chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
56 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Amiensus - All Paths Lead To Death

Chronique

Amiensus All Paths Lead To Death (EP)
Depuis ses débuts en 2010 la formation de Rochester n’a jamais laissée indifférente, que ce soit du côté des fans de Metal comme de Progressif : pas assez brutal et trop barrée pour les uns alors que pour les autres c’était justement l’inverse, le tout en traînant une réputation de groupe à la mode sans personnalité. Du coup difficile pour celui-ci d’arriver à se frayer un chemin solide et stable au milieu d’une scène Black qui ne cesse de faire le grand écart entre retour aux sources et son volontairement crade d’un côté, et modernisme plus accessible et grand-public comme le Post-Black de l’autre (par ailleurs très tendance depuis quelques temps). Après les bons retours de son second album « Ascension » le combo protéiforme va encore une fois étonner et diviser, tout en calculant bien son coup, car en proposant sa nouvelle sortie sous le format de l’EP celui-ci limite les risques et attend de voir la réaction des fans pour savoir s’il continue dans cette nouvelle optique, ou s’il fait machine arrière. Car musicalement on est assez loin de sa précédente sortie, terminées ici les parties instrumentales à rallonges, on est là sur quelquechose de plus direct et brutal mais qui conserve des orchestrations plutôt recherchées (dont l’ensemble a été composé juste avant de partir en tournée avec ABIGAIL WILLIAMS) dont l’ensemble correspond assez bien à la pochette magnifique intitulée « Satan Presiding At The Infernal Council » signée du peintre John Martin (1789-1854) qui est fortement redécouvert depuis peu. En effet il a la cote actuellement auprès des musiciens en quête de fresques sombres et religieuses, notamment auprès des Irlandais d’APOSTATE VIATICUM ou des Allemands de DESASTER qui ont eux aussi utilisé une de ses créations pour leurs opus sortis récemment.

Pour en revenir à la musique dès le démarrage on est étonné par la nouvelle direction de la bande, mais on se laisse facilement happer avec « Gehenna » qui mixe intelligemment blasts ultra-rapides, riffs très sombres aux relents Dark et neigeux, sans oublier les ralentissements et passages plus écrasants. Cependant afin de ne pas dérouter encore plus son auditoire celle-ci a conservé quelques nappes de claviers bienvenues qui permettent de renforcer ce sentiment de mélancolie général, où des voix claires et passablement tristes apparaissent à plusieurs reprises pour éviter de tomber dans la redondance. Car bien qu’ayant raccourci ses compositions celles-ci tournent quand même aux alentours des six minutes chacune, du coup il est indispensable d’aérer au maximum sa musique et la diversifier à outrance, tout en gardant une base simple et accrocheuse, et c’est le cas avec « Mouth Of The Abyss ». Ce titre démarre pied au plancher où le riff principal glacial et coupant entraîne la batterie furibarde avec lui pendant un bon moment, avant que le tout ne se calme pour mieux repartir ensuite avec un léger côté épique et remuant, qui sert de rampe de lancement à une dernière salve de passages speedés et en finir de façon plus posée et planante. Montrant là encore toute la densité et créativité de ses géniteurs, cette galette va continuer à nous scotcher et à nous surprendre, tout d’abord avec « Prophecy » qui va laisser plus de place aux ambiances et se rapprocher de leurs influences majeures nommées ENSLAVED et AGALLOCH. Ici peu de place pour la vitesse et la démonstration physique, on privilégie le côté mystique et envoûtant avec des nappes de clavier plus importantes qu’auparavant, conjugué à un solo de haute tenue et à un frappeur qui sait se faire plus posé et technique (mais sans jamais en faire des tonnes). Bien que totalement différent de ce qu’on a pu entendre auparavant ce titre s’avère être parfaitement raccord avec le reste, et sa place judicieuse pile au milieu permet à l’ensemble de se calmer pour mieux repartir ensuite. Ça redémarre très fort avec « Desolating Sacrilege » à la fois remuant et très épique, où là-encore le sens du riff des guitaristes (conjugué au jeu subtil du marteleur) fait des merveilles, et où le boulot effectué par les voix prend tout son sens. Depuis le début la plupart des membres se relaient de manière plus ou moins régulière au micro, chacun apportant sa touche caractéristique afin de proposer moins de monotonie, et c’est le cas vu qu’on trouve à la fois des growls, des parties criées légèrement Core et du chant clair pour plus d’émotions. Ici les gars nous compilent deux parties distinctes sur cette compo qui durant une bon moment nous propose une variété de rythmes basée sur un tempo élevé et entraînant, avant que le dernier-tiers de celle-ci ne se base plus sur l’écrasement et la lenteur (tout en se faisant plus recherchée), pour un résultat hyper dynamique et réussi, avant de conclure le tout par « The River » (qui n’a rien à voir avec le mythique disque de Bruce Springsteen), qui va faire le grand écart. On passe facilement de la brutalité et du headbanging d’ouverture à quelquechose de plus travaillé et presque Prog’ sur la fin, entre tout ça de nombreuses cassures et breaks figurent tout du long, toujours parfaitement en place et sans trop en faire, qui maintiennent une vraie cohésion générale qui s’achève au bout d’une demi-heure, et de la plus belle des manières.

Si ce format court sert encore trop souvent de bouche-trou (ou cache-misère) il n’en est rien ici, et pourrait presque faire office de second album de la bande, tant la qualité est au rendez-vous. A la fois très bien écrit, cohérent de A à Z, tout en subtilité et intégrant de nombreuses influences sans jamais les reprendre de manière trop flagrante, il montre des gars plus mâtures et sûrs de leur fait qui n’ont surtout pas peur d’évoluer et de faire ce qui leur plait. Alors certes ça pourra chipoter sur le fait que certaines parties se répètent un peu et se retrouvent sur les différentes plages, il n’en reste pas moins qu’on est présence d’un produit de qualité, superbement produit et à l’accroche immédiate, qu’on aura plaisir à se remettre régulièrement tant on y découvre de nouvelles choses à chaque fois.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Amiensus
Black Metal Progressif
2017 - Apathia Records
notes
Chroniqueur : 4/5
Lecteurs :   -
Webzines : (9)  3.5/5

plus d'infos sur
Amiensus
Amiensus
Black Metal Progressif - 2010 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Gehenna
02.   Mouth Of The Abyss
03.   Prophecy
04.   Desolating Sacrilege
05.   The River

Durée : 29 minutes

line up
parution
19 Mai 2017

Essayez aussi
Ars Moriendi
Ars Moriendi
L'Oppression du Rien

2008 - Griffin Music
  
Enslaved
Enslaved
Below The Lights

2003 - Osmose Productions
  
In Human Form
In Human Form
Opening of the Eye by the Death of the I

2017 - I, Voidhanger Records
  
Todtgelichter
Todtgelichter
Rooms

2016 - Supreme Chaos Records
  
Borknagar
Borknagar
Urd

2012 - Century Media Records
  

Nuclear Assault
Game Over
Lire la chronique
Poésique - MoM chronique Death - The Sound of Perseverance
Lire le biographie
Ritual Necromancy
Disinterred Horror
Lire la chronique
FOREST FEST OPEN AIR
Antzaat + Anus Mundi + Aura...
Lire le live report
Mezzrow
Then Came The Killing
Lire la chronique
Circle Takes the Square
As the Roots Undo
Lire la chronique
Heptaedium
The Great Herald Of Misery
Lire la chronique
Serum Dreg
Lustful Vengeance
Lire la chronique
Vanhelga
Fredagsmys
Lire la chronique
Death Power
The Bogeyman Returns (Compil.)
Lire la chronique
Aura Noir
Aura Noire
Lire la chronique
Moonreich
Fugue
Lire la chronique
Megadeth
Lire le live report
Mortiferum
Altar Of Decay (Démo)
Lire la chronique
Être moins con : lire BLACK METAL
Lire le podcast
PPCM #0 - Chevauche le Grand Requin Blanc (Carcariass)
Lire le podcast
Legacy Of The Beast European Tour 2018
Iron Maiden + The Raven Age
Lire le live report
LE Canyon - Episode 13 - Dragon casqué
Lire le podcast
Sphæra
Teratology (EP)
Lire la chronique
Funeral Mist
Hekatomb
Lire la chronique
Obscura
Diluvium
Lire la chronique
Uniform / The Body
Mental Wounds not Healing (...
Lire la chronique
Soundgarden
Louder Than Love
Lire la chronique
Skogen
Skuggorna kallar
Lire la chronique
Ossuarium
Calcified Trophies Of Viole...
Lire la chronique
Thorium
Blasphemy Awakes
Lire la chronique
Sacred Reich
Independent
Lire la chronique
Atavisma
The Chthonic Rituals
Lire la chronique
Gaerea
Unsettling Whispers
Lire la chronique
Throane + Wolves In The Throne Room
Lire le live report