chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
38 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Putridity - Degenerating Anthropophagical Euphoria

Chronique

Putridity Degenerating Anthropophagical Euphoria
Putridity m'avait laissé un bon souvenir avec son premier album Mental Prolapse Induces Necrophilism sorti il y a quelques années sur Permeated Records. Du brutal death pas original pour un sou mais qui proposait une bonne balance entre brutalité et groove. Depuis, les Italiens ont procédé à quelques petits changements puisque Ciccio a abandonné le micro pour se concentrer sur la guitare tandis que Paolo Chiti (ex-Gorefuck et Corpsefucking Art) l'a remplacé au poste de frontman. Mais la grosse surprise, c'est surtout la signature sur Willowtip Records, plus connu pour ses groupes extrêmes techniques ou ses combos de grind modernes que pour ses formations de brutal death ultra guttural. Putridity aurait-il envie de marcher sur les pas de Defeated Sanity? Du coup, ce nouvel album était attendu et pouvait envoyer les Italiens dans une nouvelle dimension.

Mais c'est plutôt à une relégation que doit faire face Putridity tant ce Degenerating Anthropophagical Euphoria se révèle indigeste, la balance penchant désormais très largement du côté de la brutalité. Keyser qui se plaint d'un album trop brutal?! Hé oui car à vouloir jouer à celui qui a la plus grosse, le groupe en a oublié ses fondamentaux. Putridity propose toujours des titres courts, entre 2 et 3 minutes mais a décidé de repousser les frontières de la brutalité par du bourrinage non-stop: ça joue très vite, ça blaste quasiment tout le temps, ça change de direction toutes les 5 secondes avec harmoniques sifflées dans tous les coins, et ça gargouille de façon incompréhensible. En gros du brutal death US classique mais dont toutes les valeurs auraient été multipliées par 10, une sorte de Enmity en plus technique, Putridity ne s'arrêtant en fait qu'une minute le temps de l'interlude "Wallowing In Aftermaths" blindé de larsens et de vibrato. Et le résultat n'est pas beau à entendre: les morceaux se suivent et se ressemblent, aucun riff à proprement parler, pas une once de mélodie, rien que l'on puisse se rappeler. Après une bonne quinzaine d'écoutes, je n'ai d'ailleurs toujours rien retenu, à l'image de ces titres de morceaux sans queue ni tête ("Draining Necro Anal Disgorgement", "Cannibalistic Postclimax Flesh Consumption"...). Bref, qu'est-ce que c'est chiant! Typiquement le genre de groupes qui bourrent à tout va sans rien derrière. Comme ce pauvre batteur épileptique qui semble ne jamais vouloir s'arrêter de cogner, livrant même régulièrement des gravity blasts (sans retouche s'il vous plait!). Problème, le son de batterie manque tellement de puissance qu'elle en devient insignifiante. Au moins Hour Of Penance ont pour eux une production de blockbuster! Et au bout de 24 minutes, plus rien, c'est fini! Un bon gros foutage de gueule! Du moins sur le principe car je ne sais pas si j'aurais tenu beaucoup plus tant le brutal death de Putridity atteint ici des sommets de platitude.

Un mauvais point qui en devient du coup un bon! Putridity en marque toutefois un de vrai bon point, la seule chose qui sauve Degenerating Anthropophagical Euphoria d'une note davantage humiliante d'ailleurs. De ce magma en fusion incompréhensible ressortent en effet quelques séquences jouissives. Des slam parts groovy et ravageuses qui font un bien fou quand elles surgissent, comme sur "Euphoric State Of Dementia" à 0'24, "Innate Butchery Aptitude" à 1'17 ou "Living Decomposition" à 1'12. Enfin quelque chose à se mettre sous la dent! Enfin quelque chose qui procure un effet autre qu'un bâillement irrépressible! Un album sauvé par des slam parts, avouez que c'est plutôt pathétique! Mais sauvé est un bien grand mot car sauvetage il n'y a point. Degenerating Anthropophagical Euphoria est l'archétype de tout ce qui va mal dans la scène brutal death, une nouvelle preuve que la brutalité pour la brutalité ne mène jamais à rien. Un amoncellement de clichés (nom du groupe générique, titres des morceaux incompréhensibles, gutturals rébarbatifs, harmoniques sifflées horripilantes, samples de torture inutiles...) dont la seule lueur d'espoir réside dans des ralentissements jubilatoires bien gras. Et une pochette gore splendide aussi, il faut bien l'avouer. Dans le même genre en tout cas, et pour rester en Italie, on préférera largement un Septycal Gorge certes moins extrémiste mais plus marquant. Poubelle!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

Invité citer
Desanusor
21/09/2011 00:03
C'est marrant dans le fond je suis quasiment entièrement d'accord avec toi Keyser mais du Brutal Death de gros niais comme ça de temps en temps je kiff après faut pouvoir apprécier les groupes à la Enmity et pour moi il pratique exactement le même style mais en mieux donc ça reste quand même assez bonard à écouter.
von_yaourt citer
von_yaourt
20/09/2011 23:36
Bien d'accord avec toi, sauf sur les slam parts : c'est ajouter du vomi à de la merde.
Invité citer
Darkmorue
20/09/2011 22:49
Les morceaux en écoute sont pas si dégueulasses... Okay c'est générique et complètement débile mais ce genre de truc fait pas de mal une fois tous les 36 du mois... Internal Suffering reste imbattable mais ici la violence brute d'Awakening The Rebels est remplacée par une bonne lourdeur. Bref je testerais sur la longueur.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Putridity
Brutal Death
2011 - Willowtip Records
notes
Chroniqueur : 3/10
Lecteurs : (3)  4.83/10
Webzines : (3)  7.56/10

plus d'infos sur
Putridity
Putridity
Brutal Death - Italie
  

tracklist
01.   Cannibalistic Postclimax Flesh Consumption
02.   Sodomize Epileptic Chunks
03.   Masturbating The Infibulated
04.   Syphilic Menstrual Rejection
05.   Wallowing In Aftermaths
06.   Euphoric State Of Dementia
07.   Innate Butchery Aptitude
08.   Draining Necro Anal Disgorgement
09.   Living Decomposition

Durée : 24'15

parution
17 Mai 2011

Essayez plutôt
First Fragment
First Fragment
The Afterthought Ecstasy (EP)

2010 - Autoproduction
  
Misery Index
Misery Index
Discordia

2006 - Relapse Records
  
Temple
Temple
Structures In Chaos

2012 - Non Serviam Records
  
Abdicate
Abdicate
Transcend Through Sacrifice

2011 - Sevared Records
  
Braced For Nails
Braced For Nails
Icons Above All Others

2010 - Sevared Records / Ossuary Industries
  

Vardan
Despicable Broken Hope
Lire la chronique
Pavillon Rouge
Lire le dossier
Pavillon Rouge
Legio Axis Ka
Lire la chronique
Feux d'Amour, Pavillon Rouge. Et le jour, sur ta bouche.
Lire l'interview
Out Of The Crowd Festival XII
All Tvvins + Cyclorama + Ha...
Lire le live report
Nocternity
Harps of the Ancient Temples
Lire la chronique
Mourning Mist
Mourning Mist
Lire la chronique
Katatonia
Sanctitude (Live)
Lire la chronique
Anatomia
Decaying in Obscurity
Lire la chronique
Gruesome
Savage Land
Lire la chronique
Unleashed
Dawn Of The Nine
Lire la chronique
Khors
Night Falls onto the Fronts...
Lire la chronique
Hardingrock
Grimen
Lire la chronique
Embrace Of Thorns
Praying For Absolution
Lire la chronique
Achetez-vous des éditions limitées ?
Chacun ses faiblesses, on n...
Voir le sondage
Anatomia
Dissected Humanity
Lire la chronique
Cannabies
Sativa Syn
Lire la chronique
Drudkh
A Furrow Cut Short (Борозна...
Lire la chronique
Turnstile
Nonstop Feeling
Lire la chronique
XII Boar
Pitworthy
Lire la chronique
Shining
IX - Everyone, Everything, ...
Lire la chronique
Wake Up The Souls
System Of A Down
Lire le live report
Demonical
Black Flesh Redemption (EP)
Lire la chronique
No Omega
Shame
Lire la chronique
Malmort
Excerpta Funebris
Lire la chronique
Monstrosity
Imperial Doom
Lire la chronique
Sect Pig
Self Reversed (EP)
Lire la chronique
One Tail, One Head
One Tail, One Head (Compil.)
Lire la chronique
Sigh
Graveward
Lire la chronique
Very 'Eavy 2015 - 2ème Jour
Air Raid + Ear Danger + Rav...
Lire le live report