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GOHRGONE pour l'album "In Oculis"

Interview

GOHRGONE pour l'album "In Oculis" Entretien avec Thomas L’hoir (Chant) et Chris Lacombe (Batterie) (2019)
Salut et merci de m’accorder un peu de temps pour répondre à ces quelques questions, tout d’abord pouvez-vous me raconter l’histoire de la création du groupe et qui en est à l’origine ?

Chris : L'aventure a commencé en 2012 sur les cendres du groupe de Death-Grind CAESARUM dont nous faisions partie Eddy (Pelletier – Guitare) et moi. A la disparition de ce groupe nous avons posé tous les deux les bases d'un nouveau projet qui nous correspondait à savoir faire une musique efficace tout en restant recherchée et se reposant sur une thématique forte. Il nous a fallu quelques mois de plus pour composer les premiers titres et former un premier line-up. GOHRGONE était né.

Depuis vos débuts vous avez comme thématique la mythologique grecque et ses légendes, pourquoi ce choix ? Qu’est-ce qui vous fascine tant chez elle ?

Thomas : Dans la mythologie Grecque, les protagonistes sont bourrés de contradictions, torturés et plein de défauts. Il en va de même pour les dieux, ils incarnent la décadence des hommes puissants et sont vraiment intéressants pour ça. Ici les vices sont exacerbés, il n’y a pas de maquillage. La cruauté et la violence des mythes Grecs collent parfaitement avec le Death-Metal.

Ce troisième album traite de l’épopée de Persée et de la gorgone du nom de Médusa, d’où est venu l’idée de ce thème ? La conception des textes et de la musique a-t-elle été longue ?

Thomas : Médusa est LE personnage emblématique du groupe, on la gardait sous le coude le jour où on se considérerait assez matures pour exploiter l’épopée de Persée. On a considéré que l’heure était venue.

Chris : Côté composition nous avons clairement suivi la continuité de « Finis Ixion ». Il était clair que nous avions trouvé notre credo à savoir mêler du Death et du Black tout en gardant un côté Groovy. Eddy et moi avons composé la majeure partie des guitares et batterie. Eddy est plus inspiré par le côté ambiant tandis que je compose plus dans le rageux. Nous avons pour habitude de composer à deux pour que nos visions différentes se marient et que les chansons soient cohérentes.

Thomas : Pour les textes on a pris beaucoup de temps Olivier (Le Lin – Basse) et moi, il fallait bien se documenter et articuler tout ça pour faire un concept-album, et donc découper le mythe de Persée de sorte que ça colle avec la tracklist ce qui n’est pas une mince affaire.

La force de votre musique c’est qu’elle a un côté moderne tout en conservant une authenticité et une simplicité qui est forte agréable, loin des excès en tous genres que l’on entend actuellement. Ce choix s’est-il imposé dès le départ ?

Chris : T'as parfaitement compris le concept. Nous pensons qu'il n'y a pas besoin de partir dans la technique à outrance pour faire naître l'émotion à l'écoute. Notre credo a toujours été le même à savoir garder une musique à l'apparence simple mais efficace. Il est même parfois étrange pour d'autre zicos d'entendre de nous que volontairement on vire des notes à la composition pour conserver cette authenticité. C’est réellement une volonté.

On sent que vous avez mûri et pris de l’expérience, car je trouve que cet opus est plus varié au niveau des morceaux et du chant, vous n’hésitez pas à alterner plus facilement au niveau des rythmiques sans pour autant perdre votre style. Vous êtes de cet avis ?

Chris : Tout à fait. Les mécanismes de composition sont à présent rodés et notre musique s'est enrichie car on sait précisément ce qu'on veut et comment l’atteindre. Nous avons beaucoup plus travaillé sur les ambiances et cela est né de l'expérience de « Finis Ixion ».

Thomas : Pour ce qui est du chant, je m’efforce d’affiner mon panel de chant pour varier. Cela donne plus de relief pour coller aux riffs et au texte. J’espère à terme maitriser tout type de gueulage.

Alors que vous étiez auparavant signés chez Great Dane Records, « In Oculis » est sorti de manière autoproduite. Votre contrat avec le label nordiste était-il arrivé à son terme ? Pourquoi ce choix de l’indépendance, s’est-il imposé par défaut ou vouliez-vous cela à l’origine ?

Chris : Je pense qu'avec Great Dane Records nous n'avions pas la même vision des choses. Le contact n’était pas forcément évident et il y’a eu des loupés en termes de promotion et de transparence sur leur travail. De plus beaucoup de groupes sont entrés dans leur roaster alourdissant leur fonctionnement et ne nous laissant pas la possibilité de sortir « In Occulis » avant fin d'année 2019 début 2020. C'était clairement beaucoup trop tard pour nous. Nous avons donc vu avec eux pour sortir cet album en autoproduction même si nous avons conscience que notre promotion va être beaucoup plus difficile.

Y’a-t-il des auteurs ou films qui influencent la thématique du groupe, et pourquoi ?

Chris : Pour la thématique nous nous sommes appuyés sur des œuvres au sujet mythologique grecque de tous horizons à savoir des œuvres cinématographiques modernes avec une vision très occidentale, et des textes originaux de la mythologie. La narration diffère beaucoup mais l'ensemble est intéressant à exploiter et à mêler. Nous ne faisons clairement pas dans la justesse historique et nous prenons une certaine latitude dans l'écriture de nos récits. Pour « In Occulis » nous racontons l'histoire de Persée mais avec un parti pris pour Médusa. Tel que nous le racontons, médusa n'est pas morte de la main d'un héros mais plus assassiné par celle d'un Persée meurtrier poussé par sa vantardise et son opportunisme.

Vous avez depuis peu Johan en qualité de nouveau guitariste, a-t-il pris part à la composition ? A-t-il un style de jeu différent de son prédécesseur ?

Thomas : Non le timing était court il est arrivé deux mois avant les enregistrements alors que les compos étaient déjà faites.

Chris : De plus concernant la guitare nous composons déjà à deux et rajouter une autre manière de composer peut être un frein à la cohérence. Johan a une manière différente de Ben et c'était également le but. Nous ne voulions pas quelqu'un qui joue comme Ben car on ne voulait pas qu'une comparaison soit faisable.

GOHRGONE a été victime d’un drame en fin d’année dernière avec la disparition brutale de Benjamin Accard, quelques jours seulement après avoir annoncé son départ. J’imagine que ça a été un choc pour vous tous, avec le recul quels souvenirs voulez-vous garder de lui ?

Thomas : Il était vraiment décalé comme mec, il nous faisait énormément rire à se pisser dessus. C’est vraiment une grosse perte pour la communauté, il était apprécié de beaucoup de monde. Paix à toi mon petit Ben Ashneck.

Chris : Oui c'était un mec fantastique, c'était un frère. On a eu la chance de passer beaucoup de temps avec lui et on a des tonnes de souvenirs exceptionnels. Ça a été un moment très difficile et nous avons vu que nous pouvions compter sur nos fans pour surmonter cela.

Etes-vous proches de certaines formations françaises ? Etes-vous d’accord sur le fait que la scène nationale est une plus actives et originales actuellement ?

Thomas : Oui en Île-de-France on a des groupes avec qui on est devenu amis. Beaucoup étaient là au Thrill Seeker Metal Fest pour le concert de notre release, je pense à PROMETHEAN, CHILD OF WASTE, SCOLOPENDRA… En dehors la région parisienne il y a DEATHAWAITS de Saint-Etienne/Lyon et KARMA ZERO de Nantes avec qui on a fait une tournée française, et le courant est plus que bien passé !

Chris : Comme dit Thomas, sur notre route nous avons croisé des groupes et des mecs extras. La scène Metal française est variée et de qualité. Il est super important de la soutenir car le public est certain d'y trouver sa came.

Quels sont les différents combos qui vous ont inspirés ?

Chris : Nous avons des influences assez variées car nous n'écoutons pas nécessairement les mêmes choses et il est difficile de réellement donner des noms de combos inspirateurs. Même si notre composition est forcément influencée par nos écoutes, nous avons composé en ayant en tête ce que nous voulions faire passer à un moment bien précis. Cette démarche a été importante dans l’émotion transmise, surtout dans un album concept qui raconte une histoire.

Ce qui me marque quand je suis votre actualité c’est votre fan-base qui est particulièrement active et motivée, elle se démène beaucoup pour vous et vous le lui rendez bien. Un petit mot sur ce sujet ?

Thomas : J’aime tellement notre bande de porcinets que j’ai qu’une envie c’est de détruire leur gueule avec des parpaings et d’enculer leurs oreilles hahahaha.

Chris : Hahaha grave. On a une fan base bien fidèle et fendard qui nous donne vraiment envie de nous défoncer pour eux. On a vraiment de la chance.

Vous essayez dès que possible de jouer live, depuis vos débuts y’a-t-il eu un concert ou lieu qui vous a vraiment marqué ?

Thomas : Pour ma part, le Petit Bain en 2016 où c’était vraiment blindé de monde, le Gibus il y a deux ans où on a eu des pogos dès les premières notes, et la tournée française avec les dates de Clermont-Ferrand et Lyon où ça a vraiment bien marché.

Certains des membres jouent également dans BEER BREATH et SCOLOPENDRA, quel est l’actualité de ces autres projets ? Ont-ils autant d’importance que GOHRGONE ?

Thomas : Olivier le bassiste et moi on est dans SCOLOPENDRA, c’est notre groupe de base mais il a eu plus de mal à décoller que GOHRGONE, du coup on investit un peu plus de temps dans GOHRGONE car ça demande plus de boulot. Mais SCOLOPENDRA va bon train on est en train de bosser sur le troisième album avec un line-up hyper costaud. Pour BEER BREATH dont Olivier est le chanteur, ils ont sorti un EP et préparent un album, et franchement ça déboite, mais ça restera toujours moins prioritaire que GOHRGONE ou SCOLOPENDRA.

Chris : Pour ma part GOHRGONE est mon projet prioritaire et le travail que cela demande ne me permet pas de m'impliquer autant dans un autre projet. Je suis néanmoins batteur dans FETAL PUTREFACTION, une formation de Brutal-Death made in sud-ouest qui dépote bien.

Quels sont vos objectifs pour le reste de cette année ?

Thomas : La priorité cette année c’est de défendre ce nouvel album bien sûr et de passer un cap avec plus de contenu qu’auparavant, on a deux clips déjà tournés actuellement en montage post-production ainsi qu’une lyric-vidéo. On espère ainsi taper encore plus dans l’œil d’organisateurs de festivals et concerts.

Chris : Oui car le souci avec l'autoproduction c'est qu'on est tout seul maintenant. Mais avec nos qualités live et nos futurs contenus on espère décrocher des scènes plus importantes pour promouvoir notre musique.

Vous avez présenté le 19 mai au Gibus ce troisième opus dans le cadre d’une release-party, comment s’est-elle déroulée ? Qu’en retirez-vous ?

Thomas : C’était vraiment le feu, le public était nombreux et chaud comme un sauna mais avec du napalm ! Tout s’est déroulé pour le mieux, on a vraiment travaillé dur pour cette sortie en autoproduction et on est vraiment satisfait. Ceci est aussi imputable au Thrill Seeker Metal Fest qui a été super bien organisé.

C’est l’heure de se quitter je vous laisse le mot de la fin …

Thomas : Prenez une bonne mutuelle, faites le stock de dentiers neufs et de couches pour adultes, car ça va chier !

Chris : Et n'oubliez pas de soutenir la scène Underground !

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