chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
187 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Venomous Maximus - Firewalker

Chronique

Venomous Maximus Firewalker
À mon grand regret, je n’aime pas le heavy metal. Ho, il y a bien sûr des contre-exemples mais, la plupart du temps, je peine à retrouver cette quintessence que me paraît offrir le style quand j’y pense à froid. Un nombre incalculable de tentatives et seulement quelques réussites, à la recherche du disque qui me donnera envie d’avoir les cheveux longs, le pied sur les retours comme un guerrier le met sur un rocher avant de se lancer dans la mêlée, le feu au corps.

Vous l’avez compris : Venomous Maximus fait partie des exceptions à la règle. Intéressé dès mon premier regard sur la pochette de Firewalker (artwork de l’année pour bibi), je suis très rapidement tombé amoureux de ce groupe de Texans, auparavant auteur d’un premier album – Beg Upon the Light – en 2012. Jouant pourtant un heavy metal retro flirtant avec le hard rock (qui m’évoque aussi bien Angel Witch que Mercyful Fate, mais nul doute que les experts trouveront d’autres noms à citer ici), les Ricains m’ont tout de suite plu par leurs guitares en constante combustion, donnant au genre une raideur continue poussant à troquer ses jeans pour du cuir et sa Citroën Saxo pour une Harley. Certification ultrametal donnée sans réfléchir : dès « White Rose », la bande fait tout pour honorer son patronyme paraissant issu d’un univers à la Mad Max en surchauffant directement le moteur. Twin Guitars, refrains fédérateurs, mélodies épiques et vigoureuses, tout y est, au point que les quarante-cinq minutes de ce second longue-durée font vivre la réalité deux fois plus rapidement, le monde comme dessert à sa portée.

Firewalker a l’intitulé qu’il mérite, aucune discussion possible sur le sujet. Acculant de moments grandioses et d’enchaînements galvanisants (seul l’interlude « Firewalker Theme » calme le jeu), Venomous Maximus rend difficile l’exercice de la citation pour appuyer son propos : comment départager quand des titres comme « Through the Black », « Angel Heart » ou « Take on the Grave » tuent de façon égale, avec le même bonheur faisant hésiter sur les impressions qu’ils donnent, entre concert vécu en transe et images de post-apo’ délicieusement vintage ? Quand les autres instruments se permettent de parfois en montrer aux guitares constamment meurtrières ? Si l’essai s’encombre de quelques légères baisses en qualité (« Fire in the Night », notamment), l’ensemble s’avère tant accrocheur et belliqueux qu’il ne donne pas envie de faire dans le détail. Tuerie, point barre.

Et il y a ce chant. Ce chant si bon, à la fois si doom, si rock, si metal et si… goth. Gregg Higgins risque d’en interpeller certains, ses vocalises se situant loin des habituels cris aiguës du heavy metal. Rappelant des formations comme Christian Death, Sisters of Mercy voire The Eighties Matchbox B-line Disaster, sa voix devient rapidement ce qui marque le plus durant l’écoute de Firewalker – oui, même les fantastiques guitares en sont un peu éclipsées ! Tour à tour charmeur (« Dark Waves »), batailleur (« Oct 14th » et son final qui appelle aux armes comme chez Primordial), constamment atteint d’une fièvre choisissant de ne pas décider entre envie de guerre et de sexe, le bonhomme donne une portée autre à la musique de Venomous Maximus, dans les clous et pourtant à-part.

J’ai longtemps hésité à vous parler de ce disque, pensant que je n’aurais pas les « compétences » nécessaires en raison d’un manque de culture concernant les étiquettes avec lesquelles Venomous Maximus aime jouer. Mais merde à cela : Firewalker est un tel plaisir inattendu, capiteux, rock n’roll et hargneux qu’il rend nécessaire d’en parler autour de soi. Merci à qui de droit de l’avoir fait et de m’avoir poussé à découvrir ce groupe.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

gulo gulo citer
gulo gulo
19/10/2015 13:46
note: 9/10
Normal.
Ikea citer
Ikea
19/10/2015 10:41
note: 8.5/10
Direction Bandcamp pour écouter l'album !

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Venomous Maximus
Heavy Metal / Hard Rock
2015 - Shadow Kingdom Records
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (3)  8.67/10
Webzines : (1)  10/10

plus d'infos sur
Venomous Maximus
Venomous Maximus
Heavy Metal / Hard Rock - 2010 † 2018 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Intro
02.   White Rose
03.   Through the Black
04.   Dark Waves
05.   Oct 14th
06.   Firewalker Theme
07.   Angel Heart
08.   My Machine
09.   Fire in the Night
10.   Take on the Grave

Durée : 44 minutes 47 secondes

line up
parution
19 Mai 2015

voir aussi
Venomous Maximus
Venomous Maximus
No Warning

2017 - Shadow Kingdom Records
  

Essayez aussi
Phantom Spell
Phantom Spell
Heather & Hearth

2025 - Cruz Del Sur Music
  
W.A.S.P.
W.A.S.P.
Golgotha

2015 - Napalm Records
  
Skull Parade
Skull Parade
Skullparade

2017 - Rexius Records
  
Ozzy Osbourne
Ozzy Osbourne
Diary Of A Madman

1981 - Epic Records
  
Skid Row
Skid Row
Slave To The Grind

1991 - Atlantic Records
  

Impermanent
Forging Eternity (EP)
Lire la chronique
Hellfuck
9 Nails Hammered Into The ...
Lire la chronique
Winter Rites Of The Mountain Land
Κυν-λακ-αχ (KIN-LAK-AX)...
Lire la chronique
Gaerea
Loss
Lire la chronique
Nostromo
Argue
Lire la chronique
Crème Flesh
For Your Ass Only
Lire la chronique
Pilori
Sans adieu
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
Nine Inch Nails
Broken (EP)
Lire la chronique
Interview de TOWERING pour l'album "The Oblation Of Man"
Lire l'interview
Ape Unit
Sticks
Lire la chronique
Immolation
Descent
Lire la chronique
Towering
The Oblation Of Man
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Ascend
Ample Fire Within
Lire la chronique
Bitter Branches
Let's Give The Land Back To...
Lire la chronique
Malum
From The Voids
Lire la chronique
Speed
All My Angels (EP)
Lire la chronique
Unearthly Rites
Tortural Symphony Of The Flesh
Lire la chronique
Bong-Ra
Esoterik
Lire la chronique
Interview de Gorgoyl pour la sortie de leur premier album "Stone Guardian"
Lire l'interview
Gorgoyl
Stone Guardian
Lire la chronique
Iniquity
Serenadium
Lire la chronique
Witch's Hollow Festival
Belenos + Borgne + Ernte + ...
Lire le live report
Ailurophobia
Contemplation of a Declinin...
Lire la chronique
Ildfar
Der ligger et land
Lire la chronique
Tanork
Diskar
Lire la chronique
Skeletal Spectre
Keeping The Cauldron Warm
Lire la chronique
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Cruel Force
Haneda
Lire la chronique