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Diablerie - The Catalyst Vol. 1: Control

Chronique

Diablerie The Catalyst Vol. 1: Control
Diablerie, voilà un nom qui parlera peut-être à certains d'entre vous puisque ce combo Finlandais a commencé ses activités aux alentours de la fin du vingtième siècle. Si ce n'est pas le cas, ne vous sentez pas honteux car dans le genre discographie à trous, le groupe se défend bien. A l'exception de l'apparemment culte "Seraphyde" datant de 2001, il a enchaîné les démos/EP et surtout les cessations d'activités pour finalement aboutir à ce retour en ce début d'année 2017 qu'à mon avis peu de gens parmi ceux qui avaient pris le train en marche à l'époque espéraient encore. En ce qui me concerne, c'est la présence de membres issus de The Chant, Shape of Despair et Rapture notamment qui a éveillé ma curiosité ; pour le reste, il n'aura fallu qu'une seule écoute pour me convaincre.

Que cet album me tombe entre les oreilles à cette période de ma vie est une aubaine car je ne sais pas si j'aurais eu le même coup de coeur quelques années auparavant. Car Diablerie ne fait pas dans la demi-mesure. Leur musique est extrême, à tous les niveaux, exigeant du coup de la part de l'auditeur des prédispositions particulières pour adhérer, et encore plus aujourd'hui dans un genre qui n'a plus le même essor qu'il y a 15 ans. Si comme moi vous aviez tripé sur la reconversion d'un ...and Oceans ou les délires futuristes d'un Kovenant, l'écoute de ce premier volet (espérons!) de "The Catalyst" devrait vous ramener dans votre fougueuse jeunesse. On y ressent le même jusqu’au-boutisme dans l'expression de la violence et l'intégration d'éléments electroniques contrastant grossièrement avec les guitares électriques. Si l'on entend quelques inspirations black metal, l'atmosphère dégagée m'évoque plus un metal industriel malsain et sans pitié, avec même quelques relents hardcore dans l'urgence suscitée. Certaines sonorités se rapprochent d'ailleurs énormément d'un Strapping Young Lad des années 90, l'électro en plus évidemment ; j'aurais bien vu un "Rabid (Dogs of Church and State)" aux côté d'un "Oh my Fucking God" sur l'incontournable "City" des Canadiens. Cette esthétique pompeuse et vulgaire, le groupe l'entretient tout au long de l'album et se complaît avec délectation dans cette univers froid et dénué de couleur. Un vrai régal.

De part sa nature, "The Catalyst" est typiquement le genre de trucs que l'on adore ou que l'on déteste. Quelques minutes devraient vous en convaincre. Pour ceux qui survivraient à ce premier contact, vous serez probablement saisis par l'efficacité de la bête qui malgré un travail de composition riche et complexe, n'en oublie pas les fondamentaux et parvient par son groove à vous accrocher dès les premières écoutes. Le groupe est arrivé à équilibrer son oeuvre en y insufflant une côté mélodique omniprésent et en alternant ingénieusement titres de pilonnage extrême, titres de relative accalmie plus électroniques et titres atmosphériques, avec une première moitié d'album absolument démoniaque. Dommage d'ailleurs qu'un "Wear my Crown" se retrouve finalement seul sur ces 50 minutes, pour moi LE titre fort des dix, à la fois violent, catchy et honteusement synthétique. L'ensemble se révèle de grande qualité, sans faute de goût ni baisse de régime, savamment dosé dans tous ses aspects et interprété par des musiciens hors pairs. Techniquement parfaitement maîtrisé, l'album contient aussi quelques solos (chose assez rare dans le style) très bien sentis ; HV se montre également très convaincant dans son chant clair, en plus de ses hurlements dont on connaissait déjà les intonations dans ses autres projets.

Vous l'aurez compris, les Finlandais nous offrent un retour très réussi. Direct, hargneux et surtout personnel, ce premier chapitre de "The Catalyst" conjuge à merveille metal industriel et metal électronique dans une ambiance futuriste et décadente des plus tenaces. A l'exception de quelques refrains hasardeux ("Grey" notamment) et de passages de moindre intensité, difficile de trouver quoique ce soit de marquant à reprocher à cette cuvée 2017. Il n'y a donc plus qu'à espérer que le volume 2 arrive plus vite que le premier. En attendant, voilà du bon LSD pour vos oreilles, à consommer sans modération.

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4 COMMENTAIRE(S)

Funky Globe citer
Funky Globe
24/02/2017 12:45
C'est marrant j'ai jamais vu le côté "en avance sur son temps" de seraphyde. Juste un putain d'album, le meilleur jamais composé dans le style.
Celui-ci place la barre aussi haut. Très beau retour de Diablerie qui n'a rien perdu de sa superbe.
Niightwanderer citer
Niightwanderer
20/02/2017 16:29
Et hop c'est commandé !
En effet c'est un retour que je n’espérais même plus.
Le fameux "Seraphyde" m'a bien marqué également, sombre tout en étant accrocheur, varié, personnel et efficace.
Proche du chef d'oeuvre : seul 1 ou 2 titres un peu en dessous et une production perfectible (un peu trop medium, manquant d'ampleur) même si très correcte m'empêcherait de lui mettre 10/10.
Hâte de m'écouter celui-ci.
Dead citer
Dead
19/02/2017 22:15
Merci pour ces précisions RBD, du coup tu me donnes envie d'aller jeter une oreille sur "Seraphyde" Sourire
RBD citer
RBD
19/02/2017 20:55
"Seraphyde" était une énorme claque, car ce disque était fort en avance sur son époque.

La chronique cerne bien ce nouvel album, mais j'ajouterais que bien des passages se raccrochent plus franchement qu'avant à l'Electro Indus tendance Dark ou Futuriste. Et je regrette un peu cette concession à un angle plus conformiste par rapport à la scène actuelle. Plus de chant féminin, plus de ballade bluesy perverse, notamment. Diablerie revient faire du Diablerie en refrénant les prises de risque. Mais au moins, n'a pas perdu son âme.

Car il reste quand même un bon album qui pourrait, je l'espère, conquérir un nouveau public trop jeune à l'époque de "Seraphyde" ou passé à côté en ces temps où les découvertes étaient moins faciles.

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Diablerie
Metal indus électronique
2017 - Primitive Reaction
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines : (6)  7/10

plus d'infos sur
Diablerie
Diablerie
Metal indus électronique - 1999 - Finlande
  

tracklist
01.   Hexordium: The final realisation that you don't matter  (02:40)
02.   Selves  (04:01)
03.   Rabid (Dogs of Church and State)  (04:00)
04.   Wear My Crown  (04:08)
05.   Odium Generis Humani  (04:37)
06.   You Stop You Die  (02:24)
07.   Grey  (04:45)
08.   This Drastic Clique  (04:59)
09.   Osiris  (07:11)
10.   I am The Catalyst  (09:38)

Durée : 48 min.

line up
parution
27 Janvier 2017

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