chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
86 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

LADLO in Paris II

Live report

LADLO in Paris II Aorlhac + Houle + Pénitence Onirique
Le 08 Juin 2024 à Paris, France (Backstage)
Cinq ans après une première édition au Petit Bain, « LADLO in Paris » est de retour – cette fois au Backstage By The Mill – et nous propose de mettre à l'honneur trois groupes de son écurie que sont PÉNITENCE ONIRIQUE, AORLHAC et HOULE. La spécificité étant que HOULE a sorti son 1er album la veille, c’est donc leur « release party ». Je ne sais pas si cela explique le succès des réservations mais l’événement est sold-out depuis une semaine, mieux vaut ne pas se pointer sans billet si on espère rentrer. D’ailleurs, même avec sa résa, il faut patienter car il y a une file d’attente incroyable, jamais vu ça ici !


PÉNITENCE ONIRIQUE

Après une sacrée attente et avoir laissé défiler une queue monstrueuse, c’est donc dans un Backstage bondé et très frais (putain la clim’ !) qu’on rejoint le show des pénitents. J’avoue que les revoir fait partie de ma motivation pour venir aujourd’hui, comme j’ai un excellent souvenir de leur prestation au Tyrant Fest VI. Et je ne suis pas déçu de la setlist qu’ils nous ont préparée, à savoir 4 titres de leur troisième offrande « Nature Morte », parue en novembre dernier (chroniquée par Jean-Clint) et qui figure parmi le top 2023 de notre rédaction, ainsi qu’un extrait de chacun des deux premiers albums (les morceaux « Souveraineté Suprême » et « Carapace de Fantasme Vide »).
Soit 40 minutes de Black Metal intense qui peuvent être puissantes, à gros renfort de growls, comme plus paisibles ou techniques avec tappings à la clé. Le public parisien probablement en introspection, boit la musique des hommes masqués avant de sortir de sa transe. En effet pour le final, « Pharmakos » fait réagir les fans qui - poings (ou cornes selon la sensibilité des uns et des autres) - levés marquent le rythme avant de reconnaître la prouesse de PÉNITENCE ONIRIQUE par des applaudissements.
En attendant leur prochain concert et afin d’en savoir plus sur ce groupe, vous pouvez toujours aller lire leur interview.


AORLHAC

Leur dernière venue à Paris était il y a 4 ans et demi pour un concert au Glazart avec NYDVIND et GRIFFON. Depuis, les Cantaliens ont donné suite à leur trilogie en nous offrant « Pierres Brûlées » en 2021. À ce sujet, c’est en commençant leur show de ce soir avec le sample d’« Averses sur Peyre-Arse », l’instrumentale acoustique de ce dernier album, que le quintet plante le décor. Ceci, afin de mieux nous mettre dans l’ambiance de ses textes médiévaux occitans. Car c’est effectivement la thématique majeure de leurs histoires (cf. les interviews qu’ils nous avaient accordées en juin et octobre 2018), que le chanteur nous narre en français, avec le soutien du guitariste également derrière le micro. Guitariste remarqué à plusieurs reprises pour ses solos bien inspirés. Cela ne manque pas d’interpeler l’auditoire qui se fait d’ailleurs entendre à nouveau quelques instants plus tard, au moment où est annoncé « Le bûcher des Cathares », un titre qui a visiblement marqué les inconditionnels du groupe depuis la sortie de « La Cité des Vents » en 2010. Les applaudissements nourris, ainsi que la participation du public au refrain salut à toi pendant « Au Travers de nos Cris » (2ème chanson du dernier opus) témoignent de son appréciation, un vrai succès !


HOULE

Ça enchaîne, 10 minutes suffisent pour que la tête d’affiche soit prête à commencer. A propos de leur positionnement au sein du running order, leur 3ème place peut questionner par rapport aux deux précédentes formations qui ont plus de bouteille. Cela doit être lié au fait que l’on célèbre la parution de l’album des marins (voir l'interview). Comme ils sont de Paris, je pense également que la présence de leur déjà solide fan base locale peut faire partie de l’explication (on avait pu s’apercevoir de son soutien indéfectible durant l’escale d’HOULE au Glazart pour la tournée avec BATUSHKA). Ce soir est donc l’occasion de fêter « Ciel Cendre et Misère Noire » dont toutes les pistes sont jouées, à l’exception de « Derrière l'horizon » (dommage car j’ai un petit faible pour son côté épique et presque Folk). L’EP n’est pas oublié puisque « Le Continent » est entendu en milieu de set. J’aurais bien aimé aussi « Au Loin la Tempête » mais je comprends qu’il faille faire un choix. Et il s’avère heureux quand on voit des spectateurs accompagner Adsagsona sur le refrain Seul, face à moi-même / Seul, face à ma terre !, tandis que d’autres ferment les yeux afin de mieux apprécier le moment. Pour revenir aux compositions du full-length, un autre temps fort est lorsque les 5 acolytes se mettent à chanter le chœur de « Sel, sang et gerçures », une première qui fait son effet en live. Ils poursuivent avec « Née des Embruns », ce qui est un pari dangereux. Effectivement, il dure 12 minutes et ça pourrait être casse-gueule car le risque de perdre l’assistance est réel, surtout après la longue introduction. Mais ça passe impeccable et le quintet quitte la scène après avoir conclu le programme par une ambiance plus tranquille. Comme au théâtre, les artistes reviennent, se mettent en ligne et saluent avant de repartir en coulisses. Ils sont acclamés et on croit longtemps à un retour pour un rappel mais très curieusement, c’est vraiment la fin (vu les filles en paillettes que j’ai croisées en sortant, je me dis qu’il fallait peut-être libérer la salle pour une soirée salsa ?). Voilà, 50 minutes qui ont ravi les fans, dont j’ai pu entendre certains dire dans les toilettes (le lieu de la vérité ;-)) : « C’était énorme ».

Photo de Hey Ho Putsch


C’est une date que j’attendais et je n’ai pas été déçu, donc merci à tous ceux quoi l’ont rendue possible. C’était réjouissant de voir le Backstage aussi densément peuplé : 400 personnes, ça fait du monde ! Ce qui m’a surpris vu l’affluence, c’est l’absence de pogo. Sûrement que les styles pratiqués n’étaient pas les plus appropriés pour ça.

2 COMMENTAIRE(S)

Sosthène citer
Sosthène
15/06/2024 16:48
Tout comme Lestat, j ai adoré PO, pour moi le meilleur des trois groupes et finalement le seul groupe de black. Aorlhac, le set n a fait que s améliorer au fur et à mesure des titres mais il faudrait peut être plus parler de Metal Extrême Français que de BM. Il y en a mais c est trop réducteur comme appellation. Pour Houle en revanche, au delà du fait qu une tête d affiche est encore trop prématurée, j ai trouvé le set pénible et les nouveaux titres hors sujet, y compris sur CD. La chanteuse en fait des tonnes au niveau vocal, on a perdu le côté sympathique du black mélo du premier Ep et je trouve les textes bien trop verbeux, plein de rimes en aille et en asse, j ai du mal à y trouver du sens au delà du jeu des sonorités. En plus, le merch était assez cher, la salle doit ajouter une commission je pense et je suis sorti avec un sentiment très mitigé de cette soirée. Le sold Out m a surpris, comme Lestat, mais entre les.potes des groupes de Paris, La Nuée de LADLO et les habitués, on arrive vite à la salle comble. Bref, il faudrait peut être que je chronique le Houle pour affiner ma pensée sur cette frange de groupes affiliés Black. Mais sinon, c était une chic soirée !
Jean-Clint citer
Jean-Clint
14/06/2024 09:22
Excellent ce report, qui confirme grosso-modo les échos que j'ai eu de la part de différentes personnes ! Sourire

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
LADLO in Paris II
plus d'infos sur
Aorlhac
Aorlhac
Black Metal - 2007 - France
  
Houle
Houle
Black Metal Mélodique - 2021 - France
  
Pénitence Onirique
Pénitence Onirique
Black Metal Atmosphérique - 2015 - France
  

Kerasfóra
Six Nights Beyond The Serpe...
Lire la chronique
Seiden
Ryûkyû Reisen Shinkô (EP) (...
Lire la chronique
Complot!
Victimes innocentes (d'une ...
Lire la chronique
Todesstoss
Das Liebweh​-​Dekret
Lire la chronique
Tzompantli
Beating The Drums Of Ancest...
Lire la chronique
Replacire
The Center That Cannot Hold
Lire la chronique
Scurrilous
Necromantik Self Devourment...
Lire la chronique
Ahab
The Coral Tombs
Lire la chronique
Incipient Chaos
Incipient Chaos
Lire la chronique
Mad Throng
Retribution is at Hand
Lire la chronique
Tomb
The Dark Subconscious (EP)
Lire la chronique
Xasthur
Disharmonic Variations
Lire la chronique
Oozing from the Netherworld
Cryptworm + Slimelord
Lire le live report
Exhumation
Master's Personae
Lire la chronique
Jenner
Prove Them Wrong
Lire la chronique
Nightside
Death From The North
Lire la chronique
Yattering
Human’s Pain
Lire la chronique
Speed
Only One Mode
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2024
Jouer à la Photo mystère
Earth Crisis
All Out War (EP)
Lire la chronique
Uttertomb
Nebulas Of Self-Desecration
Lire la chronique
Konkhra
Weed Out the Weak
Lire la chronique
Nightrage
Remains Of A Dead World
Lire la chronique
Skelethal
Within Corrosive Continuums
Lire la chronique
Pestilence
Spheres
Lire la chronique
Scattered Remnants
Destined To Fail
Lire la chronique
Erzsébet
Six Hundred and Fifty
Lire la chronique
Grave
Into the Grave
Lire la chronique
Coffin Curse
The Continuous Nothing
Lire la chronique
Seth
La France des maudits
Lire la chronique