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Motörhead + Vulcain

Live report

Motörhead + Vulcain Le 14 Décembre 2010 à Lyon, France (Halle Tony Garnier)
Mardi 14 décembre de l'an 2010 la ville de Lyon accueille la procession du rock'n'roll menée par son plus célèbre représentant, Lemmy Kilmister afin de nous prêcher la bonne parole à grand coup de décibels. La soirée commence véritablement dans le métro en direction de Gerland où on a déjà l'impression d'être au concert puis qu'une bonne partie des voyageurs se dirigent cheveux aux vents et bières à la main vers le seul et unique show de Motörhead en France pour la tournée du nouvel album The World Is Yours. Et c'est dans une halle déjà bien remplie que je fais mon entrée, à peine le temps de commander une bière, et les français de Vulcain attaquent la soirée, il est 19 :50, on est donc loin d'être en retard.

Première surprise, ce groupe qui m'était jusque là inconnu nous assène un mélange de rock'n'roll et de métal bien couillu, qui n'est pas sans rappeler Nashville Pussy ou même les maîtres de la soirée, une musique à base de riffs assez simples mais toujours efficaces, de soli et un chant en français qui ferait presque penser à Trust à la belle époque (en meilleur toutefois), un cocktail diablement efficace en concert qui ne laisse pas le public indifférent. Bien que je ne connaisse pas le groupe il semble qu'il y ait une bonne partie de l'assistance qui soit moins ignare que moi car les refrains sont toujours repris en cœur et le groupe n'a aucun mal à se les mettre dans la poche. Si l'on en croit les dires du chanteur, cela fait 20 ans qu'ils n'ont pas joué à Lyon... voila donc la raison de mon ignorance !! La dernière fois qu'ils jouaient ici je devais avoir approximativement 3 ans et je dois vous l'avouer je n'étais pas fin connaisseur de metal à cette époque. Qu'importe je sais reconnaitre un très bon groupe quand j'en vois un et assurément nos français sont vraiment la meilleure partie qui soit pour Motörhead en délivrant un set très rock'n'roll, teinté d'humour, entrainant et puissant. C'est sur un final aussi drôle qu'inattendu que se finira cette prestation en chantant la digue du cul, célèbre hymne du haut patrimoine français, me permettant de largement rattraper mes lacunes.

Les roadies de la team Motörhead investissent la scène sous le regard des curieux les ayant vu sur le DVD intitulé Lemmy, retraçant le parcours du célébrissime speedfreak, sorti quelques jours plutôt et mettant en scène ces derniers avec une petite présentation de chacun et une version de We Are The Roadcrew jouée par eux-mêmes. Puis il faudra attendre une trentaine de minutes avant que la musique (surprenante !) de la sono ne s'éteigne et pour que le groupe pointe le bout de son nez. Lemmy se fend d'un traditionnel "Good evening, we are Motörhead and we play rock'n'roll" avec une voix vraiment rauque ce soir qui fait plaisir à entendre pour la demi dizaine de milliers de fans présents (à la louche) et c'est parti pour une heure et demi de show. Lors de leur dernier concert, cet été, j'avais un arrière gout de déjà vu quant à leur prestation, la set-list n'étant pas assez risquée pour me satisfaire pleinement mais je dois dire que les morceaux ce soir là étaient moins prévisibles … moins car en 35 ans de carrière le groupe s'est bâti une solide réputation autour de titres phares tels Ace of Spades, Overkill, Killed by Death ou encore Going To Brazil qui sont inévitables et indémodables. Mais ce soir nous avons aussi droit au dépoussiérage de quelques "vieilleries" comme Over The Top (qui a plus de 30 ans !) , I Got Mine ou la groovy Just Cos' You Got The Power. Puis le groupe enchaine les morceaux de toutes les époques, les balayant quasiment toutes satisfaisant ainsi les jeunes comme les moins jeunes et croyez moi ils sont nombreux car comme toujours le public est très hétéroclite, les barbes blanches se frottant aux visages imberbes dans une seule et même transe rock'n'roll. Deux titres du dernier album seront joués, Get Back In Line dont vous avez pu voir le clip diffusé sur internet depuis peu et la très bonne I Know How To Die traitant de la mort (j'suis balaise en anglais t'as vu ?!) , thème récurrent sur les derniers albums et pour cause notre bon vieux Lemmy du haut de 65ans doit voir l'inéluctable approcher à grand pas mais cela ne l'empêche pas de continuer à arpenter les routes et de ravager les tympans de milliers de fans avec semble-t'il toujours autant de plaisir. Mais Motörhead ce n'est pas que lui, c'est aussi Phil Campbell toujours aussi impeccable dans son jeu, toujours aussi sympa avec le public et qui en plus de cela nous a fait l'honneur d'un solo vraiment grandiose et n'oublions pas l'impressionnant Mikkey Dee qui frappe ses futs comme un beau diable et est toujours aussi souriant. Lui aussi nous a gratifié d'un solo de derrière les fagots, au beau milieu de In The Name Of Tragedy comme d'habitude, très technique qui a certainement dû ravir et écoeurer les batteurs de l'assistance mais qui s'est révélé être un petit peu trop long... Mais qu'importe car après le groupe n'a enchainé que des tubes relançant la soirée de plus belle pour un final en apothéose avec la trop rare Born To Raise Hell intercalée juste avant le final Overkill.

Et voila c'est déjà fini, la vie reprend, demain il faut aller au boulot... putain j'ai loupé ma vie j'aurais du être rockstar !!!

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Motörhead + Vulcain
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Motörhead
Motörhead
Hard - Rock N'Roll - 1975 † 2015 - Royaume-Uni
  
Vulcain
Vulcain
1981 - France
  

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