chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
64 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Hate Storm Annihilation - Storm of Flames

Chronique

Hate Storm Annihilation Storm of Flames
Apparemment il fait froid dans l’Illinois. Très froid. Tellement froid que nos deux gaillards du jour ont même l’air d’espérer qu’un quelconque être fait de flammes vienne les réchauffer, eux et l’ensemble de l’humanité. C’est en tout cas ce qu’a l’air de suggérer la pochette très réussie du premier album de ce duo originaire de Chicago, formé en 2012 par deux parfaits inconnus en la personne de Craig Schmuhl et Konstantin Dermendjiev. Néanmoins, même si ces deux musiciens sont inconnus du grand public, en nommant leur groupe Hate Storm Annihilation et avec un premier album nommé Storm of Flames, on aura facilement compris que le groupe ne va pas captiver par son originalité, ni par les émotions que dégage sa musique. Jouant un Death Metal assez classique dans l’ensemble, Hate Storm Annihilation ne pourra en effet que compter sur la qualité de sa musique pour se démarquer des autres groupes jouant dans sa catégorie. Alors, ce groupe vaut-il le détour ou cette magnifique pochette aura-t-elle l’effet d’un piège à moustique pour amateurs de Death Metal ?

Première chose qui frappe à l’écoute de ce Storm of Flames : la production. L’album a été enregistré par l’ami des grands bourrins Brian Elliott, qui a entre autre travaillé pour Dying Fetus, Cannibal Corpse ou Hate Eternal, et peut en effet se vanter de posséder une production à la fois compacte permettant à la brutalité du groupe de prendre toute sa dimension, mais paradoxalement également très espacée permettant à chaque instrument de trouver sa place sans le moindre problème. Le mixage étant réussi, on pourra alors se délecter des nombreux passages où la basse est mise en valeur ainsi que des leads de guitare déposés ici et là par le groupe et qui sont toujours les bienvenus, ces derniers ne créant pas de clivage trop abrupt avec l’atmosphère assez étouffante de l’album. L’homme derrière les fûts, Konstantin Dermendjiev s’en sort également avec les honneurs, alternant blast (« Blinded Followers ») et jeu plus réfléchi (« Storm of Flames ») sans difficulté, avec cependant une frappe de caisse claire paraissant assez fébrile. Il assure donc le minimum sans toutefois apporter un réel plus à la musique du combo, malgré ses tentatives pour apporter de l’originalité comme sur l’intro de « Crucify ».

Le gros point fort de Hate Storm Annihilation est sans doute en premier lieu le chant de Craig Schmuhl. Il arrive en effet à allier un timbre de voix proche de celui de Karl Sanders (Nile) collant tout à fait à la musique de la formation de l’Illinois à une élocution facilement compréhensible pour un chanteur de Death Metal. Il apporte également une clarté et une cohérence non négligeable au groupe. Quand l’instrumental peut se montrer par moment brouillon, le chant de Craig est lui parfaitement en place et est rythmé de manière à ce que l’ensemble tienne la route, sauvant d’ailleurs à lui tout seul des chansons comme « From Slave to Serpent » ou « Lucifer Rising ». Cependant, le chant ne fait pas tout et lorsque les instruments sont bien en place le groupe propose ici une musique bien ficelée à mi-chemin entre Immolation et Krisiun. Le tempo est donc la plupart du temps très soutenu et l’écoute de l’album dans son intégralité se trouve finalement éprouvante (dans le bon sens du terme). Pourtant le groupe n’hésite pas à varier son propos, proposant de nombreux passages plus nuancés et mélodiques (2’40’’ sur « The Storm of Flames) ainsi que de nombreux breaks permettant à l’auditeur de reprendre son souffle entre deux sprints. Les américains semblent d’ailleurs à l’aise avec les mid-tempo et le prouve sur la très bonne « Thy Flesh, My Crop » qui a un rendu presque progressif avec son accélération lente au fil de la chanson.

Pas évident de tirer des conclusions tranchées sur cet album en tout cas. Si le rendu final est intéressant, le groupe parvenant à nous maintenir attentif pendant les 46 minutes que dure l’album, il n’en reste pas moins que de nombreuses ombres gâchent l’écoute. Souvent brouillon et mal maîtrisé, l’album est cependant la plupart du temps sauvé par le chant dynamique et varié de Craig Schmul, qui devrait maintenant accorder plus d’importance à sa guitare dans la musique du groupe. Car si les quelques leads et solos présents ici et là sont agréables, ils restent constamment trop timides pour vraiment apporter une plus-value concrète à la musique de Hate Storm Annihilation. Au final ce Storm of Flames est un bon premier album qui se laisse agréablement écouter et qui comprend un bon nombre de moments plaisants, mais qui s’avère au final trop brouillon pour pleinement satisfaire l’amateur de Death Metal exigeant et dont la durée de vie ne dépassera donc probablement pas la dizaine d’écoutes.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Hate Storm Annihilation
Death Metal
2014 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  7.5/10

plus d'infos sur
Hate Storm Annihilation
Hate Storm Annihilation
Death Metal - 2012 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   From Slave to Serpent  (04:23)
02.   Scorcher of the Holy  (03:15)
03.   From the Inside Out  (02:33)
04.   Lucifer Rising  (04:10)
05.   Blinded Followers  (04:22)
06.   Destroyer of Worlds  (04:06)
07.   The Cleansing of Humanity by the Blackened Sun That Shadows  (05:41)
08.   Crucify  (06:28)
09.   Thy Flesh, My Crop  (05:12)
10.   The Storm of Flames  (05:54)

Durée : 46'04''

line up
parution
28 Mars 2014

Essayez aussi
Incantation
Incantation
Dirges Of Elysium

2014 - Listenable Records
  
Binah
Binah
Hallucinating In Resurrecture

2012 - Dark Descent Records
  
Deathcult
Deathcult
Beasts Of Faith

2016 - Invictus Productions
  
Herpes
Herpes
Awakening Of A Sleeping Madness (Démo)

2012 - Devil's Blood Production
  
Tomb Mold
Tomb Mold
The Bottomless Perdition / The Moulting (Compil.)

2017 - Blood Harvest Records
  

Poésique - MoM chronique Death - The Sound of Perseverance
Lire le biographie
Ritual Necromancy
Disinterred Horror
Lire la chronique
FOREST FEST OPEN AIR
Antzaat + Anus Mundi + Aura...
Lire le live report
Mezzrow
Then Came The Killing
Lire la chronique
Circle Takes the Square
As the Roots Undo
Lire la chronique
Heptaedium
The Great Herald Of Misery
Lire la chronique
Serum Dreg
Lustful Vengeance
Lire la chronique
Vanhelga
Fredagsmys
Lire la chronique
Death Power
The Bogeyman Returns (Compil.)
Lire la chronique
Aura Noir
Aura Noire
Lire la chronique
Moonreich
Fugue
Lire la chronique
Megadeth
Lire le live report
Mortiferum
Altar Of Decay (Démo)
Lire la chronique
Être moins con : lire BLACK METAL
Lire le podcast
PPCM #0 - Chevauche le Grand Requin Blanc (Carcariass)
Lire le podcast
Legacy Of The Beast European Tour 2018
Iron Maiden + The Raven Age
Lire le live report
LE Canyon - Episode 13 - Dragon casqué
Lire le podcast
Sphæra
Teratology (EP)
Lire la chronique
Funeral Mist
Hekatomb
Lire la chronique
Obscura
Diluvium
Lire la chronique
Uniform / The Body
Mental Wounds not Healing (...
Lire la chronique
Soundgarden
Louder Than Love
Lire la chronique
Skogen
Skuggorna kallar
Lire la chronique
Ossuarium
Calcified Trophies Of Viole...
Lire la chronique
Thorium
Blasphemy Awakes
Lire la chronique
Sacred Reich
Independent
Lire la chronique
Atavisma
The Chthonic Rituals
Lire la chronique
Gaerea
Unsettling Whispers
Lire la chronique
Throane + Wolves In The Throne Room
Lire le live report
Yob
Our Raw Heart
Lire la chronique