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1992-2012, 20 ans de The Gathering

Dossier

1992-2012, 20 ans de The Gathering
Cela fait près de 15 ans que j'écoute du metal et The Gathering fait partie de ces quelques formations qui ont marqué ma jeunesse. Découverte peu après la sortie de "Nighttime Birds", la musique des Hollandais a rythmé toutes ces années par sa beauté et sa chaleur, et continue de m'émouvoir écoutes après écoutes. Quoi de plus naturel alors que de consacrer un petit dossier à ce groupe qui a connu tant d'évolutions et de rebondissements dans sa carrière, histoire de vous faire brièvement découvrir leur discographie. N'attendez rien d'exhaustif, ni d'historique, juste quelques mots d'un humble fan.

1. Les débuts

Always...
Always...
1992

Certains rares groupes entament leur carrière avec des chef-d'oeuvres. The Gathering n'en fait malheureusement pas partie. A cette époque, nos petits Hollandais sont jeunes, très jeunes même et commencent par un doom atmosphérique approximatif sur de nombreux points, de la technique à la production, en passant par un travail de composition qui laisse souvent perplexe. Cela n'empêche pas à "Always..." de dégager un certain charme à travers quelques mélodies et atmosphères envoutantes ("Stonegarden", "Always...").

  
Almost A Dance
Almost A Dance
1994

N'ayons pas peur des mots : ce second essai est sans doute leur pire production toute période confondue. Si d'un point de vue instrumental, le groupe a progressé en 2 ans, proposant des compositions plus recherchées et solides dans la veine de "Always...", on ne peut pas en dire autant de la partie vocale. Bart "le regretté" Smits qui assurait auparavant le chant death a été remplacé par un certain Niels Duffhues, plus ou moins chanteur, qui s'y croit jusqu'à la dernière note, faisant de ces 54 minutes, un véritable supplice. A découvrir ne serait-ce que pour sa performance.

  

2. La révélation

Mandylion
Mandylion
1995

Passons maintenant aux choses sérieuses. Après le passable "Almost A Dance", The Gathering va prendre la décision qui va changer son existence en recrutant une jeune chanteuse de 22 ans en la personne de Anneke van Giersbergen. Mené par cette voix aussi magnifique que charismatique, le chant devient alors exclusivement féminin et leur musique sort enfin de l'amateurisme, proposant un metal gothique puissant et classieux, teinté d'une touche de doom. Pour beaucoup, "Mandylion" est d'ailleurs considéré comme le meilleur album des Hollandais ; le célèbre label allemand Century Media ne s'y est pas trompé.

  
Nighttime Birds
Nighttime Birds
1997

Continuant sur la lancée de "Mandylion", ce quatrième album tente une approche plus atmosphérique de leur métal gothique. Plus calme et plus hivernal, "Nighttime Birds" regorge de petits bijoux, de l'incontournable hymne "On Most Surfaces" au sublime piano-voix "Shrink", en passant par l'aérien "New Moon, Different Day" ou encore le tubesque "Kevin's Telescope". Cet album sera le dernier représentant de l'ère "gothique" de leur carrière car 1 an plus tard, un premier tournant va s'amorcer.

  

3. Vers le trip-rock

How To Measure A Planet?
How To Measure A Planet?
1998

Terminé le metal, The Gathering change de cour. Century Media aura bien essayé de nous vendre cet album comme étant dans la continuité du précédent avec le single (très moyen) "Liberty Bell" mais dès les premiers instants de "Frail", le ton est donné. Calme, intimiste, mélancolique, "How To Measure A Planet?" entraine notre quintette vers d'autres horizons, à la frontière entre le rock atmosphérique et le metal gothique, un double album audacieux bourré de petites expérimentations où même Anneke surprend par une sensualité qu'on ne lui connaissait pas.

  
if_then_else
if_then_else
2000

Ce changement de cap aura laissé quelques fans sur la touche. Mais qu'importe, The Gathering n'est pas du genre à revenir en arrière et propose avec "if_then_else", une autre vision de son rock atmosphérique, cette fois-ci plus aseptisée, plus impersonnelle. Pression du label ou simple transition, cet album possède encore quelques relents métalliques totalement inutiles mais dont on ne tiendra pas rigueur devant l'incontestable beauté du reste. Et bien qu'il soit un cran en dessous de son prédécesseur en terme d'intensité émotionnelle, son atmosphère unique et des morceaux tels que "Rollercoaster", "Amity" ou "Saturnine" font qu'on y revient avec grand plaisir.

  

4. Une apogée

Black Light District
Black Light District
2002

Enfin libéré de toute contrainte artistique, The Gathering, sur son propre label Psychonaut Records, se lâche et expérimente. Le groupe se tourne désormais clairement vers un trip-rock planant et raffiné, proposant ici un titre fleuve de plus de 15 minutes aux multiples facettes, un excellent morceau résolument rock et un délicieux piano-voix qui laissaient entrevoir un successeur à "if_then_else" des plus surprenants. Et c'est le moins que l'on puisse dire.

  
Souvenirs
Souvenirs
2003

Les promesses de "Black Light District" ont effectivement été tenues. Ce septième album représente pour moi l'apogée de plus de 10 ans d'exploration musicale, une recherche constante de perfection et d'esthétisme qui font de "Souvenirs" un album à la fois beau, touchant et personnel. Leur trip-rock tantôt expérimental, tantôt minimaliste ne souffre ici d'aucun défaut, les 60 minutes que j'ai le plus écouté dans ma vie.

  
Home
Home
2006

Comment succéder à un album tel que "Souvenirs" ? Suite logique de ce dernier, "Home" est l'aboutissement d'un long travail de recherche artistique, tant dans son élaboration que dans sa conception (le documentaire à ce sujet sur le DVD "A Noise Severe" vaut vraiment le coup). Cet album propose une musique beaucoup plus minimaliste, sombre et froide, et bien qu'il m'ait moins marqué que son ainé, certains morceaux ici figurent parmi les plus poignants de leur discographie, "Box" et "Waking Hour" en tête.

  

5. Anneke s'en va...

Air
Air
Agua de Annique - 2007

Vu l'aura qu'elle a acquise au cours de ces 12 dernières années, pas étonnant qu'Anneke ait décidé de continuer sa route seule. S'il est difficile d'imaginer The Gathering sans elle, le contraire paraissait moins improbable. Ce premier album solo lui donne d'ailleurs plutôt raison, prolongeant le style pratiqué avec son précédent groupe dans une forme plus simple et naïve. Rien de transcendant mais le charme de la demoiselle agit... incontestablement.

  
In Your Room
In Your Room
Anneke van Giersbergen & Agua de Annique - 2009

Malheureusement, la suite de "Air" est une véritable douche froide. La chanteuse trace sa route et se tourne vers une pop acidulée sans profondeur, loin des émotions brutes de ses productions passées. Un passage à vide que je ne pensais pas surmontable...

  

6. ...mais The Gathering demeure

The West Pole
The West Pole
2009

The Gathering sans Anneke ? Je pense que même le groupe ne l'envisageait pas. Comment remplacer l'irremplaçable ? Depuis "Mandylion", elle était leur image et leur voix, une voix si belle et puissante qu'on ne pouvait croire qu'une autre femme puisse succéder à ce poste. Loin de baisser les bras, les Hollandais ont pris leur temps pour trouver leur nouvelle chanteuse et pour nous concocter un successeur à "Home". Si l'album n'a rien d'extraordinaire, plus rock et plus banal dans l'ensemble, il offre à la petite nouvelle Silje Wergeland (de Octavia Sperati), l'occasion de prouver que personne n'est *réellement* irremplaçable. Dès les premières minutes, elle nous fait oublier celle qui a fait leur renommée et donne un nouveau visage au quintette. Un album plutôt rassurant dans ce sens.

  
Heroes For Ghosts
Heroes For Ghosts
2011

Et finalement, voici le single qui relève du miracle. The Gathering en pleine recherche d'identité deux ans auparavant, se rassemble et nous offre un titre de 11 minutes absolument magnifique, entre la chaleur de "How To Measure A Planet?" et la beauté de "Souvenirs". Tandis qu'Anneke s'enfonce doucement, le groupe sort la tête de l'eau et nous fait espérer un fantastique successeur à "The West Pole", ou plutôt le digne successeur de "Home". Le temps devient alors très long...

  

7. Pour le meilleur et le meilleur

Everything is Changing
Everything is Changing
Anneke van Giersbergen - 2012

2012. Je pense que c'est définitivement ici que les chemins se séparent. Anneke sort son premier album sous son nom d'artiste, loin du The Gathering d'antant, loin de la guimauve rance de "In Your Room". Rafraichissant, dynamique, puissant, "Everything is Changing" marque le véritable retour de la diva, un album aussi surprenant qu'addictif, dans un style rock alternatif entre Garbage et Muse.

  
Disclosure
Disclosure
2012

Cette même année, The Gathering sort "Disclosure". Pas aussi passionnant que le laissaient présager les prometteurs singles "Heroes for Ghosts" et "Meltdown", ce dixième album montre un groupe sur la bonne pente, capable du juste correct comme du meilleur. De nouveau en phase avec son passé, on se délecte des petites réminiscences d'un lointain "How To Measure A Planet?", et de ce retour à un (trip-)rock plus profond. Restent ces quelques longueurs qui j'espère, seront gommées dans le futur...

  

2 COMMENTAIRE(S)

Dead citer
Dead
18/12/2012 23:11
De rien ! C'est vrai que "Sleepy Buildings" est très bon mais j'ai voulu me concentrer sur l'évolution de leur style à travers leurs albums studio Sourire
Backstaber citer
Backstaber
18/12/2012 22:15
Cool ! Merci pour ce dossier/résumé.

J'ai vraiment découvert la zik du groupe avec le live semi-acoustique "Sleepy Buildings" (mais pourquoi n'est-il pas dans ce dossier ??!!) qui m'a scié.
Et les deux albums suivants ("Souvenirs" et "Home") sont vraiment exceptionnels

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