chargement...

haut de page
64 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Putridity - Degenerating Anthropophagical Euphoria

Chronique

Putridity Degenerating Anthropophagical Euphoria
Putridity m'avait laissé un bon souvenir avec son premier album Mental Prolapse Induces Necrophilism sorti il y a quelques années sur Permeated Records. Du brutal death pas original pour un sou mais qui proposait une bonne balance entre brutalité et groove. Depuis, les Italiens ont procédé à quelques petits changements puisque Ciccio a abandonné le micro pour se concentrer sur la guitare tandis que Paolo Chiti (ex-Gorefuck et Corpsefucking Art) l'a remplacé au poste de frontman. Mais la grosse surprise, c'est surtout la signature sur Willowtip Records, plus connu pour ses groupes extrêmes techniques ou ses combos de grind modernes que pour ses formations de brutal death ultra guttural. Putridity aurait-il envie de marcher sur les pas de Defeated Sanity? Du coup, ce nouvel album était attendu et pouvait envoyer les Italiens dans une nouvelle dimension.

Mais c'est plutôt à une relégation que doit faire face Putridity tant ce Degenerating Anthropophagical Euphoria se révèle indigeste, la balance penchant désormais très largement du côté de la brutalité. Keyser qui se plaint d'un album trop brutal?! Hé oui car à vouloir jouer à celui qui a la plus grosse, le groupe en a oublié ses fondamentaux. Putridity propose toujours des titres courts, entre 2 et 3 minutes mais a décidé de repousser les frontières de la brutalité par du bourrinage non-stop: ça joue très vite, ça blaste quasiment tout le temps, ça change de direction toutes les 5 secondes avec harmoniques sifflées dans tous les coins, et ça gargouille de façon incompréhensible. En gros du brutal death US classique mais dont toutes les valeurs auraient été multipliées par 10, une sorte de Enmity en plus technique, Putridity ne s'arrêtant en fait qu'une minute le temps de l'interlude "Wallowing In Aftermaths" blindé de larsens et de vibrato. Et le résultat n'est pas beau à entendre: les morceaux se suivent et se ressemblent, aucun riff à proprement parler, pas une once de mélodie, rien que l'on puisse se rappeler. Après une bonne quinzaine d'écoutes, je n'ai d'ailleurs toujours rien retenu, à l'image de ces titres de morceaux sans queue ni tête ("Draining Necro Anal Disgorgement", "Cannibalistic Postclimax Flesh Consumption"...). Bref, qu'est-ce que c'est chiant! Typiquement le genre de groupes qui bourrent à tout va sans rien derrière. Comme ce pauvre batteur épileptique qui semble ne jamais vouloir s'arrêter de cogner, livrant même régulièrement des gravity blasts (sans retouche s'il vous plait!). Problème, le son de batterie manque tellement de puissance qu'elle en devient insignifiante. Au moins Hour Of Penance ont pour eux une production de blockbuster! Et au bout de 24 minutes, plus rien, c'est fini! Un bon gros foutage de gueule! Du moins sur le principe car je ne sais pas si j'aurais tenu beaucoup plus tant le brutal death de Putridity atteint ici des sommets de platitude.

Un mauvais point qui en devient du coup un bon! Putridity en marque toutefois un de vrai bon point, la seule chose qui sauve Degenerating Anthropophagical Euphoria d'une note davantage humiliante d'ailleurs. De ce magma en fusion incompréhensible ressortent en effet quelques séquences jouissives. Des slam parts groovy et ravageuses qui font un bien fou quand elles surgissent, comme sur "Euphoric State Of Dementia" à 0'24, "Innate Butchery Aptitude" à 1'17 ou "Living Decomposition" à 1'12. Enfin quelque chose à se mettre sous la dent! Enfin quelque chose qui procure un effet autre qu'un bâillement irrépressible! Un album sauvé par des slam parts, avouez que c'est plutôt pathétique! Mais sauvé est un bien grand mot car sauvetage il n'y a point. Degenerating Anthropophagical Euphoria est l'archétype de tout ce qui va mal dans la scène brutal death, une nouvelle preuve que la brutalité pour la brutalité ne mène jamais à rien. Un amoncellement de clichés (nom du groupe générique, titres des morceaux incompréhensibles, gutturals rébarbatifs, harmoniques sifflées horripilantes, samples de torture inutiles...) dont la seule lueur d'espoir réside dans des ralentissements jubilatoires bien gras. Et une pochette gore splendide aussi, il faut bien l'avouer. Dans le même genre en tout cas, et pour rester en Italie, on préférera largement un Septycal Gorge certes moins extrémiste mais plus marquant. Poubelle!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour donner votre avis.

3 COMMENTAIRE(S)

Invité citer
Desanusor
21/09/2011 00:03
C'est marrant dans le fond je suis quasiment entièrement d'accord avec toi Keyser mais du Brutal Death de gros niais comme ça de temps en temps je kiff après faut pouvoir apprécier les groupes à la Enmity et pour moi il pratique exactement le même style mais en mieux donc ça reste quand même assez bonard à écouter.
von_yaourt citer
von_yaourt
20/09/2011 23:36
Bien d'accord avec toi, sauf sur les slam parts : c'est ajouter du vomi à de la merde.
Invité citer
Darkmorue
20/09/2011 22:49
Les morceaux en écoute sont pas si dégueulasses... Okay c'est générique et complètement débile mais ce genre de truc fait pas de mal une fois tous les 36 du mois... Internal Suffering reste imbattable mais ici la violence brute d'Awakening The Rebels est remplacée par une bonne lourdeur. Bref je testerais sur la longueur.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Pseudo :
Question anti-spam :
Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
Commentaire :

Putridity
Brutal Death
2011 - Willowtip Records
notes
Chroniqueur : 3/10
Lecteurs : (2)  6.25/10
Webzines : (4)  7.67/10

plus d'infos sur
Putridity
Putridity
Brutal Death - Italie
  

tracklist
01.  Cannibalistic Postclimax Flesh Consumption
02.  Sodomize Epileptic Chunks
03.  Masturbating The Infibulated
04.  Syphilic Menstrual Rejection
05.  Wallowing In Aftermaths
06.  Euphoric State Of Dementia
07.  Innate Butchery Aptitude
08.  Draining Necro Anal Disgorgement
09.  Living Decomposition

Durée : 24'15

parution
17 Mai 2011

Essayez plutôt
Inimicality
Inimicality
Adaptation Of Neurovisceral Disturbance (Démo)

2010 - Autoproduction
  
Syphilis
Syphilis
Gang Bang (Démo)

2009 - Autoproduction
  
Decaying Purity
Decaying Purity
The Existence Of Infinite Agony

2011 - Sevared Records
  
Orthodox
Orthodox
Forever Not Yet

2011 - Darzamadicus Records
  
Gorephilia
Gorephilia
Embodiment Of Death

2012 - Dark Descent Records
  

chronique Chronique
Woodtemple
Forgotten Pride
chronique Chronique
Ævangelist
Writhes in the Murk
chronique Chronique
Vomiting Corpses
Coma: The Spheres Of Innocence
chronique Chronique
In Flames
Siren Charms
chronique Chronique
Nightbringer
Ego Dominus Tuus
chronique Chronique
1349
Massive Cauldron of Chaos
dossier Dossier
Fall Of Summer 2014
chronique Chronique
Bastard Feast
Osculum Infame
chronique Chronique
Myrkur
Myrkur (EP)
chronique Chronique
Mitochondrion
Antinumerology (EP)
chronique Chronique
Musk Ox
Woodfall
chronique Chronique
Terminal Death
Terminal Death (Compil.)
chronique Chronique
Амезарак
Daemonolatreia
chronique Chronique
Royal Blood
Royal Blood
chronique Chronique
Darkspace
Dark Space III I
dossier Dossier
Kill-Town Death Fest 2014 / The Funeral Edition
chronique Chronique
1349
Hellfire
report Live report
No Compromise Metal Fest 2
Bulldozing Bastard + Crystal Viper + Eliminator...
chronique Chronique
Pulling Teeth
Martyr Immortal
chronique Chronique
Mortuus
Grape of The Vine
chronique Chronique
The Haunted
Exit Wounds
chronique Chronique
Petrychor
Makrokosmos
chronique Chronique
Dark Funeral
The Secrets Of The Black Arts
chronique Chronique
Horn Of The Rhino
Summoning Deliverance
chronique Chronique
Stryvigor
Забуте віками
(Forgotten by Ages)
chronique Chronique
Immortal
Battles In The North
chronique Chronique
Immortal
Diabolical Fullmoon Mysticism
chronique Chronique
Sarpanitum
Fidelium (EP)
chronique Chronique
Sigh
Imaginary Sonicscape
chronique Chronique
Botanist
VI: Flora