chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
35 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Pombagira - Iconoclast Dream

Chronique

Pombagira Iconoclast Dream
2011, année anglaise ? La perfide Albion a frappé fort ces derniers mois avec les sorties de Ramesses, The Wounded Kings, Pantheist et Pombagira et ce n’est pas prêt de s’arrêter puisque va débouler dans peu de temps le dernier Esoteric ! Avec des musiciens dont la lenteur des compositions est inverse à la frénésie de leur production (quelques mois d’écart entre ce Iconoclast Dream et son prédécesseur par exemple), tout est fait pour que la traversée de la Manche en Eurostar soit remplacée par un trajet direct vers l’île via nos enceintes. Pourtant, si certains n’ont pas déçu, le cas Pombagira laisse croire que prendre son temps devrait être une option à envisager.

Succédant à un Baron Citadel qui a permis au duo Hamilton-Giles de gagner en visibilité (toute relative), Iconoclast Dream continue d’exploiter ce doom d’amplifier worship teinté d’occultisme vaudou, cette fois parfaitement illustré par une pochette où le Baron Samedi règne sur une horde de zombie. Ce type d’exercice est souvent l’occasion d’explorer, d’expérimenter et c’est ce que les Anglais font… un peu. Trop peu pourrait-on dire, car cet unique morceau d’un peu plus quarante minutes a des airs de prolongation en comparaison à leur œuvre de 2010 bien plus généreuse en durée. Pombagira joue toujours une musique hypnotique reposant énormément sur le bruit des amplis et si ces derniers sont savamment utilisés (pas le son le plus lourd mais clairement l’un des plus enveloppant que j’ai pu entendre, comblant sans soucis l’absence de basse dont ils ont fait leur ligne de conduite), le riff de base ressemble trop à une variation d’un de ceux présents sur « Causeway Charred » (premier titre de Baron Citadel) pour vraiment emporter l’adhésion. C’est que jouer son va-tout en répétant inlassablement les mêmes notes est risqué : la première partie de l’album possède ce groove primaire et anesthésiant, marque de fabrique de la formation, mais l’impression de déjà-vu laisse penser que celui-ci tourne deux ou trois fois de trop. Heureusement, l’élévation de tempo vers les vingt minutes ainsi que le jeu de batterie de Carolyn Hamilton-Giles (me rappelant celui de Joey Osbourne d’Acid King) relancent l’intérêt.

Les possesseurs de l’édition vinyle auront tort de râler en constatant qu’Iconoclast Dream est coupé en son milieu. En plus de posséder un bel objet (à la pochette déjà mentionnée s’ajoute un intérieur fleurant bon le rite vaudou et un vinyle restituant fidèlement la prestation), ils pourront passer directement à une face B poussant l’essai vers le haut grâce à un passage atmosphérique à mi-chemin entre le progressif et le post-rock. La voici la plus-value attendue, cette décision de ne plus se cacher derrière les effets laissant respirer un sens de la mélodie simple où l’on verrait presque pousser des fleurs sur les cadavres ambulants malgré la montée des grillons estampillés Sunn annonçant le retour au ronronnant.

Niveau prise de risque, c’est peu, mais qu’on n’oublie pas l’essentiel : Pombagira est là pour apporter le plaisir du traînassant au volume poussé à son maximum et en cela le couple n’a plus rien à démontrer, le cerveau se posant tranquillement à côté de soi lors de l’écoute d’Iconoclast Dream (et ce n’est pas la conclusion utilisant un sample d’un discours du poète Adrian Mitchell contre la guerre du Vietnam qui va nous forcer à réfléchir, vu ce qu’on s’enquille avant !). Cependant, Baron Citadel avait placé la barre tellement haute que cet album est à conseiller exclusivement aux amateurs fanatiques souhaitant jouer au walking dead plus longtemps. Les autres feraient bien de poser une oreille sur le disque le précédant.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Pombagira
Amplifier Worshipping Doom
2011 - Black Axis Records / Mordgrimm
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (6)  6.5/10

plus d'infos sur
Pombagira
Pombagira
Psychedelic Rock / Doom Metal - 2006 - Royaume-Uni
  

tracklist
01.   Iconoclast Dream

Durée : 42 Mns

line up
parution
14 Septembre 2011

voir aussi
Pombagira
Pombagira
Flesh Throne Press

2015 - Svart Records
  
Pombagira
Pombagira
Maleficia Lamiah

2013 - Black Axis Records
  

Midnight
Sweet Death And Ecstasy
Lire la chronique
Meyhnach
Non Omnis Moriar
Lire la chronique
Crypts Of Despair
The Stench Of The Earth
Lire la chronique
Urn
The Burning
Lire la chronique
Sombre Croisade
Balancier des âmes
Lire la chronique
Rebaelliun
Bringer Of War (The Last St...
Lire la chronique
Morse
Pathetic Mankind
Lire la chronique
Canine
The Uprising
Lire la chronique
Limbonic Art
Spectre Abysm
Lire la chronique
Degial
Predator Reign
Lire la chronique
Rude
Remnants
Lire la chronique
Anatomia
Cranial Obsession
Lire la chronique
Dawn Ray'd
The Unlawful Assembly
Lire la chronique
Embittered Spunk Cadaver
The Final Throes of our Dyi...
Lire la chronique
Demolition Hammer
Epidemic Of Violence
Lire la chronique
Eldamar
A Dark Forgotten Past
Lire la chronique
Heir pour l'album "Au Peuple De L'abîme"
Lire l'interview
Mortuary
Nothingless Than Nothingness
Lire la chronique
The Faceless
In Becoming A Ghost
Lire la chronique
Necrovorous
Plains Of Decay
Lire la chronique
Impureza
La Caída de Tonatiuh
Lire la chronique
Loading Data
Double Disco Animal Style
Lire la chronique
Also Sprach Zarathustra
LAIBACH
Lire le live report
Paradise Lost
Medusa
Lire la chronique
W.E.B.
Tartarus
Lire la chronique
Havukruunu
Kelle surut soi
Lire la chronique
Demolition Hammer
Tortured Existence
Lire la chronique
Fretmiden
Omen
Lire la chronique
Air Raid
Across The Line
Lire la chronique
Les concepts dans le BM ! Pffffffffff.
Lire le podcast