chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
84 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

The Devin Townsend Band / Devin Townsend - Accelerated Evolution

Chronique

The Devin Townsend Band / Devin Townsend Accelerated Evolution
Il est de ces œuvres, engendrées par des artistes majeurs, qui demeurent souvent dans l’ombre malgré leurs qualités intrinsèques, tant elles peuvent être éclipsées par des colosses écrasants de renommée et de prestige. Accelerated Evolution est de celles-là. Parce que lorsque l’on aborde l’œuvre gargantuesque de Devin Townsend (et ses divers projets), ce sont souvent les mémorables Ocean Machine, Infinity, ou encore le monument Terria qui s’imposent, et en imposent par la même occasion. Mais l’album dont il est question ici voit quant à lui le jour sous le nom « The Devin Townsend Band ». Le but étant à l’époque de doter le prolifique Canadien d’un line-up dédié à sa carrière solo (on retrouvera d’ailleurs la plupart de ses musiciens dans le Devin Townsend Project six ans plus tard).

Alors, cet Accelerated Evolution mérite-il que l’on s’y attarde ? Difficile de trancher, pour vous faire une réponse de Normand. On retrouve ici tous les éléments indissociables d’un disque de Devin Townsend, si forts qu’ils en constitueraient presque un sceau en nom propre. Et le charme agit toujours au premier contact, On le retrouve instantanément dans ce son puissant et clair, constitué d’un empilement multicouche de guitares et de claviers aboutissant à un édifice sonore chargé, mais limpide au possible. Assurément, l’album est, sur la forme, dans sa production et son interprétation (le chant est toujours assez fantastique), quasiment inattaquable. Le problème est ailleurs. Si Accelerated Evolution parvient un instant à nous rappeler la pureté et l’efficacité d’un Ocean Machine (l’opener « Depth Charge » est assez impressionnant à ce niveau) le côté bien plus accessible et moins ambitieux du disque déçoit, comme si Devin cherchait (et réussi dans l’idée) à livrer une version plus tempérée, qui laisse malheureusement une désagréable sensation de tiédeur. Des chansons comme « Traveller » ou « Slow me Down » sonnent bien trop plates et convenues pour convaincre. Dans une veine assez proche, « Sunday Afternoon » bien qu’un tantinet plus agréable (ce refrain cotonneux) ne marque pas non plus. Comme si dans un registre plus typiquement pop, Devin n’était pas encore en totale confiance…

Et justement, c’est quand l’album s’éloigne un peu de cette formule qu’il place quelques gemmes. La plus célèbre d’entre elle bien sûr, la magnifique « Deadhead », que ses huit minutes, tout en atmosphère et en sensibilité traversées par les vocaux déchirants de Devin, font encore aujourd’hui un classique du vaste répertoire du Canadien. Le genre de titre qui survole le reste et vaut à lui seul l’achat du disque. On retiendra aussi un « Storm » majestueux, mais concis et accrocheur, les mélodies vocales faisant mouche. Un petit tour de force en soit qui n’aurait pas dépareillé sur les précédentes œuvres cités plus haut. C’est ensuite le bien trop méconnu « Suicide » qui finira de nous épater avec ses riffs « meshuggesques » (les guitares sont d’une netteté et d’une puissance peu commune pour l’époque) et son solo flashy. Assez rare chez Devin, qui se sera finalement (et judicieusement) abstenu de faire des démonstrations techniques stériles tout au long de sa carrière.

Accelerated Evolution laisse une impression mitigée. La sensation d’avoir affaire à une œuvre franchement inspirée dans sa première partie s’efface aussi vite qu’elle est venue dans la deuxième. Dommage pour un artiste qui semble peut-être se répéter pour la première fois sur cet album dédié à sa femme Tracy, évoquée à de nombreuses reprises. Pourtant les qualités sont là, mais quand il s’agit d’un génie de la trempe de Devin Townsend, difficile de ne pas être déçu. On réécoutera donc Accelerated Evolution pour ces meilleurs moments entre deux cures d’Ocean Machine et de Terria.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Caïn Marchenoir citer
Caïn Marchenoir
01/10/2017 13:41
Pour moi c'est le début de la fin pour Devin Townsend, c'est trop mielleux, même s'il y a de bon moment, mais c'est largement en dessous d'un Terria, d'un Infinity et d'un Ocean Machine.
Et ça a été même cet album qui a provoqué un désintérêt certain pour cet artiste, car entre ça et les derniers albums de SYL, c'était franchement pas la panacée. Bref, c'était mieux quand il était réellement fou.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
The Devin Townsend Band / Devin Townsend
Metal Progressif
2003 - HevyDevy Records
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
The Devin Townsend Band
The Devin Townsend Band
Soft Out of this World Metal - 2003 † 2007 - Canada
  
Devin Townsend
Devin Townsend
Out of this World Metal - 1997 - Canada
  

écoutez
  • Suicide / The Devin Townsend Band
  • Storm / The Devin Townsend Band

tracklist
01.   Depth Charge
02.   Storm
03.   Random Analysis
04.   Deadhead
05.   Suicide
06.   Traveller
07.   Away
08.   Sunday Afternoon
09.   Slow Me Down

Durée : 54:30 minutes

line up
voir aussi
Devin Townsend
Devin Townsend
Terria

2001 - InsideOut Music
  
Devin Townsend Project / Devin Townsend
Devin Townsend Project / Devin Townsend
Ghost

2011 - InsideOut Music
  
The Devin Townsend Band / Devin Townsend
The Devin Townsend Band / Devin Townsend
Synchestra

2006 - InsideOut Music
  
Devin Townsend
Devin Townsend
Physicist

2000 - HevyDevy Records
  
Devin Townsend
Devin Townsend
Ziltoid The Omniscient

2007 - HevyDevy Records
  

Essayez aussi
Wolverine
Wolverine
Still

2006 - Candlelight Records
  
To-Mera
To-Mera
Transcendental

2006 - Candlelight Records
  
Orakle
Orakle
Eclats

2015 - Apathia Records
  
Klone
Klone
Here Come The Sun

2015 - Klonosphère
  
TesseracT
TesseracT
Polaris

2015 - Kscope Music
  

Dismal
遺·白
Lire la chronique
Krolok
Flying Above Ancient Ruins
Lire la chronique
Përl
Luminance (EP)
Lire la chronique
Endless Chaos
Paths To Contentment
Lire la chronique
French black metal : la relève
Lire le podcast
R.I.P.
Street Reaper
Lire la chronique
Fugazi
13 Songs (Compil.)
Lire la chronique
Midnight
Sweet Death And Ecstasy
Lire la chronique
Meyhnach
Non Omnis Moriar
Lire la chronique
Crypts Of Despair
The Stench Of The Earth
Lire la chronique
Urn
The Burning
Lire la chronique
Sombre Croisade
Balancier des âmes
Lire la chronique
Rebaelliun
Bringer Of War (The Last St...
Lire la chronique
Morse
Pathetic Mankind
Lire la chronique
Canine
The Uprising
Lire la chronique
Limbonic Art
Spectre Abysm
Lire la chronique
Degial
Predator Reign
Lire la chronique
Rude
Remnants
Lire la chronique
Anatomia
Cranial Obsession
Lire la chronique
Dawn Ray'd
The Unlawful Assembly
Lire la chronique
Embittered Spunk Cadaver
The Final Throes of our Dyi...
Lire la chronique
Demolition Hammer
Epidemic Of Violence
Lire la chronique
Eldamar
A Dark Forgotten Past
Lire la chronique
Heir pour l'album "Au Peuple De L'abîme"
Lire l'interview
Mortuary
Nothingless Than Nothingness
Lire la chronique
The Faceless
In Becoming A Ghost
Lire la chronique
Necrovorous
Plains Of Decay
Lire la chronique
Impureza
La Caída de Tonatiuh
Lire la chronique
Loading Data
Double Disco Animal Style
Lire la chronique
Also Sprach Zarathustra
LAIBACH
Lire le live report