.​.
06.   Mes sanglots longs​.​.​.

Durée : 32:12

parution
16 Juillet 2020

Essayez aussi
Sapaudia
Sapaudia
Furvus Spiritus Ancellus

2015 - Obscure Abhorrence Productions
  

Vipère
Sombre marche (Démo)
Lire la chronique
Sacramental Blood
Ternion Demonarchy
Lire la chronique
Wesenwille
II: A Material God
Lire la chronique
Obsessions maladives
Lire l'interview
Vitrail
Les pages oubliées
Lire la chronique
Chevalier
Life And Death (EP)
Lire la chronique
Abjection
Malignant Deviation (EP)
Lire la chronique
Cult Of Occult
Ruin (EP)
Lire la chronique
Skáphe
Skáphe³
Lire la chronique
Drastus
Venoms (Compil.)
Lire la chronique
Aussichtslos
Völlig aussichtslos
Lire la chronique
Biohazard
State Of The World Address
Lire la chronique
Cirith Ungol
Half Human Past (EP)
Lire la chronique
Cirith Ungol
Forever Black
Lire la chronique
Aria
Armageddon
Lire la chronique
Vreid
Wild North West
Lire la chronique
Endseeker
Mount Carcass
Lire la chronique
Sulk
Tennis Elbow (EP)
Lire la chronique
Eclipsus
Yûrei
Lire la chronique
13th Moon
Putridarium (EP)
Lire la chronique
Angrrsth
Donikąd
Lire la chronique
Vaamatar
Evil Witching Black Metal (...
Lire la chronique
Obvurt
The Beginning (EP)
Lire la chronique
Les Blackholics ANONYMES
Lire le podcast
Invultation
Unconquerable Death
Lire la chronique
Crypts Of Despair
All Light Swallowed
Lire la chronique
Aria
Baptizing with Fire
Lire la chronique
Mork
Katedralen
Lire la chronique
Tsatthoggua
Hallelujah Messiah (Compil.)
Lire la chronique
King Diamond
Abigail
Lire la chronique