chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
49 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Cut Up - Wherever They May Rot

Chronique

Cut Up Wherever They May Rot
Si la fin officielle de VOMITORY avait déçu un certain nombre de fans de Death bas du front et bien bourrin, CUT UP par l’intermédiaire du très bon « Forensic Nightmares » leur avait permis de retrouver l’espoir de voir perdurer sur disque comme sur scène l’âme du combo Suédois aujourd’hui décédé. Remis en selle par son growler et bassiste, ainsi que par son batteur historique (épaulés par une nouvelle paire de guitaristes) il proposait de revivre les plus belles heures du quartet originel mais avec un soupçon de mélodie supplémentaire (qui apparaissait déjà dans « Carnage Euphoria » et « Opus Mortis VIII »), pour un résultat qui se révéla à la hauteur des attentes. Aujourd’hui l’heure est à la confirmation et comme cela a toujours été le cas avec Erik Rundqvist et Tobias Gustafsson il ne faut pas s’attendre à de grands changements au niveau du style, de l’écriture et rendu sonore, car on reste dans une production bien abrasive, puissante et relativement naturelle, où les blasts ravageurs dominent la majorité de l’espace tout en étant complétés par des passages à la double impeccable et des solos de qualité qui font le job sans dénaturer l’ensemble ni l’affaiblir.

D’ailleurs on s’aperçoit de cela dès le départ avec la doublette « From Ear To Ear » et « Necrophagic Madness » qui s’enchaînent parfaitement et misent tout sur la vitesse qui ne s’arrête pas, ici pas de place pour la finesse on y va à fond et on ne s’éternise pas des heures car la durée totale est très courte. Pas le temps donc de se poser de questions où d’aller dans la recherche puisqu’ici les gars ont décidé de démarrer fort et de marquer les esprits par la violence dégagée, qui n’est pas sans rappeler l’ancienne formation des deux têtes pensantes (période « Revelation Nausea » / Ulf Dalegren). Cependant si l’on pouvait reprocher à l’époque sur les albums des débuts une certaine linéarité et répétition il n’en est ici pas question, car après ce déluge de violence le quatuor a décidé de se poser un peu plus et de laisser libre court à plus de variété et de lourdeur. Si « Behead The Dead » début aussi puissamment que précédemment, il contient ensuite un excellent break centrale où la double se fait entendre et donne un côté remuant à l’ensemble, qui se conclût comme il a commencé, c’est-à-dire à fond et donne un résultat excellent composé de trois parties distinctes (à l’instar du tout aussi réussi « Master Dissector » construit sur le même modèle et qui arrivera plus tard). S’ensuit le morceau-titre qui est probablement le plus varié de tout l’album, car après un démarrage lourd basé sur du mid-tempo pêchu qui donne envie de taper du pied, on se retrouve ensuite avec des passages bien remuants et d’autres plus bourrins basé sur des accélérations ravageuses et du headbanging imparable. « Vermin Funeral » se base quant à lui plus sur l’écrasement, ici peu d’excès de vitesse mais principalement des poussées sur le champignon courtes, agrémentées de riffs impeccables dont l’ensemble n’est pas sans rappeler « Opus Mortis VIII ».

Après ces compositions plus éthérées retour à quelquechose de plus brut et radical avec « By Hatred Bound » qui ne débande pas une seconde et nous replonge dans les plus belles heures du regretté combo, tout comme avec « Psychosurgery » où la batterie continue de se déchaîner tout en offrant un petit panel de variations techniques bienvenues, qui permet d’obtenir une écriture agréable sans redondance. De nouveau après ce déchaînement de violence, les gars vont lever un peu le pied mais toujours sans perdre en agressivité comme avec « In The Aftermath » qui s’étire un peu plus sur la durée afin de laisser le temps de se construire et d’installer sa lourdeur, car ici priorité est donné à la double et aux parties plus lentes, qui n’oublient pas cependant de conserver leurs variations et changements de rythmes pour plus de densité, à l’instar de « Cranium Crusher » plus Heavy que le reste et où plusieurs explosions de blasts retentissent ici et là entre des solos d’une grande qualité. Enfin « Raped By The Blade » montre une facette plus sombre du combo via une longue introduction calme et angoissante où le tempo se fait massif et volontairement bridé, avant que l’ensemble ne se poursuive de manière plus classique et rapide, pour une conclusion impeccable d’un disque totalement réussi où l’on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Car reprenant ce qu’il sait faire de mieux le quatuor ne prend pas de risques avec cette nouvelle livraison qui prolonge parfaitement la précédente tout en l’améliorant, vu que ses membres se connaissent de mieux en mieux. Du coup ils osent plus ralentir leur musique en y intégrant plus de parties lead que par le passé, ce qui réhausse également l’intérêt global d’un album sans fautes qui franchira allègrement le cap des écoutes multiples et qui figurera probablement dans le top Death-Metal de fin d’année.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

Jean-Clint citer
Jean-Clint
27/03/2017 18:17
note: 8/10
désormais en écoute intégrale via bandcamp :

https://cutup.bandcamp.com/album/wherever-they-may-rot
mayhem13 citer
mayhem13
23/03/2017 09:01
Bonne nouvelle ça! Je ne savais pas que certains étaient dans vomitory, je comprends mieux ces influences! J'avais bien aimé le précédent. A voir donc.
Orel Lion citer
Orel Lion
23/03/2017 08:24
Marrant, à côté d'un Vomitory je trouvais le premier album fade, et le morceau "Wherever They May Rot" sympathique mais sans grand plus... il faut que j'oubli complètement Vomitory pour réellement apprécié ce groupe je pense... c'est l'occasion avec ce 2nd album et ta chronique plutôt appétissante.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Cut Up
Death Brutal
2017 - Metal Blade Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  7.5/10
Webzines : (17)  7.61/10

plus d'infos sur
Cut Up
Cut Up
Death Brutal - 2015 - Suède
  

tracklist
01.   From Ear To Ear
02.   Necrophagic Madness
03.   Behead The Dead
04.   Wherever They May Rot
05.   Vermin Funeral
06.   By Hatred Bound
07.   Psychosurgery
08.   In The Aftermath
09.   Master Dissector
10.   Cranium Crusher
11.   Raped By The Blade

Durée : 38 minutes

line up
parution
24 Mars 2017

voir aussi
Cut Up
Cut Up
Forensic Nightmares

2015 - Metal Blade Records
  

Essayez aussi
Origin
Origin
Origin

2000 - Relapse Records
  
Atrocious Abnormality
Atrocious Abnormality
Echoes Of The Rotting

2007 - Comatose Music
  
Logic Of Denial
Logic Of Denial
Atonement

2013 - Comatose Music
  
Heaving Earth
Heaving Earth
Diabolic Prophecies

2010 - Redrum 666
  
Deeds Of Flesh
Deeds Of Flesh
Portals To Canaan

2013 - Unique Leader Records
  

Graven Maul
Crushed Skull Moon (EP)
Lire la chronique
Carnation
Chapel Of Abhorrence
Lire la chronique
Get The Shot
Infinite Punishment
Lire la chronique
Spaceslug
Eye The Tide
Lire la chronique
White Wizzard
Infernal Overdrive
Lire la chronique
Deafheaven
Ordinary Corrupt Human Love
Lire la chronique
Lofofora
L'épreuve du concert (Live)
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 15 - Sky Valley Summer Vibes sous l'Océan
Lire le podcast
PPCM #1 - Faut être un peu pessimiste (Pessimist)
Lire le podcast
Mars Red Sky
Stranded in Arcadia
Lire la chronique
Beyond Carnage
Profane Sounds Of The Flesh...
Lire la chronique
Iskald
Innhøstinga
Lire la chronique
Regnat Horrendum
Heathenland
Lire la chronique
Diocletian + Fin + Funeral Desekrator
Lire le live report
Thou
Rhea Sylvia (EP)
Lire la chronique
Wombripper
From The Depths Of Flesh
Lire la chronique
Ozzy Osbourne
No More Tears
Lire la chronique
Metallica
The $5.98 EP - Garage Days ...
Lire la chronique
Black Sabbath
13
Lire la chronique
Blood Of The Wolf
II: Campaign Of Extermination
Lire la chronique
MoM Poésique - Saor / "La Colline sentant les thyms"
Lire le podcast
Torture Rack
Malefic Humiliation
Lire la chronique
Black Howling
Return of Primordial Stillness
Lire la chronique
Isengard
Høstmørke
Lire la chronique
Devastatiön
Drink With The Devil (EP)
Lire la chronique
Mortem
Deinós Nekrómantis
Lire la chronique
Animals as Leaders
The Joy of Motion
Lire la chronique
Moongates Guardian
Leave the Northern Mountains
Lire la chronique
Absolvtion
Gallow's Destiny (EP)
Lire la chronique
The Negation
The Sixth Extinction (EP)
Lire la chronique