chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
54 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Ephel Duath - On Death And Cosmos

Chronique

Ephel Duath On Death And Cosmos (EP)
Ephel Duath a-t-il été un jour un véritable groupe ? Rien n'est moins sûr, chaque nouvel sortie étant affublée d'un nouveau line-up. Jusqu'à maintenant, Davide Tiso était parvenu à conserver son vieux pote Luciano George Lorusso derrière le micro mais cette ère touche à sa fin. Trois ans après le décevant "Through My Dog's Eyes", c'est donc une nouvelle période dans la carrière de ce projet italien qui commence. Terminé les sempiternelles promenades matinales et les ennuyeux parcs à chiens, le propos prend de la hauteur, la musique se remet sur les rails et le casting (sans doute provisoire) a de quoi faire rêver : Steve DiGiorgio à la basse, Marco Minnemann à la batterie et Karyn Crisis au chant. Oui rien que ça.

Autant être clair d'entrée de jeu : si "On Death And Cosmos" relève le niveau, il n'en demeure pas moins décevant pour un groupe qui a sorti coup sur coup "The Painter's Palette" (2003) et "Pain Necessary to Know" (2005). Trois titres de plus de six minutes pour une durée totale d'une vingtaine de minutes, Davide ne s'est pas accordé plus tenter de nous convaincre. Pas de temps à perdre donc, l'EP démarre en trombe sur un "Black Prism" qui ne fait aucun doute quant à l'identité du père (contrairement à l'enfant de Rachida Dati) dont on ressent la griffe, cette manière unique de construire la déconstruction, froide et mathématique. Les larbins DiGiorgio et Minnemann n'ont alors qu'à suivre le mouvement, pendant que la démoniaque Karyn s'évertue à cracher ses poumons là où elle peut. Même si je regretterai toujours les hurlements hardcore de Luciano (un de mes chanteurs favoris), le choix de cette demoiselle se révèle plutôt judicieux : sa voix colle finalement mieux à l'esprit *death* de ces compositions et donne un nouveau visage à leur musique.

Musicalement, le projet repart sur des atmosphères plus sombres et torturées proches de celles de "Pain Necessary to Know" dans lesquelles l'univers d'Ephel Duath trouve une véritable justesse. Peu à l'aise dans la réalité "terre-à-terre" du précédent volet, ce labyrinthe musical retrouve enfin une certaine densité avec cette variation sur le thème chaos. Même s'il demeure absolument indigeste au premier abord, le style de notre Italien est descendu d'un cran en terme de complexité. Certains n'apprécieront peut-être pas ; personnellement, je trouve cette direction plus humaine assez bien sentie dans la mesure où elle permet d'inscrire des superbes passages sur la longueur, chose impensable il y a encore quelques années ("Black Prism" à partir de 1'18", la seconde moitié de "Stardust Rain"). Il faudra néanmoins vous accrocher pour vous approprier ces trois pièces composées presque uniquement de riffs à contretemps, découpés, dissonants, un nouveau délire de surdoué de la gratte qui parlera principalement aux plus tordus d'entre nous, un genre dont je suis très client. Mais à l'instar de "Through My Dog's Eyes", j'ai une nouvelle fois grincé des dents devant le manque d'inspiration de certains passages (l'imbuvable *refrain* de "Raqia" est un bon exemple), ne laissant aucune chance à l'une de ces compositions de vous retourner pleinement. Le constat est d'autant plus dommage qu'à côté de ces moments de flottement où l'on peine à trouver le chemin, l'homme sait ouvrir des autoroutes sur lesquelles s'expriment un groove et un feeling redoutable.

Après digestion de la bête, on reste un peu sur sa faim. Avec le temps qui s'en écoulé depuis 2009, "On Death And Cosmos" aurait pu être bien meilleur ; il n'est finalement que prometteur, peut-être un avant goût d'un futur album qui pourrait faire remonter le combo italien des profondeurs infinies de l'oubli. C'est tout ce qu'on peut souhaiter au galérien Davide qui n'a jamais fait dans la demi-mesure. Mais quand le moment sera venu, je serai plus fébrile que confiant.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Dead citer
Dead
18/06/2012 16:07
Ah c'est sa femme ?
Ca serait pas étonnant. Vu le prix qu'il a du mettre pour s'offrir le reste du line-up, il devait plus avoir de thune Moqueur
BBB citer
BBB
18/06/2012 13:29
Davide Tiso a sûrement dû se dire qu'en offrant le poste de chanteur à sa femme celle-ci gueulerait moins à la maison...
Bon, blague idiote à part, faut encore que je le digère cet EP (en gros 666 écoutes) avant d'émettre un quelconque avis.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Ephel Duath
Metal avant-gardiste
2012 - Agonia Records
notes
Chroniqueur : 3.5/5
Lecteurs :   -
Webzines : (17)  3.33/5

plus d'infos sur
Ephel Duath
Ephel Duath
Metal avant-gardiste complexe - Italie
  

écoutez
tracklist
01.   Black Prism
02.   Raqia
03.   Stardust Rain

line up
parution
21 Juin 2012

voir aussi
Ephel Duath
Ephel Duath
The Painter's Palette

2003 - Elitist Records
  
Ephel Duath
Ephel Duath
Through My Dog's Eyes

2009 - Earache Records
  
Ephel Duath
Ephel Duath
Pain Necessary To Know

2005 - Elitist Records
  
Ephel Duath
Ephel Duath
Rephormula

2001 - Elitist Records
  
Ephel Duath
Ephel Duath
Pain Remixes The Known

2007 - Earache Records
  

On Thorns I Lay
Eternal Silence
Lire la chronique
Make Them Suffer
Worlds Apart
Lire la chronique
Satan présente GRAVELAND (feat. Sakrifiss)
Lire le podcast
Grima
Tales of the Enchanted Woods
Lire la chronique
Mötley Crüe
Shout at the Devil
Lire la chronique
Sepulchral
Back From The Dead (Compil.)
Lire la chronique
Skull Parade
Skullparade
Lire la chronique
Cytotoxin
Gammageddon
Lire la chronique
The World I Knew
Fuck a 9-5 (EP)
Lire la chronique
Infinity
Hybris
Lire la chronique
Anasarca
Survival Mode
Lire la chronique
The Fatalist
Dark Ecriture (EP)
Lire la chronique
Dead Witches
Ouija
Lire la chronique
Black Metal in french : Les destructeurs
Lire le biographie
Formicarius
Black Mass Ritual
Lire la chronique
Bloody Rabbeat
Use Your Head (EP)
Lire la chronique
Dzö-nga
The Sachem's Tales
Lire la chronique
Wacken Open Air 2017
28 years louder than anythi...
Lire le live report
Expulsion
Nightmare Future (EP)
Lire la chronique
Once Awake
Ever So Cold
Lire la chronique
Contorsion
United Zombie Nation (U.z.N)
Lire la chronique
The Gault
Even as All Before Us
Lire la chronique
Hangman's Chair / Greenmachine
Hangman's Chair / Greenmach...
Lire la chronique
Dawn Of Disease
Ascension Gate
Lire la chronique
Nokturnal Mortum
Verity
Lire la chronique
Beneath
Ephemeris
Lire la chronique
Fall Of Summer 2017
Lire l'interview
The Midnight Ghost Train
Cypress Ave.
Lire la chronique
Cloven Hoof
Who Mourns For The Morning ...
Lire la chronique
Charnel Winds
Verschränkung
Lire la chronique