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Eviscer Assault II

Live report

Eviscer Assault II Sinister + Near Death Condition + Infest + Ad Patres + Manzer + Skelethal + Verbal Razors + Torture Throne
Le 19 Avril 2014 à Nantes, France (Le Floride)
Une semaine après mon périple à Bruxelles, je remets le couteau en ce week-end de Pâques avec une escapade du côté de Nantes pour le Eviscer Assault II dont Thrashocore était partenaire. Quoi de mieux en effet que célébrer la résurrection du Bâtard par une affiche de metal extrême? Surtout quand cette affiche a de la gueule en mettant en valeur les groupes français et se permettant même de faire venir une légende plutôt rare dans nos contrées, les excellents SINISTER.

Parti vers 9h30 des Yvelines, ce n'est qu'à 15h15 que j'arrive sur place. Foutus bouchons! J'ai encore toutefois un peu d'avance et peut prendre mon temps pour découvrir le Floride situé dans la zone industrielle portuaire. Une tente étroite pour le merchandising est installée devant l'entrée. À l'intérieur, l'endroit est exigu et le bar, joliment décoré de tableaux steampunk, prend presque plus de place que la salle en elle-même, d'une capacité d'à peine 300 personnes, limitées pour l'occasion à 160 (chiffre qui ne sera malheureusement pas atteint, on en reparlera). Le sol carrelé a vécu à en juger par tous les trous qui le constellent. Près de la scène, peu élevée mais qui fait toute la largeur, une grande porte ouvre sur un espace à l'extérieur avec tables et chaises. L'ingé-son est en train de bidouiller sa petite console, sommairement installé sur le côté gauche devant la scène, ce qui l'oblige à faire de nombreux allers-retours vers le centre pour vérifier lui-même ses réglages. L'ensemble fait très amateur mais dégage un charme indéniable et de la convivialité. Un cadre tout à fait adapté aux différents types de musique que va nous proposer cette deuxième édition de l'Eviscer Assault.

Et on commence un peu en retard avec TORTURE THRONE. Ça fait à peu près 2 ans que Thy Serpent's Cult, le premier EP du combo, végète dans mon panier Sevared Records, attendant que je veuille bien l'inclure dans une de mes commandes à la distro américaine. Heureusement, le quatuor normand ne m'a pas attendu et a depuis sorti un deuxième EP en début d'année chez Obscure Domain Productions, Stench Of Innocence. Cette fois, je n'ai pas repoussé l'achat et ai pris une copie au merch. Il faut dire que la prestation du groupe fut tout à fait convaincante même si, au grand désarroi du chanteur guitariste, la petite trentaine de personnes présentes ne bougera que pour secouer la tête au rythme des riffs. Après une courte intro, les Normands ouvrent leur set sur un instrumental des plus sombres emmené par un riff evil envoûtant. Mes poils se hérissent, me voilà déjà conquis. La suite sera une jolie démonstration de death metal old-school à la Suédoise entre Entombed pour le gras et le groove et Grave pour l'aspect plus frontal (c'est que ça bourre bien des fois!). On aura d'ailleurs le droit à une reprise de ces derniers, "You'll Never See...". J'ai trouvé également une petite pointe d'Incantation sur les passages les plus dark et blasphématoires. Alors c'est sûr, tout cela ne déborde pas d'originalité mais c'est plutôt bien foutu et la qualité du son permet d'apprécier la musique à sa juste valeur. Quelques petites leads mélodiques viennent en plus sublimer parfois les morceaux de TORTURE THRONE dont les membres, même s'ils jouent tôt devant un parterre très clairsemé, me semblent éminemment sympathiques. Le Eviscer Assault II commence bien!

Et il ne va pas s'arrêter en si bon chemin. Changement total de décor pour les VERBAL RAZORS malgré la bannière de TORTURE THRONE restée accrochée sur le mur du fond. Pas d'old-school Swedish death metal ici, plutôt du thrash/crossover ultra efficace taillé pour le live. Les morceaux sont courts et expéditifs, ça joue vite, ça riffe simple, ça ne se prend pas la tête, il y a des chœurs et le chanteur en t-shirt psyché fluo gueule comme si ça vie en dépendait. Pour aller avec sa tenue ironise-t-il, il empruntera vers la fin du set une veste à patches estampillée black metal norvégien à un spectateur qui l'avait posée dans un coin de la scène. Toujours très peu de monde mais ça bouge tout de même un peu devant. Il faut dire qu'il est difficile de résister aux rythmiques punk entraînantes, au groove du bassiste et à la bonne humeur qui se dégage du show. Et quand les Tourangeaux se posent en mid-tempo sur un titre, ça le fait aussi. Le quatuor est un peu "l'intrus" de l'affiche et sa musique reste tout de même un poil répétitive pour moi (ça ne m'a pas trop gêné pendant 35 minutes toutefois) mais j'ai passé un moment agréable, bien aidé aussi par un son très correct.

Après cet intermède punky, retour au death old-skull avec SKELETHAL qui avait la lourde tâche de remplacer les très bons The Seven Gates. Je n'ai croisé le nom du groupe que récemment suite à la sortie d'un EP à la pochette violette ultra cool chez Iron Bonehead. Je n'avais toutefois pas fait l'effort d'écouter vraiment. C'était donc l'occasion de découvrir le combo lillois mené par deux membres du groupe thrash Infinite Translation qui avaient invité une demoiselle à la seconde guitare, fait assez rare (et pourtant tout à fait plaisant) dans le genre pour être souligné. Si SKELETHAL fait bien dans le death metal à l'ancienne, il sonne différemment d'un TORTURE THRONE. Moins suédois et moins gras, mais plus rapide, plus virulent, plus thrashy, avec des influences issues de plusieurs scènes. Pas meilleur cela dit car j'ai préféré les Havrais, n'ayant pas été transporté plus que ça par la musique du combo nordiste. C'est plutôt bien joué, le groupe est content d'être là, le batteur assure pas mal de backing vocals (sur le deuxième morceau, c'est même lui qui s'occupe du chant principal!), on apprécie les reprises de Sepultura et Carnage ainsi que les quelques solos mais il manque un truc aux compos des Français pour les rendre vraiment intéressantes et me faire passer un vrai bon moment plus qu'un sympa sans plus assez tiède. Là, rien ne semble les démarquer de la tripotée de groupes faisant du neuf avec du vieux. Peut-être la faute aussi à des guitares un peu brouillonnes alors que le son avait été nickel jusque là. Ou au chant growlé qui manquait de puissance et de coffre. À écouter sur album dans de meilleures conditions en tout cas car je ne voudrais pas passer à côté d'un bon petit groupe de death metal, qui plus est français, juste parce que je n'ai pas eu le déclic en live. D'autant que le public a bien accueilli le combo avec applaudissements nourris et pogos, et que j'ai lu pas mal d'avis positifs sur son EP Deathmanicvs Revelation.

Place ensuite au seul groupe de black metal de cet Eviscer Assault II, MANZER, et son "Pictavian Black Metal". Pas du tout connaisseur de la formation à part son meneur Shaxul commandant de l'Armée des Mort Records, j'étais tout de même curieux de voir ce que ça pouvait donner, l'étiquette black/thrash me faisant toujours remuer la queue. 1ère surprise, Shaxul s'occupe de la batterie et du chant! Ce doit être la 2ème fois dans ma vie que j'assiste à une telle performance après Autopsy! Toujours impressionnant! Le bonhomme présente en plus les morceaux ("Manzer", Terroir Squad"...) avec sa voix éraillée de soûlard dépravé, ce qui instaure une ambiance de pouilleux occulte fort sympathique. 2ème surprise, la qualité de la musique. Alors certes le trio abuse des rythmiques two-beat et des riffs simplistes rendant le tout un poil répétitif mais qu'est-ce que c'est efficace! Les spectateurs s'en sont du coup donné à cœur joie niveau pogos. MANZER pratique une sorte de black metal des temps anciens qui prend ses racines dans Motörhead et Venom. Gros feeling heavy, speed, rock 'n roll et punk donc. Un peu à la manière d'un Sabbat. Au moment où les Japonais me viennent à l'esprit, Shaxul annonce un morceau d'un split sorti avec eux! Je suis bon, hein?! Les Poitevins iront même de leur reprise du combo de Gezol avec un "Darkness And Evil" fédérateur. Autre point fort du combo, le feeling mélodique parfois à la limite de l'épique et de très bons solos inspirés, bien mis en valeur par un très bon son. Le meilleur groupe de la soirée pour le moment!

On change à nouveau de registre pour la prochaine formation, une de celle que j'attendais le plus. J'avais raté plusieurs fois AD PATRES lors de ses passages dans la Capitale alors je comptais bien me rattraper. Leur 1er full-length Scorn Aesthetics sorti en 2012 montrait en effet un groupe à fort potentiel. Il fallait maintenant vérifier si le brutal death entre modernisme et respect des traditions des Bordelais passait le cap du live. Honnêtement, je n'avais aucun doute. Et bim, mange toi ça dans la face! Tuerie! Malgré des guitares quelque peu nébuleuses rendant difficile la reconnaissance des titres joués, AD PATRES a délivré une performance remarquable qui a mis tout le monde d'accord à en juger par le bordel dans le pit, le plus bouillant jusqu'ici. Le chanteur Axel Doussaud, qui sait manier le public, demandera d'ailleurs un wall of death histoire d'en rajouter une couche. Une petite pensée aussi pour Pierre-Yves Marani, le guitariste (de session, tout comme le bassiste) qui saignait des doigts dès le 2ème morceau! Il faut dire que le quintette girondin tartine sévère! Comment dès lors ne pas mentionner le batteur Alsvid qui a enchaîné blasts sur blasts dans un torrent de brutalité jouissive? Quelques breakdowns bien gras viendront un peu nuancer le propos et faire remuer quelques têtes mises à rude épreuve. L'Eviscer Assault II vient de prendre une autre dimension pour atteindre sa vitesse de croisière qu'il tiendra jusqu'au bout.

L'ambiance ne redescend en effet pas avec INFEST, bien au contraire! Je vais être honnête, je n'ai pas accroché au grind bordélique (pléonasme?) des Basques. J'ai trouvé les blasts mal foutus et n'ai pas noté de riffs marquants. Mais alors question prestation scénique, on ne peut que s'incliner devant une telle démonstration qui a rendu fou le public, à présent plus nombreux, transformant le Floride en champ de bataille. Le tout dans une bonne humeur instaurée par un combo ultra sympathique, notamment le chanteur à fond qui n'a pas hésité à tout donné malgré sa blessure, l'obligeant à tenir une béquille (qu'il n'utilisera finalement pas beaucoup). J'ai même trouvé son fort accent du Sud chaleureux alors que je déteste ça d'habitude! Rythmiques entraînantes, riffs simples, blastouille furibarde, basse vrombissante, grosses gueulantes, morceaux expéditifs, tous les ingrédients du grind étaient là et je peux vous dire qu'on a mangé grave!

On va continuer à bouffer du blast avec NEAR DEATH CONDITION. Si vous suivez l'actualité thrashocorienne, vous devez savoir que j'apprécie beaucoup les Suisses qui viennent de sortir leur 3ème album Evolving Towards Extinction chez Unique Leader. Un opus non dénué de défauts encore mais qui confirme qu'il faut désormais compter sur le combo. J'avais donc hâte de voir le résultat sur scène, tout en me doutant que le brutal death radical et complexe des Helvètes allait être difficile à retranscrire en live, surtout au niveau du son des guitares qui s'est en effet avéré peu distinct, surtout sur les nombreuses parties rapides. Cela ne m'a toutefois pas empêché de prendre mon pied, tout comme la foule bien énervée qui continue ses pogos et slams. Le quatuor reste statique, laissant sa musique bouillonnante parler pour elle-même entre blast-beats fulgurants qui eux sonnent du feu de Satan (caisse claire qui claque) et mid-tempos dark et groovy, le tout porté par un growl puissant souvent épaulé par des blacking vocals shriekés pour encore plus de puissance. On est en plein dans Morbid Angel, Hate Eternal et Mithras pour les solos cosmiques assurés avec brio par le guitariste lead Patrick. NEAR DEATH CONDITION met son nouvel album à l'honneur avec de nombreux extraits tels "Words Of Wisdom", "Pandemic Of Ignorance", "Between The Dying And The Dead" et "Evolving Towards Extinction" sans oublier l'opus précédent qui m'avait fait découvrir le groupe ("Expecting Putrefaction", "In Spiritual Spheres"...). Trois quarts d'heure de death bourrin mais intelligent dont les points d'amélioration en ce qui me concerne seront cette tendance à abuser de ces mid-tempos morbid angeliens qui, même s'ils sont de qualité, cassent un peu trop la fureur ambiante, les Suisses n'étant jamais aussi forts que quand ils appuient sur l'accélérateur, et le petit manque de mémorabilité des riffs qui rend la musique de NEAR DEATH CONDITION difficile à appréhender. Pas vraiment un problème en live car l'impression jouissive d'être pris en pleine tempête prend le dessus.

Le planning a pris un peu de retard et la tête d'affiche ne montera sur scène que vers minuit passé au lieu des 23h20 annoncées. 45 minutes de retard, on peut pardonner l'orga! D'autant que l'attente en valait la chandelle tant SINISTER a tout emporté! 8 ans que je n'avais pas vu ce groupe qui se fait rare dans nos contrées. C'était à Saint-Ouen dans une petite salle perdue et devant 3 pelés et un tondu (une honte pour une telle légende du death européen!). J'étais donc tout excité à l'idée d'assister au show d'une formation qui enchaîne les bonnes sorties depuis sa reformation et l'excellent Afterburner en 2006. Et malgré l'heure tardive, le Floride ne sera jamais aussi rempli et en ébullition que pendant le set des Néerlandais. Les vétérans ne sont pas venus les mains dans les poches (sauf en ce qui concerne le merch, que dalle!) et ont décoré la scène d'un grand backdrop et de deux grandes bannières bien old-school bestial Satan sans doute signés Chris Moyen. Le concert s'annonce bourrin, rien de surprenant après tout de la part d'un combo qui ne s'est jamais assagi comme tant d'autres, tout juste se fait-il désormais un peu plus mélodique sans sacrifier à la brutalité, bien au contraire. Et bourrin, il le fut ce concert! Foutre Satan quelle mandale dans la tronche! Si je commençais à être sérieusement lessivé, SINISTER m'a bien réveillé. Dès le début des hostilités sur "Sadistic Intent", me voilà remonté à bloc. Le son est nickel, on entend tous les instruments, que ce soit les riffs ou la caisse claire, primordiale pendant les blasts dont c'est une pluie diluvienne qui va s'abattre sur nous pauvres pêcheurs. Le trigg sur la grosse caisse est par contre un peu grossier. Je peux quand même pousser un gros ouf de soulagement. Contrairement à Bruxelles la semaine précédente, je n'ai pas fait 4h de route pour du brouhaha incompréhensible! Je note aussi qu'Aad Kloosterwaard fait preuve de beaucoup plus d'assurance et de charisme à son poste de frontman que quand je l'avais vu aux Mains d'Oœuvres. Il me fait même penser à Franck Mullen avec ses mimiques!

Ouverture en trompe l'oreille que ce "Sadistic Intent" extrait de Diabolical Summoning (1993). Car, et c'est le seul vrai reproche que je ferai aux Bataves, la setlist s'est concentrée sur les albums récents, surtout The Carnage Ending avec pas moins de 5 extraits: "Transylvania (City Of The Damned)", "Unheavenly Domain", "My Casual Enemy", "Blood Ecstacy" et "The Carnage Ending". Afterburner, représenté par "The Grey Massacre" et "Afterburner", a su aussi tiré son épingle du jeu. On aura même le droit à 2 nouveaux titres issus du prochain full-length baptisé The Post-Apocalyptic Servant à paraître le mois prochain, "The Macabre God" et "The Dome Of Pleasure". Non, SINISTER ne calme pas le jeu, loin de là! Alors j'aime beaucoup The Carnage Ending et les dernières productions du quintette mais j'aurais tout de même apprécié quelques classiques. À part "Sadistic Intent", rien à se mettre sous la dent (j'avoue cependant ne plus me rappeler du dernier morceau). Rien de Hate, mon opus préféré, ni de Cross The Styx, pourtant parmi les albums les plus réputés. Malgré cette relative déception, SINISTER a assuré comme un chef et remporte le titre de champion du fest.

Franche réussite que ce Eviscer Assault II, ce qui me rend encore plus fier le fait que Thrashocore ait été partenaire de l'événement. Le Floride propose un cadre agréable autant à l'intérieur qu'à l'extérieur puisqu'il était possible de se garer dans la rue ombragée pour se reposer les pattes. Ou écouter à la radio des bouts de la finale de la Coupe de la Ligue (dans le cul les Lyonnais!). L'organisation, si ce n'est un peu de retard, a été sans faille (bien bon ce petit jambon beurre à 3€!). Merci aussi aux ingés-son pour leur excellent travail dans l'ensemble, ce qui m'a permis de ne pas regretter une 2ème fois de suite un long déplacement. Et enfin, bravo aux groupes qui ont tous été à la hauteur de l'événement même si j'ai un peu moins aimé certains. Quant à SINISTER, je suis encore sur le cul de leur prestation. 26 ans de death metal et toujours l'envie, la passion et le talent. Chapeau!

Sur une note plus négative, même si SINISTER a fini devant un parterre bien rempli (c'était du moins mon impression), l'affluence a été décevante. Bien qu'elle ait pu réunir une affiche prestigieuse, l'Eviscer Asso organisatrice de la soirée espérait beaucoup mieux et n'a pu donc rentrer dans ses frais, mettant en péril non seulement une éventuelle 3ème édition mais aussi l'existence même de l'association. Pourquoi un line-up pareil n'a pas attiré davantage de monde quand des groupes bien souvent moins talentueux qui passent 5 fois par an font salle comble m'échappe. Il ne faudra pas venir chialer de ne plus voir de petites associations se casser le cul pour nous proposer des plateaux underground intéressants...

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