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Ad Patres + Gorod + Morbid Angel

Live report

Ad Patres + Gorod + Morbid Angel Le 28 Novembre 2014 à Paris, France (Trabendo)
Après Cannibal Corpse le mois dernier, c'est une autre légende du death metal qui se présentait au Trabendo en cette fin novembre. Si Cannibal Corpse garde encore la cote auprès des amateurs de DM, il n'en est cependant pas de même pour Morbig Angel. La faute à un dernier album, Illud Divinum Insanus, conchié par la Terre entière. Trois ans après, le groupe souffre encore de cet opus maudit, miné par des expérimentations foireuses et une inspiration au ras des pâquerettes, qu'il semble lui-même désavouer. Cette tournée spéciale devait toutefois réconcilier les Américains avec ses fans. La troupe de David Vincent devait en effet y jouer son album de 1993, Covenant, en intégralité. De quoi enterrer la hache de guerre, se faire pardonner et retrouver un groupe au sommet de son art. Concert immanquable donc, d'autant que pour l'occasion, Morbid Angel était accompagné de deux groupes français talentueux, GOROD et AD PATRES.

Il ne fallait pas être en retard ce soir au Trabendo. Garmonbozia avait annoncé 19h, ça a commencé pile poil à l'heure! Pas de bol, ça ne m'arrive jamais mais je suis arrivé dix minutes plus tard que prévu. Du coup, c'est sur les blasts et les gruiks de AD PATRES, qui a déjà entamé son set que j'entre dans la salle. Pas mal de monde déjà amassé sur les étages. Pas beaucoup par contre dans la fosse devant le combo bordelais. Conséquence, on a pu assister à un wall of death à quatre personnes assez cocasse. Pas de quoi décourager AD PATRES qui va enchaîner sans faillir les brûlots brutal death issus de son 1er album Scorn Aesthetics quasiment joué en intégralité. Ça riffe bien, ça blaste bien (quel machine ce Alsvid!), ça growle bien, ça groove même un peu parfois et on passe un bon moment, d'autant que le son s'avère plutôt correct. Il n'y a guère que certains passages trop modernes qui ont du mal à passer. Bonne prestation dans l'ensemble donc malgré le manque d'ambiance dans la fosse. Il faudrait par contre penser un de ces quatre à présenter de nouveaux titres. C'est qu'il commence à dater Scorn Aesthetics!

Setlist AD PATRES:

The Lock
In Vivo
Emphasize Nihility
To The Fathers
Circles Of Red
Scorn Aesthetics
Scars Of Compromise
All That Remains


À peine le temps de s'en griller une sur la terrasse du Trabendo que GOROD enchaîne déjà! Tout comme AD PATRES, GOROD vient de Bordeaux. Et tout comme AD PATRES, GOROD fait du death metal. Mais pas du tout le même type de death metal. Si AD PATRES montre les crocs et fait ressortir les muscles, GOROD se fait plus technique, mélodique et groovy. Les rares passages qui bourrent sont de toute façon gâchés par un son de batterie ultra synthétique. Malgré la bonne surprise de n'entendre qu'un seul extrait du décevant dernier album A Perfect Absolution ("Birds Of Sulphur"), privilégiant les excellents Process Of A New Decline ("Diverted Logic", "The Path", , "Disavow Your God") et Leading Vision ("Here Die Your Gods""State Of Secret") et n'hésitant pas même à revenir à l'époque où le groupe se nommait Gorgasm pour fêter la réédition 10ème anniversaire de Neurotripsicks ("Harmony In Torture", "Smoked Skulls"), je n'ai pu m'empêcher d'être frustré par la prestation des Français. Leur concert au Glazart en 1ère partie d'Obscura il y a déjà plus de 2 ans et demi m'avait d'ailleurs laissé la même impression. D'un côté, les mecs nous sortent des lignes de tapping mélodiques à couper le souffle, couplé à un groove savoureux. De l'autre, ils balancent des riffs et rythmiques saccadés de bas-étage qui viennent faire retomber le soufflé. Ça plus le "nouveau" chanteur certes sympathique mais qui est tout sauf un chanteur de death metal et on se retrouve avec un groupe corisé désormais très énervant. Fort dommage quand on voit le talent des guitaristes. Mais il y a peut être encore de l'espoir à en juger par le nouveau morceau "Celestial Nature" qui m'a donné l'impression de retrouver la belle époque.

Setlist GOROD:

Here Die Your Gods
Diverted Logic
Harmony In Torture
Smoked Skulls
The Path
State Of Secret
Birds Of Sulphur
Celestial Nature
Disavow Your God


Bon, les premières parties c'est sympa mais si on est tous là, c'est pour une seule et unique raison, MORBID ANGEL. MORBID ANGEL qui joue Covenant en entier. L'album de 1993 étant mon préféré de l'Ange Morbide aux côtés d'Altars Of Madness et faisant partie des tout meilleurs albums de death metal, imaginez donc mon excitation, à son apogée quand les lumières s'éteignent et que les musiciens entrent un par un sur scène. Elle retombe un peu quand démarre "Rapture", la faute à un son désagréable mettant la batterie trop en avant. Heureusement, le tout s'équilibrera à peu près et ne viendra pas gâcher la fête, même si les conditions sonores auraient pu être meilleures. Alors on a beau dire ce qu'on veut. Que MORBID ANGEL n'est plus rien depuis l'immonde Illud Divinum Insanus. Que ça manque de folie sur scène et peut-être aussi dans le public malgré pas mal de remue-ménage. Que chaque membre reste dans son coin (surtout Trey Azagthoth, comme d'habitude dans le cosmos) parce que l'ambiance n'est pas au beau fixe entre les deux leaders. Que Tim Yeung est un gros poser qui fait tourner ses baguettes et ne vaut pas Pete Sandoval ou encore que David Vincent ressemble de plus en plus à un crooner avec sa voix grave et sensuelle qu'il utilise pour s'adresser au public entre certains morceaux de façon un peu trop automatique. Voire à un chanteur de country avec son look de cowboy (au moins, il a rangé son top pentagramme en latex!). Bref, que tout ça manque de passion et de légitimité. Mais là où on ne pourra rien dire, c'est sur la qualité des morceaux et leur interprétation (oui, même David Vincent au chant, plutôt en forme). Là, c'est la grosse claque! Forcément, en jouant Covenant dans l'ordre et en intégralité, il y avait peu de chance de s'ennuyer. Putain qu'est-ce-que c'est bon! Il y a vraiment des riffs incroyables sur cet album (le duo d'ouverture "Rapture / Pain Divine" est juste in croyable, sans parler de "Vengeance Is Mine", "The Lion's Den", "Blood On My Hands, "Sworn To The Black"), un groove sournois et une ambiance prenante à la fois sombre, brutale et occulte. Et tout ça on le retrouve aussi en live, même si le son ne permet pas une immersion aussi totale que sur album et que c'est surtout l'aspect bourrin qui ressort. "World Of Shit" instaure une atmosphère plus oppressante et propice au headbang tandis que "Angel Of Disease" marque sa différence par son aspect beaucoup plus old-school. Un morceau d'ailleurs particulièrement apprécié par le public qui ne se montrera jamais aussi actif que sur celui-ci! Et on le comprend! Après ce qui est passé comme 10 minutes, Morbid Angel clôt le chapitre Covenant sur le tellurique et implacable "God Of Emptiness". Foutre Satan, déjà fini! Oui, mais les Floridiens ne sont pas venus que pour Covenant! Ils vont ainsi nous sortir lors d'une 2ème partie de concert des classiques issus de leurs autres albums. Si cette deuxième moitié ne vaut forcément pas la 1ère, elle n'a pas non plus à rougir. "Where The Slime Lives" (Domination) nous enfonce ainsi un peu plus sous terre tandis que l'expéditive "Bil Ur-Sag" (Formulas Fatal To The Flesh), sans être le meilleur morceau de MORBID ANGEL, nous refera goûter aux joies des blasts. Pas rancunier, Vincent reprendra même du Tucker sur "Ageless, Still I Am" (Gateways To Annihilation) et "Curse The Flesh" (Heretic) avant de faire un passage éclair sur Illud Divinum Insanus avec "Existo Vulgoré", loin d'être le pire moment, puis de revenir aux fondamentaux (Altars Of Madness & Blessed Are The Sick (que j'apprécie moyennement soit dit en passant)) sur une doublette finale "Immortal Rites" (mélodie de riff géniale sur le fameux break repris en chœur par toute l'assistance) / "Fall From Grace" des plus savoureuses. Pas de rappel, pas beaucoup de remerciements ni de communication de la part du groupe, mais on s'en fout parce qu'on a passé un putain de bon moment sur des morceaux parmi les plus inoubliables du death metal.

Setlist MORBID ANGEL:

Rapture
Pain Divine
World Of Shit (The Promised Land)
Vengeance Is Mine
The Lion's Den
Blood On My Hands
Angel Of Disease
Sworn To The Black
Nar Mattaru
God Of Emptiness
Where The Slime Live
Bil Ur-Sag
Ageless, Still I Am
Curse The Flesh
Existo Vulgoré
Immortal Rites
Fall From Grace


Date immanquable pour tout fan de death metal, cette soirée a tenu ses promesses. Une première partie brutale fidèle à son prometteur 1er album (AD PATRES), une deuxième qui a perdu beaucoup de sa superbe mais qui a encore quelques éclairs de génie (GOROD) et enfin une tête d'affiche qui a reconquis l'amour de son public, nombreux ce soir dans un Trabendo pas complet mais bien rempli, le temps d'un concert spécial fêtant l'un des plus grands albums de DM de tous les temps, le magistral Covenant, qui reste encore à ce jour l'une des sorties les plus influentes pour la nouvelle génération.

(Keyser)


Inutile de revenir sur la purge qu’a été llud Divinum Insanu ni sur le désaveu flagrant d’un groupe aujourd’hui tourné sur son passé, laissant sciemment de côté ses titres les plus récents au profit de ces albums qui l’ont fait connaître. Mais qui va s’en plaindre lorsque MORBID ANGEL annonce une tournée célébrant les vingt ans de Covenant?

Ainsi, à la manière d’Helmet il y a quelques semaines, le groupe floridien annonçait un set en deux parties, la première étant consacrée intégralement à Covenant alors que la seconde, un peu plus courte, devait se contenter de survoler le reste de la discographie. L’occasion rêvée pour assister ENFIN à mon premier concert de MORBID ANGEL.


Impératif professionnel oblige, je suis obligé de faire l’impasse sur les deux premières parties de la soirée à savoir AD PATRES et GOROD. J’arrive donc au Trabendo aux alentours de 21H20 alors que GOROD entame la toute dernière ligne droite d’un set qui semble en avoir fait transpirer plus d’un. Il faut dire que le Death Metal technique et brutal de la formation bordelaise semble avoir des arguments pour convaincre. Mais malgré tout le respect que j’ai pour GOROD, ce n’est pas eux que je suis venu voir ce soir et je ne suis pas sans me réjouir de la fin de leur set en temps et en heure, un peu moins d’une demi heure avant les vraies hostilités.
C’est pile à l’heure que MORBID ANGEL prendra possession des planches du Trabendo au son d’une introduction beaucoup trop longue à mon goût. Sur scène, de chaque côté des musiciens, sont disposés deux tentures reprenant la back cover de « Covenant » avec ce démon maléfique et inquiétant. Heureusement pour mes yeux, David Vincent n’est pas affublé d’un de ces hauts en latex sur lequel apparaît souvent un vulgaire pentacle. Non, celui-ci débarque tout de cuir vêtu : gilet à clous et manches coupées, pantalons à clous avec un Belzebuth cousu sur chaque cuisse et enfin une paire de santiags à la sauce cowboy from hell. Mais peu importe le look made in "Le Goéland" de David Vincent car dès que les premières notes de "Rapture" se mettent à résonner, je sais d’ors et déjà que la soirée sera réussie. Tout d’abord et contrairement à mon collègue, je trouve le son particulièrement convaincant, chaque instrument étant ainsi à sa place dans un équilibre offrant précision et puissance. D’emblée, je suis bluffé par cette impression d’écouter le CD à laquelle se mêle bien évidement toute l’énergie du live. Malgré les années qui passent, malgré les galères de line-up, malgré les critiques, malgré un dernier album à oublier, malgré la concurrence, MORBID ANGEL m’a semblé ce soir toujours dans la course. Et si on ne peut pas parler de grosse prestance, David Vincent tient pourtant bien le public en respect notamment par cette voix grave et suave qu’on croirait empruntée au défunt Peter Steele. Derrière, Tim Yeung se fait des plus discrets mais s’applique à maltraiter ses peaux avec force et conviction (non sans quelques instants de frime, envoyant ses baguettes toucher les étoiles) alors que de son côté, Trey Azagtoth n’a pas levé la tête une seule fois, préférant regarder soit pieds soit ses doigts s’agiter sur son manche. Il faut dire qu’il y a de la matière entre ces riffs étranges, possédés et si caractéristiques et ces solos agressifs et dissonants devenus depuis longtemps sa marque de fabrique. N’oublions pas non plus de mentionner l’actuel Myrkskog et ex-Zyklon, Thor Anders Myhren, qui n’est pas en reste mais qui face à trois légendes du Death Metal passe forcément au second plan. "Rapture", "Pain Divine", "World Of Shit", "Vengeance Is Mine", "Lion’s Den", "Blood On My Hands", "Angel Of Disease", "Sworn To The Black", "Nar Mattaru" et "God Of Emptiness" (putain de conclusion d’ailleurs!). Aucun titre ne sera oublié ce soir et c’est presque à un karaoké géant auquel on assiste tant le public parisien connaît les paroles, les breaks et les solos sur le bout des doigts. Pour ma part, bien que je méfie quelque peu de cette mode consistant à tourner sur un album ayant fait la renommé d’un groupe, je ne peux que me réjouir de cette setlist absolument incroyable qui me replonge en plein cœur des années 90 lorsque je découvrais le Death Metal. Quel putain de pieds! Et ce n’est pas finit! Car après l’intégralité de Covenant, le groupe enchaine avec quelques quelques titres piochés ici et là dans l’ensemble de leur discographie. Si "Existo Vulgoré" ne sera pas sans jeter un froid dans la salle (on sentira clairement moins d’activité dans le pit jusque là plutôt énervé), le reste n’a pas à rougir de la comparaison à commencer par un "Where The Slime Live" toujours aussi vicieux auquel vient s’ajouter les très bons "Bil Ur-Sag", "Ageless, Still I Am", "Curse The Flesh" mais aussi et surtout les très attendus "Altars Of Madness", "Blessed Are The Sick" (Aghhhhh), "Fall From Grave" et le redoutable "Immortal Rites" et ses chœurs un peu datés mais toujours ultra efficaces (il manquait selon moi l'excellent "Abominations"). Après presque une heure et demi que je n’ai pas vu passer, MORBID ANGEL tire sa révérence en silence mais la main sur cœur, les yeux humide. Pour ma part, j’ai pris une très grosse baffe et je suis convaincu qu’il s’agissait là de la meilleure date pour voir sur scène le groupe américain (en salle, tournée Covenant).


Vous l’aurez aisément compris, je ne regrette absolument pas d’avoir braver le danger en me rendant à un concert alors que j’étais d’astreinte. Car une chose est sûre, je l’aurais regretté amèrement si je ne l’avais pas fait. Comme moi, c’est donc le sourire aux lèvres que les quelques 500 spectateurs quittent le Trabendo en direction du métro au son de Judas Priest. On pourra ainsi dire ce que l’on voudra au sujet de MORBID ANGEL, le groupe a prouvé avec une facilité déconcertante qu’il maitrisait toujours son sujet sur le bout des doigts. Belle prestation qui restera dans les mémoires à n’en point douter.

(AxGxB)

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