chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
32 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Kess'khtak - May Not Be The One You Want

Chronique

Kess'khtak May Not Be The One You Want (EP)
Sous ce nom barbare, une insulte en arabe signifiant littéralement la chatte de ta sœur, se cache un jeune groupe non moins barbare formé en 2007 à Genève. Après un split l'année suivante avec les Français de Juggernaut, les Suisses sortent en 2010 leur premier EP qui avertit dans son titre May Not Be The One You Want.

Par chance, la rencontre avec mes tympans s'est plutôt bien passée malgré les efforts répétés du combo pour les faire saigner. J'avais pourtant quelques appréhensions vu le nom du groupe et cette pochette affreuse typique des machins modernes qui n'ont pas trop de succès chez moi. Mais si la musique de Kess'khtak est effectivement moderne, je n'ai eu aucun problème pour accrocher au deathcore des Genevois. Attention, pas du faux deathcore moisi à base de mosh parts toutes les dix secondes. Non, KSK fait dans le rapide et le bourrin. Il y a bien quelques breakdowns ici ou là (le final de "Spasm" est d'ailleurs ultra jouissif avec ce riff monstrueux), le quintette n'oubliant jamais le groove, mais ce n'est pas ce que l'on retient vu qu'ils sont noyés dans les blasts. Ce May Not Be The One You Want se pose en effet comme une machine de guerre intraitable qui délivre à tour de bras des blast-beats dont la vigueur se trouve renforcée par la production puissante de Jéjé Lapin au Terrier 5 (Mumakil, Knut, Blockheads...). C'est ce que j'appelle de bonnes bases d'écoute. Un bon début donc qui évidemment appelle d'autres qualités. Non seulement KSK bourrine à tout va, résultant en une intensité presque grind, mais le quintette pimente sa sauce de riffs inspirés qui accompagnent les blasts. Un sens du riff rare dans un genre qui se limite souvent à jouer bête et méchant. KSK a en plus le bon goût d'envelopper ceux-ci d'une couche bien noire comme je l'aime. Cette combinaison délicieuse de blasts et de gros riffs sombres brutal death, les Suisses s'en servent souvent dès le début de leurs morceaux (le premier titre "Forgiveness Buried" qui ne s'embarrasse même pas d'une introduction, "Worldwide Genocide", "Warrior Of A Day", "Abject Object") histoire de coller l'auditeur au mur pour ne plus le lâcher. Je peux vous dire que ça marche et l'efficacité est telle qu'on ne voit pas passer les vingt minutes.

Vingt minutes trop courtes qui suffisent néanmoins pour se rendre compte du potentiel prometteur de Kess'khtak. Le groupe n'évite toutefois pas quelques égarements comme certains riffs plus bateau, moins inspirés, et a un peu oublié la basse dans le mix. On pourra également reprocher aux six titres leur côté trop monochromatique. L'homogénéité c'est bien, mais il est bon aussi de varier davantage les plaisirs. Ce que j'invite les Suisses à faire s'ils ont l'intention d'enchaîner sur un prochain full-length. Mais pour ce format court, KSK a mis dans le mille avec son brutal deathcore sombre aux accents grind redoutable. L'appellation deathcore peut faire peur à beaucoup de personnes (et on les comprend!) mais en ce qui me concerne, il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas pris une petite claque par un groupe estampillé de la sorte. Il faut dire qu'on est très proche du brutal death et que les éléments deathcore restent à distance avec des mosh parts très peu utilisées et un duo de chanteurs, qui alternent entre growls et beuglements hardcore, classique mais efficace et contribuant à la brutalité et l'intensité de l'opus. Si des noms comme Inside Conflict, Mumakil (dont Tom le chanteur pousse la chansonnette en guest), Misery Index, Benighted ou Trepan'Dead vous parlent, m'est avis que vous pourriez trouver votre bonheur. Mais ne touchez pas à ma sœur!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour donner votre avis.

3 COMMENTAIRE(S)

Surt citer
Surt
23/04/2011 13:32
En effet c'est du bon !!
BbrBlastard citer
BbrBlastard
23/04/2011 11:21
Tu as visé dans le mille en citant Muma, MI, et les autres, il faut oublier l'étiquette Deathcore, ça tire bien sur le grind et c'est bon ça! Bonne petite découverte!
Keyser citer
Keyser
22/04/2011 20:13
Extraits sur MySpace

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Pseudo :
Question anti-spam :
Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
Commentaire :

Kess'khtak
Brutal Deathcore
2010 - Sigma Records
notes
Chroniqueur : 3.5/5
Lecteurs :   -
Webzines : (4)  3.75/5

plus d'infos sur
Kess'khtak
Kess'khtak
Brutal Deathcore - Suisse
  

tracklist
01.   Forgiveness Buried
02.   Worldwide Genocide
03.   Warrior Of A Day
04.   Abject Object
05.   Sweet Revenge
06.   Spasm

Durée : 19'09

line up
parution
15 Octobre 2010

Essayez aussi
Misery Index
Misery Index
Discordia

2006 - Relapse Records
  
Dying Fetus
Dying Fetus
Reign Supreme

2012 - Relapse Records
  
Modus Delicti
Modus Delicti
Modus Delicti (EP)

2010 - The Spew Records
  
Beneath The Massacre
Beneath The Massacre
Mechanics Of Dysfunction

2007 - Prosthetic Records
  
Dying Humanity
Dying Humanity
Fallen Paradise

2007 - Restrain Records
  

Varathron
Untrodden Corridors of Hades
Lire la chronique
Mors Principium Est
Dawn Of The 5th Era
Lire la chronique
Pure
Kingdom of Wrath
Lire la chronique
Skelethal
Interstellar Knowledge Of T...
Lire la chronique
Bastard Sapling
Instinct Is Forever
Lire la chronique
Eternal Sex And War
Negative Monoliths
Lire la chronique
13th Moon
Abhorrence Of Light (EP)
Lire la chronique
Sacrificia Mortuorum / Orthanc
Split (Split-CD)
Lire la chronique
Maybeshewill
Fair Youth
Lire la chronique
Ancient Crypts
Devoured By Serpents (Démo)
Lire la chronique
Overkill
White Devil Armory
Lire la chronique
Deathronation
Hallow The Dead
Lire la chronique
Pornography : interview à l'occasion de la sortie de leur compilation
Lire l'interview
Horrendous
Ecdysis
Lire la chronique
The Duskfall
Where The Tree Stands Dead
Lire la chronique
Khold
Til Endes
Lire la chronique
''Betty'' 20th Anniversary Tour
Helmet
Lire le live report
Absentia Lunae
Vorwärts
Lire la chronique
Mudvayne
L.D. 50
Lire la chronique
Queens Of The Stone Age
...Like Clockwork
Lire la chronique
Midnight
No Mercy For Mayhem
Lire la chronique
Oozing Wound
Earth Suck
Lire la chronique
Sam Bean, ou la vie à 300 BPM
Lire l'interview
Dagoba lors de leur passage à Lyon
Lire l'interview
Down
Down IV Part II (EP)
Lire la chronique
Saille
Eldritch
Lire la chronique
Schammasch
Contradiction
Lire la chronique
Striker
City Of Gold
Lire la chronique
Chroniques à la con ! 12 : Back from the dead
Lire le dossier
Anathema
Distant Satellites
Lire la chronique