chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
48 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Kess'khtak - May Not Be The One You Want

Chronique

Kess'khtak May Not Be The One You Want (EP)
Sous ce nom barbare, une insulte en arabe signifiant littéralement la chatte de ta sœur, se cache un jeune groupe non moins barbare formé en 2007 à Genève. Après un split l'année suivante avec les Français de Juggernaut, les Suisses sortent en 2010 leur premier EP qui avertit dans son titre May Not Be The One You Want.

Par chance, la rencontre avec mes tympans s'est plutôt bien passée malgré les efforts répétés du combo pour les faire saigner. J'avais pourtant quelques appréhensions vu le nom du groupe et cette pochette affreuse typique des machins modernes qui n'ont pas trop de succès chez moi. Mais si la musique de Kess'khtak est effectivement moderne, je n'ai eu aucun problème pour accrocher au deathcore des Genevois. Attention, pas du faux deathcore moisi à base de mosh parts toutes les dix secondes. Non, KSK fait dans le rapide et le bourrin. Il y a bien quelques breakdowns ici ou là (le final de "Spasm" est d'ailleurs ultra jouissif avec ce riff monstrueux), le quintette n'oubliant jamais le groove, mais ce n'est pas ce que l'on retient vu qu'ils sont noyés dans les blasts. Ce May Not Be The One You Want se pose en effet comme une machine de guerre intraitable qui délivre à tour de bras des blast-beats dont la vigueur se trouve renforcée par la production puissante de Jéjé Lapin au Terrier 5 (Mumakil, Knut, Blockheads...). C'est ce que j'appelle de bonnes bases d'écoute. Un bon début donc qui évidemment appelle d'autres qualités. Non seulement KSK bourrine à tout va, résultant en une intensité presque grind, mais le quintette pimente sa sauce de riffs inspirés qui accompagnent les blasts. Un sens du riff rare dans un genre qui se limite souvent à jouer bête et méchant. KSK a en plus le bon goût d'envelopper ceux-ci d'une couche bien noire comme je l'aime. Cette combinaison délicieuse de blasts et de gros riffs sombres brutal death, les Suisses s'en servent souvent dès le début de leurs morceaux (le premier titre "Forgiveness Buried" qui ne s'embarrasse même pas d'une introduction, "Worldwide Genocide", "Warrior Of A Day", "Abject Object") histoire de coller l'auditeur au mur pour ne plus le lâcher. Je peux vous dire que ça marche et l'efficacité est telle qu'on ne voit pas passer les vingt minutes.

Vingt minutes trop courtes qui suffisent néanmoins pour se rendre compte du potentiel prometteur de Kess'khtak. Le groupe n'évite toutefois pas quelques égarements comme certains riffs plus bateau, moins inspirés, et a un peu oublié la basse dans le mix. On pourra également reprocher aux six titres leur côté trop monochromatique. L'homogénéité c'est bien, mais il est bon aussi de varier davantage les plaisirs. Ce que j'invite les Suisses à faire s'ils ont l'intention d'enchaîner sur un prochain full-length. Mais pour ce format court, KSK a mis dans le mille avec son brutal deathcore sombre aux accents grind redoutable. L'appellation deathcore peut faire peur à beaucoup de personnes (et on les comprend!) mais en ce qui me concerne, il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas pris une petite claque par un groupe estampillé de la sorte. Il faut dire qu'on est très proche du brutal death et que les éléments deathcore restent à distance avec des mosh parts très peu utilisées et un duo de chanteurs, qui alternent entre growls et beuglements hardcore, classique mais efficace et contribuant à la brutalité et l'intensité de l'opus. Si des noms comme Inside Conflict, Mumakil (dont Tom le chanteur pousse la chansonnette en guest), Misery Index, Benighted ou Trepan'Dead vous parlent, m'est avis que vous pourriez trouver votre bonheur. Mais ne touchez pas à ma sœur!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

Surt citer
Surt
23/04/2011 13:32
En effet c'est du bon !!
BbrBlastard citer
BbrBlastard
23/04/2011 11:21
Tu as visé dans le mille en citant Muma, MI, et les autres, il faut oublier l'étiquette Deathcore, ça tire bien sur le grind et c'est bon ça! Bonne petite découverte!
Keyser citer
Keyser
22/04/2011 20:13
Extraits sur MySpace

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Kess'khtak
Brutal Deathcore
2010 - Sigma Records
notes
Chroniqueur : 3.5/5
Lecteurs :   -
Webzines : (4)  3.75/5

plus d'infos sur
Kess'khtak
Kess'khtak
Brutal Deathcore - Suisse
  

tracklist
01.   Forgiveness Buried
02.   Worldwide Genocide
03.   Warrior Of A Day
04.   Abject Object
05.   Sweet Revenge
06.   Spasm

Durée : 19'09

line up
parution
15 Octobre 2010

Essayez aussi
Misery Index
Misery Index
Discordia

2006 - Relapse Records
  
Dying Fetus
Dying Fetus
Killing On Adrenaline

1998 - Relapse Records
  
Modus Delicti
Modus Delicti
Modus Delicti (EP)

2010 - The Spew Records
  
Eradikal Insane
Eradikal Insane
Mithra

2015 - Autoproduction
  
Beneath The Massacre
Beneath The Massacre
Dystopia

2008 - Prosthetic Records
  

Hån
Facilis Descensus Averni
Lire la chronique
Blood Incantation / Spectral Voice
Blood Incantation / Spectra...
Lire la chronique
Seher
Nachzehrer
Lire la chronique
SubRosa
For This We Fought the Batt...
Lire la chronique
Gorguts
The Erosion Of Sanity
Lire la chronique
Hellbringer
Awakened from the Abyss
Lire la chronique
Nuke
Nuke
Lire la chronique
Motörhead
Overkill
Lire la chronique
Cepheide
Respire (EP)
Lire la chronique
Imperium Dekadenz
Dis Manibvs
Lire la chronique
Paradise Lost
The Plague Within
Lire la chronique
Diabolical
Umbra (EP)
Lire la chronique
Dystopia
Human = Garbage (Compil.)
Lire la chronique
Iron Maiden
Iron Maiden
Lire la chronique
Soilwork
Death Resonance (Compil.)
Lire la chronique
Eldamar
The Force of the Ancient Land
Lire la chronique
Inquisition
Bloodshed Across the Empyre...
Lire la chronique
Temtris
Enter the Asylum
Lire la chronique
Hell Militia pour leur passage au Fall Of Summer
Lire l'interview
Auriga
VII - Dimensions of Asymmetry
Lire la chronique
Harm
October Fire
Lire la chronique
Abigail
The Final Damnation
Lire la chronique
Cauchemar
Chapelle ardente
Lire la chronique
Myrkur
Mausoleum (Live)
Lire la chronique
Falaise
As Time Goes By (Rééd.)
Lire la chronique
Dystopia
The Aftermath (Compil.)
Lire la chronique
Vader
Iron Times (EP)
Lire la chronique
Sol Sistere
Unfading Incorporeal Vacuum
Lire la chronique
Fyrnask
Fórn
Lire la chronique
Sad
Utter Nihil Worship
Lire la chronique