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Diabolus In Musica - Exposition Philharmonie de Paris

Dossier

Diabolus In Musica - Exposition Philharmonie de Paris
Vendredi 5 avril 2024



On peut dire ce qu’on veut sur la pertinence ou non d’une telle exposition mais force est de reconnaître qu’on ne peut que saluer l’initiative de la Philharmonie de Paris de proposer une telle exposition, qui a tout pour plaire autant au néophyte qu’au fan le plus absolu. Continuant son travail d’exploration des musiques actuelles (entamé avec le Hip-Hop dans un premier temps puis l’électro l’an dernier – avant de mettre à l’honneur le Disco en 2025) le lieu situé à deux pas du Zénith a eu en outre la riche idée de proposer un concert de BEHEMOTH dans ses lieux, un autre joué par un ensemble intercontemporain ainsi qu’un défilé de mode sur cette même thématique. En ouverture de cela - outre l’inauguration de l’exposition « Diabolus In Musica » (dont on va reparler un peu plus tard) c’est à de nombreuses conférences que les passionnés ont eu droit, avec des sujets tous plus intéressants les uns que les autres et des grands noms du côté des intervenants.



Ce vendredi 5 avril 2024 alors que les médias généralistes et d’information (France 5, France Info, Bfm Tv, Le Monde, Le Parisien) multiplient les sujets sur le contenu à voir pour les visiteurs, l’heure est venue pour moi de commencer un marathon qui va durer sur deux jours avec un première journée uniquement consacrée à écouter ce qui est proposé au sein de l’auditorium de l’imposant bâtiment. Après une arrivée vers 9h20 où le public comme les professionnels sont reçus avec un assortiment de viennoiseries, jus de fruit et café (dont je ne me prive pas), place à 9h45 au début des hostilités avec un mot d’accueil d’Olivier Mantei (Directeur Général de la Cité de la musique et de la Philharmonie) qui après les remerciements et explications d’usage nous apprend qu’il y’a près de 9.000 personnes connectées pour suivre tout cela en ligne, ce qui est un record pour une table-ronde en ces lieux – et preuve une fois de plus de l’engouement et de l’attente des fans. Place ensuite pour commencer cette journée grisâtre à Deena Weinstein (professeure de sociologie à l’université DePaul de Chicago) et à Gérôme Guibert, professeur des universités en sociologie à la Sorbonne Nouvelle, membre de l’ISMMS (International Society for Metal Music Studies) sur le thème : « Introduction sur les metal studies : que nous apprennent les recherches sur le Metal ? », qui vont durant une heure échanger sur leurs expériences respectives avec une passion communicative et un public très à l’écoute.

D’ailleurs il est à noter que celui-ci est venu en nombre, tant les gradins ne vont cesser de se remplir au fur et à mesure de l’avancée des heures, et cela va être plus marqué lors de l’intervention sur le thème « La culture Metal au musée ? » qui va nous occuper de 11h15 à 12h30. Ici place à Chloé Trujillo (femme de Robert à la ville) qui va nous parler de son travail de personnalisation des basses de son mari (dont certaines sont d’ailleurs présentes pour l’exposition), ainsi que des deux co-commissaires auxquels on doit tout cela : Corentin Charbonnier (anthropologue, et chargé d’enseignement à l’université de Tours) et Milan Garcin (docteur en histoire de l’art) qui vont nous raconter la genèse de toute cette aventure, avec en prime des anecdotes très intéressantes sur les conditions des prêts des objets et aussi nous dire l’intérêt des médias, présents en masse la veille pour le vernissage.



Après une pause sandwich rapide et un passage à la librairie pour faire le plein d’objets divers (affiche de l’exposition, catalogue, et un peu de lecture) retour sur place pour 14h avec la présence attendue du dessinateur et illustrateur Eliran Kantor, ainsi que celle de Jesse Daubertes et Adrien Havet du collectif Førtifem, ainsi que de la photographe Ester Segarra. Ayant pour thème « Créer une identité visuelle dans le Metal : affiches, pochettes d’albums et photographies » tout ce beau monde va durant soixante minutes partager ses expériences, ses façons de travailler et la passion qui anime chacun d’entre eux. Avec le même entrain s’ensuit après une petite pause « Le metalgaze : développer une pensée, une esthétique Metal » où sont présents Iulia Dima, doctorante à l’Institut de Recherche Médias, Cultures, Communication et Numérique (Université Sorbonne Nouvelle) - Owen Coggins, maître de conférences en sociologie à l’Université Brunel à Londres - Élodie Lesourd, artiste plasticienne... le tout animé par Sixtine Audebert journaliste à France Culture et Mad Movies. Si la thématique va partir dans un domaine un peu trop pointu durant quelques instants en revanche on est toujours emballé par la qualité des interventions qui se font précises et détaillées, sans être trop rébarbatives. Cela sera aussi le cas du dernier moment de la journée (« Le son Metal, de l’enregistrement au live ») où HK (producteur, ingénieur mix et mastering au studio Vamacara), Mehdi El Jaï (directeur général – associé du label Verycords) et l’incontournable Stéphane Buriez sont de la partie, le tout avec une vraie complicité palpable et une vraie passion dans la manière de raconter les choses (où ont été aussi abordés les différences de mixage selon les styles, la vente de disques du label Verycords, les droits Sacem...), afin de clôturer une journée intense mais riche en rencontres culturelles.

Après tout cela (il est quand même 17h30 !) il est temps de rentrer se poser un peu et reprendre des forces pour la suite le lendemain qui ne sera pas de tout repos également, mais ça c’est une autre histoire !

Samedi 6 avril 2024

Après une première journée où le cerveau a été mis à contribution, place enfin à la visite de la fameuse et attendue exposition qui va tenir toutes ses promesses ! Si le planning de ce samedi ne me laisse pas la place de pouvoir suivre à regret les autres conférences (où l’on retrouvait pêle-mêle les thèmes suivants : « Les publics du Metal : coexistence des générations, coexistence des goûts ? », « Objets du Metal et collectionnite : de la discographie au merch ? », « Musique Metal : rémunération et valorisation des œuvres des artistes », « Entrez dans la danse des Metalheads ? Inclusion et accessibilité », et « Inclusion, prévention, durabilité : le Metal acteur des débats sociétaux ? » - avec nombre d’intervenants renommés : Jérôme Riera de Nuclear Blast, Laurent Rossi, Jessica Rozanes, Yann Le Baraillec du Motocultor...), en revanche le fait de voir des objets mythiques va largement combler cette déception initiale – surtout qu’il va être possible de suivre le replay de tout cela sur une page qui va lui être consacrée.





Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce voyage à travers les époques va être franchement agréable et plaisant, tant les organisateurs ont eu l’excellente idée de proposer une présentation et un visuel de très haut-niveau permettant ainsi d’être en totale immersion entre le son et l’image. Et forcément tout cela va se faire de façon chronologique avec en point de départ un hommage aux précurseurs LED ZEPPELIN, BLACK SABBATH et DEEP PURPLE, où l’on retrouve une guitare ayant appartenu à Tony Iommi, un costume de scène d’Ozzy Osbourne, une basse signée par Roger Glover où encore une réplique du kit de batterie de John Bonham... histoire de bien donner le ton, le tout dans une mise en scène sombre et sobre qui permet de s’immerger immédiatement dans l’ambiance. Après cela on arrive dans la grande salle où là-encore visuellement le résultat est superbe et nous propose entre autres un original d’Alien du regretté H.R. Giger, la guillotine d’Alice Cooper, une basse de Lemmy Kilmister ayant servi à l’enregistrement de « March Ör Die » en 1992 (et signée de ses mains) présentée tel un cercueil dans sa pierre tombale (et où l’on ressent presque le besoin de se recueillir devant...), ou encore la moto ayant servi aux concerts de MÖTLEY CRÜE.



Ajoutez à cela différentes chapelles pour les principaux courants extrêmes et classiques, où des vitraux de lumière rendent hommage aux grandes figures de chacun d’entre eux et où nombre d’objets historiques sont présents (guitares de Dimebag Darrell, Kerry King... disques d’or dédicacés, tenues de scène de SLIPKNOT et Marylin Manson) avec en prime le son en raccord avec les éléments lumineux.



Résultat de tout cela vous obtenez une ambiance presque religieuse doublée d’un public particulièrement sage et respectueux, loin du cliché véhiculé depuis longtemps par Yann Barthès et toute sa clique. Si tout un pan est réservé au Metal français (où les grands noms nationaux côtoient ceux les plus underground), l’endroit a aussi mis en valeur les fanzines, les t-shirts, une chambre d’ado typiquement 90’s a même été reconstituée fidèlement au milieu des différentes thématiques dévoilées ici.



Certes on pourra toujours pinailler sur l’absence de telle ou telle chose, mais dans l’ensemble il faut reconnaître que la Philharmonie est fidèle à elle-même quant à la qualité globale de ce qu’elle présente de façon temporaire (y ayant vu nombre de choses très différentes je n’ai jamais été déçu), et que tout le monde devrait y trouver facilement son compte, montrant à ceux qui ne le savaient pas que le Metal est bien plus riche musicalement et culturellement qu’on ne pourrait le croire de prime abord. Autant dire que tout cela est absolument immanquable et qu’on ne peut que féliciter l’initiative ainsi que le travail effectué absolument colossal auprès des formations comme des labels, qui ont joué le jeu à 100 % (tout comme les différents Hard Rock Café qui ont prêté nombre de choses très hétéroclites)... histoire de faire plaisir au public et de le remercier pour sa fidélité constante malgré les années, un manque de visibilité chronique et certains clichés qui lui collent hélas encore à la peau.

Ps : Pour ceux que ça intéresse les conférences et table-ronde sont disponibles ici : https://pad.philharmoniedeparis.fr/colloque-metal-metalheads-mythes-rites.aspx


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