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Fall Of Summer 2016 - 2ème Jour

Live report

Fall Of Summer 2016 - 2ème Jour Claudio Simonetti's Goblin + Dead Congregation + Exciter + Grim Reaper + Hell Militia + Memoriam + Nifelheim + Phazm + Satyricon + Shining + Skepticism + Tankard + The Monolith Deathcult + Unleashed
Le 03 Septembre 2016 à Torcy, France (Base de Plein-Air Vaires-Torcy)
Après une courte nuit de sommeil bien mérité, j’arrive à la base de loisirs de Vaires-Torcy un peu avant 12h00. Je ne suis pas vraiment pressé car HELL MILITIA et THE MONOLITH DEATHCULT ne figurent pas sur ma liste de groupes à voir. J’ai déjà vu le premier à deux reprises et ne suis pas particulièrement sensible à leur Black Metal. Quant au second, je dois bien vous avouer que cela fait bien longtemps que je n’ai pas posé mes oreilles sur la musique des Hollandais (il est bien loin le temps de l’excellent Apotheosis).
(AxGxB)


Si l'after sur le camping avait été rude en 2015 (et particulièrement débile!), il s'est révélé beaucoup plus soft pour moi cette année. Pas trop de mal à se lever donc même si on ne dort jamais très bien en festival (on n'est pas là pour ça après tout!). Quelques bibines au petit-déjeuner et à l'apéro pour se mettre en jambes tout en racontant et chantant des conneries avec les copains de chambrée puis direction le site pour cette deuxième et déjà dernière journée du Fall Of Summer part 3 qui s'annonçait moins ultime que la première, sans faire pitié non plus.
(Keyser)


THE MONOLITH DEATHCULT (Sanctuary Stage) :

Pas de HELL MILITIA en ce qui me concerne, on les voit assez souvent dans le coin. On commence donc plutôt le samedi avec THE MONOLITH DEATHCULT sur la Sanctuary. Je ne savais pas si j'étais content de voir les Néerlandais pour la première fois ou si l'idée m'horrifiait. D'un côté, leurs deux premiers albums sont des petites tueries de brutal death implacable pas loin d'un Nile et de l'autre, ils s'enlisent dans la médiocrité depuis l'ultra décevant Trivmvirate (mais porté aux nues par une majorité) , quand les membres ont décidé d'incorporer de l'electro dans leurs compositions et donc de tout gâcher. Je me disais qu'en live, il y avait peut-être une chance que la mayonnaise prenne tout de même ou qu'au moins j'apprécierais de voir des titres de The White Crematorium s'ils en jouaient. Pensées bien naïves tant j'ai trouvé la prestation risible. Avec un son aussi exécrable de toute façon, il y avait peu de chance que ça me plaise, le verdict était entendu dès le début. Impossible de rester devant ce carnage plus de dix minutes. Je choisis plutôt d'aller me rafraîchir et m'arroser au point d'eau salvateur, le Soleil cognant déjà fort en ce samedi bien trop chaud pour moi. À moins que ce soit les Leffe du matin. Probablement les deux!
(Keyser)


SKEPTICISM (Blackwaters Stage) :

Les choses sérieuses commencent pour moi avec les Finlandais de SKEPTICISM, un groupe qui se fait relativement rare sur les planches. De fait, les amateurs de la célèbre formation de Funeral Doom, créée tout de même en 1991, ne manqueront pas de venir assister à cette prestation surprenante. C’est en effet vêtu comme pour se rendre à un enterrement que les cinq scandinaves arrivent les uns après les autres sur la Black Water Stage. Piano, costumes queue de pie, bouquets de roses blanches... L’atmosphère n’est donc certainement pas à la fête mais plutôt au recueillement. Un recueillement que va très bien jouer Matti Tilaeus se tenant droit comme un "i" face au public ou bien aux côtés de ses musiciens, les mains derrière le dos, le visage impassible et le regard loin dans le vide... Une mise en scène qui vient sérieusement trancher avec le soleil, la plage, le sable fin et tous ces gens en maillot de bain.
Est-ce pour cela que je n’ai pas vraiment réussi à pénétrer l’univers de SKEPTICISM ? En partie oui mais pas seulement... Le fait est que je me suis quand même pas mal ennuyé face à ce Funeral Doom où tout se déroule extrêmement lentement (Lasse Pelkonen derrières ses fûts doit vraiment trouver le temps long). Ce n’est pas que les riffs soient mauvais ou bien que l’interprétation soit à côté de la plaque, c’est juste que je trouve l’exercice live extrêmement périlleux pour ce genre de groupes dont la musique se veut tout de même relativement difficile d’accès. A moins de fermer les yeux et de réussir à se laisser aller (chose qui requiert peut-être un peu d’alcool et quelques drogues), je trouve qu’il est toujours très difficile de s’enthousiasmer, du moins sur scène, face à ce genre de Funeral Doom très hermétique. Tant pis, la journée ne fait que commencer et j’ai bien d’autres attentes.
(AxGxB)


GRIM REAPER (Blackwaters Stage) :

SKEPTICISM jouait ensuite près du lac. Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais me taper le funeral doom de SKEPTICISM, qui plus est par cette chaleur infernale? La suite, c'était PHAZM, un peu plus intéressant mais pas passionnant non plus. GRIM REAPER, par contre (enfin STEVE GRIMMETT'S GRIM REAPER pour des questions de droits mais la flemme!), voilà qui attire davantage mon attention. C'est que les Anglais m'avaient épaté en début d'année au Metal Assault, notamment le frontman Steve Grimmett toujours bien en voix malgré le poids des années. Et Steve Grimmett, c'est une voix sensationnelle, parmi les meilleures de la NWOBHM. J'étais donc comme un fou à l'idée de les revoir sur la plage de Torcy. Enthousiasme récompensé par la belle prestation du combo d'outre-Manche qui s'en est donné à cœur joie malgré la chaleur mais pas complètement car le son a une nouvelle fois gâché la fête. Dur dur de discerner les riffs, les mélodies, la voix... que c'est brouillon! Heureusement que la musique de GRIM REAPER n'est pas très compliquée, du heavy metal à l'ancienne simple et efficace qui passe tout seul. On peut malgré tout taper du pied, bouger la tête en rythme et même chanter à l'unisson comme sur les classiques "Rock You To Hell", la reprise de la magnifique "Dont't Talk To Strangers" du regretté Dio et bien sûr "See You In Hell" en clôture, sans doute le titre le plus connu du groupe. L'album du même nom ne sera toutefois représenté qu'à trois reprises, Rock You To Hell ayant la primauté ce soir devant le premier album que personnellement je préfère, et le deuxième Fear No Evil dont seul le morceau-titre sera joué. Si on ne peut pas dire qu'il y ait foule devant la scène, on note tout de même quelques vieux fans passionnés, ça fait plaisir! Et ça a l'air d'intriguer les plagistes de la base de loisirs d'ailleurs, grands et petits, car on commence à en voir certains se coller à la barrière par curiosité. Mais à ce petit jeu, c'est NIFELHEIM qui remportera le plus de succès, on le verra bientôt!

Setlist:

"Rock You To Hell"
"Night Of The Vampire"
"Lust For Freedom"
"Wrath Of The Ripper"
"Fear No Evil"
"Liar"
"Rock Me 'Till I Die"
"Don't Talk to Strangers" (reprise de Dio)
"Waysted Love"
"See You In Hell"
(Keyser)



MEMORIAM (Sanctuary Stage) :

Je fais l’impasse sur PHAZM et GRIM REAPER afin d’être prêt pour assister au premier concert français de MEMORIAM, super groupe réunissant Frank Healy de Benediction et Sacrilege à la basse, Scott Fairfax de Benediction (live) à la guitare et deux anciens membres des désormais défunts Bolt Thrower, Andy Whale à la batterie et surtout Karl WIllets au chant. C’est donc avec un peu de crispation que j’attends à l’ombre de la régie que débutent les hostilités. En effet, quelques camarades m’ont remonté que la prestation des Anglais au Brutal Assault n’avait pas été particulièrement convaincante. A vrai dire je m’y attendais un peu déjà parce que musicalement MEMORIAM est certes fort sympathique mais n’a en soit rien de transcendant (une version allégée et simplifiée de Bolt Thrower en quelque sorte). Autant je vous un amour infini au groupe de Coventry et à leur discographie irréprochable, autant MEMORIAM - malgré la présence de musiciens sympathiques dont le jovial Karl Willets - n’a pas l’aura ni même l’impact de ces lanceurs de boulons. Le groupe n’en est qu’à ses premiers balbutiements mais étant donné le pédigrée de ses membres, les attentes n’en sont que plus grandes et les critiques peut-être plus acides...
Malgré tout, voir arriver Karl Willets au son de l’introduction de "The World At War" restera quand même un grand moment du festival. Plus discrets et surtout moins charismatiques, ses acolytes resteront durant toute la prestation en arrière-plan, tous les regards étant évidemment portés sur le chanteur blond à la bouille débonnaire. Au total, neuf titres seront joués en cet après-midi. MEMORIAM va ainsi ouvrir son set par les deux morceaux figurants sur sa première démo ("Memoriam" et "War Rages On") auxquels viendra se succéder le titre "Surrounded (By Death)") disponible avec l’édition du mois de Novembre de Terrorizer Magazine. Trois autres nouveaux titres nous seront également dévoilés. Ces derniers devraient normalement figurer sur le premier album de MEMORIAM à paraître courant 2017 sur Nuclear Blast. Enfin, le set sera également entrecoupé par quelques reprises de Sacrilege ("The Captive") et Bolt Thrower ("Spearhead" et "Powder Burns") histoire d’enflammer le public. Public qui semble plutôt réceptif aux titres de MEMORIAM même si ce sont ces quelques reprises qui feront vraiment l’unanimité. Pour ce qui est des titres de MEMORIAM, j’en attendais probablement trop et suis finalement quelque peu déçu du résultat. Le groupe met relativement peu d’énergie pour convaincre (musiciens un peu trop statiques) même si la présence et les interventions de Karl suffisent dans l’ensemble à faire le taf. De même, la comparaison avec Bolt Thrower reste inévitable bien qu’elle ne fasse que desservir le Death Metal de MEMORIAM naturellement reléguée au second plan derrière toute la discographie des regrettés Anglais. Ceci étant, même si je m’attendais à mieux, MEMORIAM a néanmoins livré un set très agréable qui a première vue aura su convaincre le public du Fall Of Summer, c’est le principal.
(AxGxB)


NIFELHEIM (Blackwaters Stage) :

Après cette pseudo-déception qui fût quand même relativement cool, place au Black/Thrash furibard des frères Gustavsson. Les Michel Blanc suédois n’ont jamais rien sacrifié sur l’autel de l’efficacité et de l’authenticité. Aussi, leur musique aussi radicale que primitive, possède absolument tout ce qu’il faut pour faire passer aux festivaliers du Fall Of Summer un moment épique d’anthologie. Vêtu de spandex et de clous, beaucoup de clous, NIFELHEIM va mettre un point d’orgue à ne jamais baisser le niveau d’intensité élevé qu’il va lui-même s’imposer. Pieds au plancher, dans une attitude ultra rock’n’roll, le groupe va enchaîner ses brulots avec toute l’énergie et la hargne qu’on lui connait. Pas de demi-mesure ni même d’accalmie dans cette déferlante Black/Thrash particulièrement jouissive en cette fin d’après-midi. NIFELHEIM, peu avare en mandales, va ainsi aller puiser dans l’ensemble de sa discographie et nous gratifier de plus de dix titres issues des albums Nifelheim ("Black Curse", "Possessed By Evil", "Satanic Sacrifice", le cultissime "Sodomizer", "Storm Of Satan's Fire", "Unholy Death"), Envoy Of Lucifer ("Infernal Flame Of Destruction" et "Storm Of The Reaper"), Servants Of Darkness ("Black Evil" et "The Bestial Avenger") ainsi que de son dernier EP en date Satanatas ("From Hell's Vast Plains" et "Bestial Rites"). On ne va donc pas tergiverser sur le sujet, c’était incroyablement foutraque et rock’n’roll. Du Black/Thrash de haute- volée, débordant d’énergie et servit par des musiciens absolument possédés. Arghhhh !
(AxGxB)


Tiens, les voilà justement! Je sais, j'ai triché, j'ai zappé MEMORIAM sur la Sanctuary, nouveau groupe d'ex-membres de Bolt Thrower et Benediction. Si je vous dis que j'ai préféré me balancer de l'eau sur la tronche et celle de mes camarades tellement j'avais chaud, vous m'en voulez? Pas grave, je suis sûr que ce cher AxGxB n'a pas loupé le rendez-vous lui et qu'il vous dira tout sur le show des Anglais! En ce qui me concerne, je suis donc passé directement à NIFELHEIM, groupe que j'apprécie beaucoup mais que j'ai rarement croisé sur les planches (deux fois, au Metal Méan et au Eindhoven Metal Meeting, pour autant de fessées). Jamais deux sans trois? Dans le mille! Putain que c'est jouissif comme groupe! Ultra con, ultra bon! Non mais lisez-moi ces titres de morceaux, plus clichés tu meurs, j'adore! Plein de titres du premier album éponyme joués en plus, le meilleur! Impossible non plus de ne pas évoquer l'accoutrement des musiciens, notamment les deux frères Gustavsson aux cheveux longs mais crâne dégarni (rien que ça c'est la classe, alors si en plus on rajoute la petite moustache!) et en tenue cuir et clous over-the-top. Les mecs ont l'air tellement ridicules que ça en devient fendard. Mais attention, la musique bute à mort. Du black/thrash ultra burné non dénué de mélodies (ce petit côté heavy sur certaines compositions qui rappelle que Hellbutcher et Tyrant sont des fans absolus de Iron Maiden), que l'on a par contre du mal à discerner en raison du son toujours aussi approximatif. Et puis bon, ce "Storm Of Satan's Fire" fou furieux en guise d'au revoir, comment résister à la tentation de beugler comme un veau et de prendre des positions metal clichesques?! Ce carnaval bien bruyant aura ainsi attiré pas mal de curieux venus se baigner dans le lac. Le contraste entre les badauds en maillot de bain postés contre la barrière pour essayer de voir ce qu'il se passait de l'autre côté et les métalleux en veste à patches ou autres tenues de combat était bien marrant à voir!

Setlist:

"Unholy Death"
"Hell's Vast Plains"
"Black Evil"
"Black Curse"
"Bestial Rites"
"Infernal Flame Of Destruction"
"Possessed by Evil"
"Satanic Sacrifice"
"Sodomizer"
"Storm Of The Reaper"
"The Bestial Avenger"
"Praise Lord Satan"
"Storm Of Satan's Fire"
(Keyser)


DEAD CONGREGATION (Sanctuary Stage) :

Mais bien loin de pouvoir se prélasser au soleil dans l’espoir de récupérer de la prestation musclée de NIFELHEIM, direction la Sanctuary Stage pour l’un des concerts les plus attendus du week-end, celui des Grecs de DEAD CONGREGATION. Ce n’est pas la première fois que je les vois mais j’avoue que c’est toujours un moment particulier tant leur Death Metal possède ce petit quelque chose en plus qui fait toute la différence. Après quelques instants à patienter, le groupe arrive sur scène sous les ovations d’un public prêt à en découdre. Très vite, DEAD CONGREGATION laisse alors résonner les premiers accords de "Martyrdom", titre hypnotique et menaçant de plus de cinq minutes durant lequel on sent monter la pression, sur scène comme dans le public. Puis vient la délivrance avec le redoutable et très direct "Lucid Curse" où le public va alors pouvoir laisser libre cours à ses pulsions violentes et destructrices. A ce stade, je suis plutôt satisfait car le son, sans être excellent, est tout de même relativement bon (un peu trop brouillon au niveau des guitares ceci-dit) et permet ainsi de bien profiter de la prestation d’un DEAD CONGREGATION puissant et impérial. Anastasis impressionne par sa voix et son charisme alors qu’à ses côtés, les autres musiciens ne sont pas en reste en se donnant corps et âmes. Et si la setlist ne réserve pas trop de surprise ("Vanishing Faith", "Only Ashes Remain", "Promulgation Of The Fall", "Morbid Paroxysm", "Schisma") en dépit d’un "Vomitchrist" relativement rare, elle ne laisse aucun répit au public qui va s’en prendre plein la tête pendant plus de quarante-cinq minutes jusqu’à un "Teeth Into Red" toujours aussi incroyable en guise de conclusion (Raaah, quelle fin avec ces chants grégoriens et ces blasts menés à fond de cale !). Si le set de DEAD CONGREGATION n’était pas au niveau de leur prestation au Kill-Town Deathfest en 2014 (la meilleure à ce jour et à mon avis loin d’être égalée), elle se place néanmoins en troisième position après l’excellente date parisienne fin 2014. Quel groupe !
(AxGxB)


Si RIOT V était ma grosse attente du vendredi, c'est évidemment DEAD CONGREGATION qui me faisait le plus saliver aujourd'hui. Pas que je n'avais jamais vu les Grecs puisqu'il s'agit du groupe que j'ai croisé le plus de fois en live (si mes comptes sont bons, ça devait être la dixième fois!) mais le combo représente tellement ma conception du death metal que je ne me lasserai jamais de les voir. J'avais juste peur que le son médiocre depuis le début des festivités hier n'entame mon enthousiasme. Finalement, même si on a connu mieux, ça n'a pas du tout gâché la prestation de DEAD CONGREGATION qui a une nouvelle fois prouvé, si besoin en était, qu'il n'y a pas beaucoup d'autres groupes actuels capables de les concurrencer en matière de death metal sombre à grosses couilles. Que dire de plus par rapport à mes précédents live reports de la formation athénienne? DEAD CONGREGATION, c'est juste la perfection. Des riffs noirs qui vous rendent dingue, des blast-beats dévastateurs qui emportent tout, des séquences plus plombées qui vous écrasent, des mélodies insidieuses qui vous hantent, des solos qui vous transportent, une ambiance soufrée qui vous enveloppe, une voix puissante et ténébreuse qui vous impose le respect, tout est bon chez DEAD CONGREGATION. L'instrumental glacial "Martyrdoom" qui fait tomber la nuit sur Torcy avant même que le soleil se couche, la doublette imparable "Only Ashes Remain"/Promulgation Of The Fall" (dommage par contre, on aurait bien voulu une triplette avec "Serpentskin" en plus), l'énorme "Schisma" et encore et toujours le monstrueux "Teeth Into Red" qui me laisse pantois à chaque fois, en particulier les blasts en quasi solo pendant deux minutes, le riff de fou qui suit (aïe les cervicales!) et ces chœurs orthodoxes à la fin qui foutent des frissons, interrompus abruptement par le retour des blasts et de ce riff bourdonnant des plus obscurs, quel talent! On sent d'ailleurs que le groupe a de plus en plus de suiveurs à en juger par le nombre de t-shirts à l'effigie du groupe (ce que je remarque aussi à d'autres concerts et festivals) et bien sûr le nombre de personnes amassées devant la Sanctuary. Le combo était attendu, clairement. Et le combo a convaincu, comme d'habitude. Le quintette dégage une telle impression de puissance (gros effet rouleau compresseur!) et d'assurance (ça semble jouer facile et tranquille!), sans se la péter ou utiliser tout un tas d'accessoires true evil (bon j'adore NIFELHEIM comme dit plus haut mais un peu de sobriété, c'est pas mal non plus!). Du pur death metal à l'état brut. Un putain de régal, comme d'habitude. On se revoit à Nantes le 1er novembre!

Setlist:

"Martyrdoom"
"Lucid Curse"
"Vanishing Faith"
"Only Ashes Remain"
"Promulgation Of The Fall"
"Morbid Paroxysm"
"Schisma"
"Vomitchrist"
"Teeth Into Red"
(Keyser)


EXCITER (Blackwaters Stage) :

GRIM REAPER, NIFELHEIM, DEAD CONGREGATION et EXCITER, quel enchaînement! Il n'y a qu'au Fall Of Summer que l'on peut voir ça! Et dire que UNLEASHED va suivre! EXCITER a la lourde tâche de succéder à DEAD CONGREGATION qui vient de donner une véritable leçon de death metal. Heureusement pour les Canadiens, ils naviguent sur d'autres eaux. Celles du speed metal old-school couillu et rock 'n roll. EXCITER n'a jamais été le meilleur groupe du monde (plus un second couteau "culte") mais impossible de nier l'efficacité du bon gros metal à l'ancienne du trio, à nouveau composé des membres originels Ricci/Beehler et Johnson, ceux qui ont pondu la triplette classique Heavy Metal Maniacs, Violence & Force et Long Live The Loud dont sera tirée toute la setlist à l'exception de "Rain Of Terror" issu du plus "récent" Kill After Kill (1992 tout de même!) . On a même eu le droit à un enchaînement bien corsé "Iron Dogs", "Heavy Metal Maniac", "Pounding Metal" et "Violence & Force". Ouch! En dépit du son merdique (une vraie bouillie), ça fait plaisir de voir ces vétérans remuer leur crinière (et quelles crinières à part le chauve Johnson!) ici en France où ils ne sont sans doute pas passés souvent même pendant leurs heures de gloire. Et je reste toujours bouche bée devant un batteur/chanteur de la trempe de Dan Beehler qui garde une énergie incroyable, que ce soit au chant pour lequel il ne ménage pas ses cordes vocales ou à la batterie qu'il pilonne sans arrêt. Sinon oui, la musique d'EXCITER reste répétitive et plutôt limitée, on est vraiment dans un délire bête et méchant régressif qui fait appel à nos plus bas instincts. Et c'est ça qui est bon, du moins pendant la première demie-heure avant que ça commence à tourner en rond, pas aidé par ce son catastrophique. Je décroche donc un peu vers la fin, même si j'ai été bien content de revoir les Canadiens qui ne devraient pas repasser de si tôt par chez nous.

Setlist:

"I Am The Beast"
"Rain Of Terror"
"Stand Up And Fight"
"Iron Dogs"
"Heavy Metal Maniac"
"Pounding Metal"
"Violence & Force"
"Beyond The Gates Of Doom"
"Long Live The Loud"
"Under Attack"
(Keyser)


UNLEASHED (Sanctuary Stage) :

Je serais bien allé voir EXCITER, plus par curiosité que par réel intérêt, mais je n’ai pas vraiment la motivation. Aussi, après avoir fait ce que j’ai fait (désolé, je ne m’en souviens plus et j’imagine que ça ne devait pas être particulièrement passionnant), je décide d’aller jeter un coup d’œil à l’une des vielles gloires suédoises encore en activité, les vétérans d’UNLEASHED que je n’avais encore jamais vu sur scène. J’avais quand même quelques doutes étant donné que tout le monde autour de moi m’a bien ri au nez quand j’ai suggéré l’idée d’aller les voir. Du coup, c’est seul avec ma bite et mon couteau (mais sans le couteau), que je vais poireauter quelques minutes avant l’arrivée sur les planches de Johnny Hedlund et ses acolytes. Malgré ce qu’en pensent les copains, UNLEASHED en a encore sous le coude et va très vite le prouver avec l’excellent "If They Had Eyes" tiré de l’indispensable Where No Life Dwells. Une entrée en matière qui, en plus de me réjouir, laisse espérer un set orienté sur les anciens albums qui ont ma préférence. Espoir bien vite réduit en poussière puisque les Suédois enchaîneront dans la foulé avec "Where Is Your God Now ?" qui, en dépit de qualités évidentes - notamment ce rythme tchouka-tchouka si familier et efficace, laisse déjà entrevoir un petit côté plus anecdotique.
Finalement, le set ne sera qu’une alternance de morceaux plus anciens ("If They Had Eyes", "Before The Creation Of Time", "To Asgaard We Fly", "Victory") et de titres plus modernes ("Where Is Your God Now ?", "Hammer Battalion", "The Avenger"). La recette, parfaitement rôdée, se veut efficace et à en croire les réactions du public semble faire l’unanimité. En ce qui me concerne, ce n’est pas vraiment le cas puisque mon intérêt commence passablement à diminuer passé les six ou sept premiers titres. Est-ce le côté un poil trop entertainer du père Hedlund (bien qu’on ne puisse pas lui reprocher sa proximité avec son public) ou bien les riffs/structures moins marquantes des titres plus récents qui me font cet effet-là ? C’est fort possible. Quoi qu’il en soit, je fini par décrocher non sans avoir vérifié rapidement sur mon téléphone que le groupe n’avait pas dans ses plans de jouer l’excellent "Dead Forever", l’un des titres figurant sur la compilation Master Of Brutality avec laquelle j’ai débuté mon initiation au Death Metal au début des années 90. Renseignement pris, il semble que ce ne soit pas prévu à en croire la rigoureuse régularité des précédentes setlist. Je décide donc de prendre la tangente après une petite demi-heure passée en compagnie d’un UNLEASHED toujours très efficace malgré toutes ces années. Un set plutôt agréable dans l’ensemble même si j’aurai préféré davantage de morceaux tirés des trois premiers albums.
(AxGxB)


On passe à du beaucoup plus classique, pas forcément le genre de groupes pour lequel on se déplace au Fall Of Summer mais qui fait toujours plaisir à voir. Car si on aurait préféré une reformation exclusive de Dismember, revoir UNLEASHED n'est pas vraiment un calvaire. D'autant que les Suédois gardent un niveau très correct sur leurs sorties récentes et que leurs prestations live font toujours passer un bon moment. Ce sera encore le cas en ce début de soirée grâce aux classiques du combo ("If They Had Eyes", "Don't Want To Be Born", "To Asgard We Fly", "Before The Creation Of Time") mixés à d'autres morceaux pour une setlist qui couvre une bonne partie de la discographie des Suédois. Ah ce bon vieux old-school Swedish death metal revenu à la mode ces dernières années et qu'UNLEASHED pratique encore fièrement après plus de 25 ans de carrière. La preuve notamment avec Johnny Hedlund, frontman dont la bonhomie et la bonne humeur communicatives mettent toujours le public dans la poche. Sans oublier du riff tronçonneuse, de la guitare grasse qui dégouline, du tchouka-tchouka, un peu de blast, du viking, du growl d'ours et du mid-tempo casse-nuque qui font qu'on passe un bon moment. Le death metal, c'est quand même vachement cool, surtout après plein de bières!

Setlist:

"If They Had Eyes"
"Where Is Your God Now?"
"Don't Want To Be Born"
"Winterland"
"The Avenger"
"Fimbulwinter"
"Legal Rapes"
"To Asgaard We Fly"
"To Miklagård"
"Hammer Battalion"
"Before The Creation Of Time"
(Keyser)



CLAUDIO SIMONETTI’S GOBLIN (Blackwaters Stage) :

Avant ce samedi 3 septembre, CLAUDIO SIMONETTI était pour moi un illustre inconnu. Et tout ce que je savais au sujet de Goblin c’est qu’Opeth avait composé un morceau en leur hommage. Autant vous dire que c’est en véritable novice que j’ai abordé ce qui sera pourtant pour moi l’une des meilleures prestations de ce premier Fall Of Summer. C’est donc à la cool que j’aborde ce set, le cul posé sur l’herbe au pied de la petite colline, face à la scène avec une vue bien dégagée histoire de profiter pleinement du spectacle qui va nous être offert.
Déjà, la configuration de la scène est quelque peu inhabituelle. Les claviers de Claudio, disposés non pas face au public mais perpendiculaire à la scène, occupent une bonne moitié de l’espace. La seconde partie est allouée au batteur dont la position est d’ailleurs surélevée et au guitariste. Il est ainsi à noter qu’il n’y aura pas de bassiste ce soir (ce qui ne semble pas toujours être le cas). Et derrière ces trois musiciens, un écran géant sur lequel seront projeté de nombreux extraits de films d’horreurs. Et pourquoi des films d’horreurs ? Et bien tout simplement parce que CLAUDIO SIMONETTI a signé un paquet de bandes originales pour des cinéastes tels que Lamberto Bava, George A. Romero et surtout Dario Argento.
Alors que je ne sais pas trop à quoi m’attendre, le trio entame les premières notes de Dèmoni, film de Lamberto Bava sorti en 1985. Débarquant complètement, je suis tout de suite happé par ce qui se passe devant moi. Aidé par les images du film qui déroulent en arrière-plan, les notes de synthétiseur de Claudio m’emportent littéralement ailleurs. Le son est incroyable et la musique bien plus agressive que je ne pouvais l’imaginer. Et ce n’est que le début, la suite sera encore meilleure avec une setlist best-of ("Roller", "Non Ho Sonno", "Profondo Rosso", "Zaratozom") qui aura su ravir tous les amateurs de films d’horreur présent ce soir. De Suspiria à Phenomena en passant par le cultissime Zombi de Romero, Claudio va s’appliquer à rendre le public complètement hystérique. Le bougre ne dit pas grand-chose, se contentant d’annoncer chaque morceau avec un grand sourire, mais finalement il n’y pas besoin de davantage tant la musique se suffit à elle-même. Le point d’orgue sera atteint lorsque l’Italien fera face au public en entonnant l’air de Suspiria à grand coup de "Lalala lalala la, la lala la la laaa". La réponse est immédiate et voilà l’assistance lancée dans un exercice a capella fort sympathique à défaut d’être tout à fait juste. Une atmosphère envoutante sublimée par ce cadre idyllique qui nous entoure. Je reste également subjugué par le touché de CLAUDIO SIMONETTI, ses allées et venues entre ses deux claviers ainsi que ces moments de grâce où l’Italien jouera des deux en même temps. Quel pied incroyable et quelle leçon, surtout à l’heure des Carpenter Brut et autres Perturbator qui, s’ils n’ont pas à rougir ou à s’excuser de quoi que ce soit, n’ont pas encore cette classe et cette coolitude d’un CLAUDIO SIMONETTI tout décontracté avec son t-shirt Suspiria. A noter également la présence sur un ou deux morceaux d’une danseuse qui a petit à petit va se dénuder pour le plus grand plaisir d’une assistance majoritairement masculine. Mais malgré ces déhanchés sensuels, on ne peut pas vraiment dire que cela soit à fort à propos dans un tel contexte. Voilà, trêves de blabla, ce concert fût l’un des grands moments de cette troisième édition du Fall Of Summer. J’espère que les organisateurs auront réitérer ce genre d’exercice qui a le mérite d’apporter un soupçon de fraîcheur dans ce genre de festival.
(AxGxB)


SHINING (Sanctuary Stage) :

Malgré la personnalité absolument détestable de Niklas Kvarforth qui, une fois de plus, ne va pas se priver pour cracher sur son public en le traitant d’idiot à plusieurs reprises, SHINING reste un groupe que j’apprécie suffisamment pour aller mettre les pieds à leurs concerts. Et cela bien que je n’ai pas jeté une oreille très attentive à leurs derniers enregistrements depuis la sortie du très bon VII: Född Förlorare. Bref, je n’attendais pas grand-chose de cette prestation et bien m’en a pris car on ne peut pas dire que j’ai été ébloui. La faute à une setlist essentiellement tournée sur Redefining Darkness et IX - Everyone, Everything, Everywhere, Ends que je ne connais pas du tout. La fatigue accrue ainsi qu’un degré de motivation peu élevé n’ont pas vraiment aidé non plus à m’immerger dans la prestation des Suédois dont le line-up a une fois encore été chamboulé depuis notre dernière rencontre (2011 en compagnie de Watain si ma mémoire est bonne). Ainsi, hormis quelques bons moments comme sur l’inévitable "Låt Oss Ta Allt Från Varandra", "Människa O' Avskyvärda Människa" ou encore l’inattendu "Submit To Self-Destruction", le reste de la prestation m’a semblé quelque peu poussive et sans grande inspiration avec un Niklas exécrable et surtout ridicule dans son attitude. Dommage, car le son était bon et surtout les musiciens savent jouer à l’image des deux guitaristes et de ce long solo toujours aussi cool sur "Låt Oss Ta Allt Från Varandra".
(AxGxB)


Du rock progressif des années 1970 ras la gueule de synthé kitsch, même pour une ambiance glauque horrifique, non merci. GOBLIN (enfin CLAUDIO SIMONETTI'S GOBLIN mais flemme aussi), ce sera donc sans moi. SHINING par contre, ça me disait beaucoup plus. D'autant que le groupe devait jouer une setlist best-of et raretés pour fêter ses 20 ans. Sauf que non puisque ce sont surtout des morceaux récents qui ont été mis à l'honneur, notamment des extraits du dernier album. Un peu dommage alors que IX - Everyone, Everything, Everywhere, Ends n'est pas vraiment ce que SHINING a fait de mieux. Mais de toute façon, je n'ai pas résisté plus de 10 minutes devant le show de Niklas Kvarforth qui en fait toujours des tonnes. Un peu comme sa musique chez moi, des fois ça passe et des fois ça ne passe pas. Et là ce n'est pas du tout passé. Agacé par l'attitude too-much du suédois tête à claque, je décide d'aller me poser sur la colline de l'autre côté en attendant le show spécial Nemesis Divina de SATYRICON.

Setlist:

"Vilja & Dröm"
"Framtidsutsikter"
"Människotankens Vägglösa Rum"
"Människa O'Avskyvärda Människa"
"Ohm (Sommar Med Siv)" (reprise de Seigmen)
"Submit To Self-Destruction"
"Låt Oss Ta Allt Från Varandra"
"Han Som Hatar Människan"
"For The God Below"
(Keyser)


SATYRICON (Blackwaters Stage) :

Par contre, s’il y a bien une prestation que j’attendais avec pas mal d’impatience, c’est bien celle des Norvégiens de SATYRICON. J’arrive quelques minutes avant le début du set pendant que derrière moi SHINING termine tout juste de jouer. Alors que j’arpente cette fameuse plage de sable, je lève les yeux en direction de la scène et aperçoit ce gigantesque back drop reprenant l’une des toiles les plus célèbres de Jérôme Bosch intitulée "Le Christ Aux Limbes". Autant vous dire que le résultat est impressionnant. Une mise en scène toute particulière afin de célébrer les vingt ans de l’album Nemesis Divina que le groupe d’Oslo va d’ailleurs interpréter ce soir dans son intégralité devant un auditoire visiblement impatient. Alors que résonnent les notes d’un affreux remixe de "The Dawn Of A New Age", Satyr, Frost et leurs musiciens live arrivent sur scène pour débuter ce voyage dans le temps à grand coup de "The Dawn Of A New Age", "Forhekset", "Nemesis Divina", "Immortality Passion", "Transcendental Requiem Of Slaves", "Du Som Hater Gud" et bien entendu le fameux "Mother North". Bien conscient du hit qu’est devenu "Mother North", ce dernier ne sera pas joué selon la tracklist originale mais servira de conclusion à ces quarante-cinq minutes dédiées à ce troisième album des Norvégiens. Même chose concernant "Transcendental Requiem Of Slaves" qui ne fera pas ici office de conclusion mais d’interlude. Sur scène, Satyr mène la dance d’une main de maitre arpentant la scène de long en large, invectivant le public sobrement. Celui qui est parfois pointé du doigt pour son attitude de rockstar s’est ici montré d’une sympathie remarquable. Humble et modeste, il remerciera le public à plusieurs occasions faisant même des pointes d’humour ici et là. Et s’il s’occupe le plus souvent les mains avec son micro parfois maintenu par cet énorme trident, il ne sera pas sans prendre également sa guitare quand cela va s’avérer nécessaire (à l’image de « Fuel For Hatred »). Car non, le set ne va pas se terminer ici sur « Mother North » mais sur trois titres plus récents avec dans l’ordre "Black Crow On A Tombstone", "Fuel For Hatred" et l’excellent - bien que largement décrié - "K.I.N.G". Une manière de rappeler que le groupe n’est plus tout à fait le même que celui qu’il était il y a vingt ans. SATYRICON tirera sa révérence avec classe et panache se présentant devant le public pour le saluer lui adresser nombreuses révérences. Bien joué, c’était vraiment cool surtout pour conclure cette première venue au Fall Of Summer (non, désolé, pas de TANKARD me concernant...).
(AxGxB)


Et honnêtement je n'attendais pas grand chose de ce concert. En cause, la fatigue et ma réticence idiote au black metal (qui s'estompe toutefois de plus en plus au fil des ans et de mes découvertes), couplé à ma méconnaissance de SATYRICON et d'un de ses albums phare. Du coup, c'est allongé par terre sur la colline surplombant la scène Blackwaters que je vais suivre le concert des Norvégiens. Mais quelque chose me disait que je pouvais apprécier ce Nemesis Divina. Quelque chose qui avait bien raison. Car j'ai accroché dès les premières notes de "The Dawn Of A New Age". Du riff froid en tremolo, du blast-beat implacable, du shriek âpre et râpeux, ça c'est du putain de black metal de Norvège (je retrouve un peu de ça dans Tsjuder et 1349 que j'aime beaucoup). Mais plus que du simple blast + tremolo qui force déjà l'admiration tant les riffs sont bons et la vitesse d'exécution haute, les morceaux, bien mis en valeur par un son pour une fois très propre d'où j'étais (pourtant très loin), font preuve d'une surprenante diversité tant en terme de rythmiques que d'ambiances ou de mélodies. Je découvre la bête au fur et à mesure des morceaux (joués dans un autre ordre que la tracklist du disque) et je comprends pourquoi Nemesis Divina fait partie des perles du genre (malgré des claviers parfois un peu kitschouilles). Je ne connaissais que le grandiose "Mother North", les autres n'ont rien à lui envier. Frost est impérial derrière ses fûts, balançant les basts comme si de rien n'était. Satyr en impose dans son rôle de frontman même s'il fait parfois un peu dandy. Les autres on s'en fout, ils n'existent pas tant on a les yeux rivés sur le duo légendaire. Et ce concert aurait été parfait s'il n'y avait pas eu les trois derniers titres black 'n roll issus de la période récente de SATYRICON et qui font vraiment pâle figure à côté de ceux impériaux de Nemesis Divina. Voilà en tout cas un show rondement mené qui permettra de clore cette troisième édition du Fall Of Summer sur une très bonne note.

Selist:

"The Dawn Of A New Age"
"Forhekset"
"Du Som Hater Gud"
"Transcendental Requiem Of Slaves"
"Immortality Passion"
"Nemesis Divina"
"Mother North"
"Black Crow On A Tombstone"
"Fuel For Hatred"
"K.I.N.G."
(Keyser)


Si je suis donc loin d’avoir vu tous les groupes (grosso modo huit par jour soit un peu plus de la moitié de ce qui était proposé), on ne peut que souligner la qualité générale de l’affiche dont les choix reflètent, en plus d’une certaine prise de risque, cette passion qui consume les organisateurs. Mais au-delà de cette affiche éclectique destinée principalement à des connaisseurs, le cadre est également probablement parmi les meilleurs que l’on puisse espérer pour un festival se déroulant à la fin de l’été. De la nature, de l’espace pour accueillir tout le monde sans se marcher dessus, des stands de boisson et de nourritures un peu partout avec, saluons l’effort, un stand spécial pour les végétariens ou ceux qui tout simplement ne souhaitaient manger ni viande ni poisson. Il n’y a plus qu’à espérer qu’à l’heure des bilans, Jessica et sa bande retombent sur leurs pattes financièrement parlant et aient encore la motivation de nous proposer plusieurs autres éditions dans cet endroit franchement plus que sympathique. Alors soyons optimistes et donnons-nous rendez- vous l’année prochaine.
(AxGxB)


Comment ça, pas de TANKARD, qui devait clôturer le fest ensuite sur la Sanctuary?! Eh bien non, trop fatigué et on ne peut pas dire que les Allemands soient le meilleur groupe du monde même s'ils m'avaient plus la seule fois où je les avais vus au Motocultor 2015. C'est donc retour au camping sans passer par la case thrash teuton houblonné en ce qui me concerne. Ce n'est pas comme si je n'avais pas déjà suffisamment profité après tout. DEAD CONGREGATION a raflé la mise comme attendu mais GRIM REAPER, NIFELHEIM, SATYRICON voire EXCITER ont fait aussi très fort. Seul le début de l'après-midi était un peu calme pour moi (lol THE MONOLITH DEATHCULT). On se retrouve donc avec deux belles journées pour un festival une nouvelle fois fort réussi et qui s'est même permis de s'améliorer sur de nombreux points, notamment en ce qui concerne la restauration. Restent deux problèmes de taille dont un qui pourrait signifier la fin de cette belle aventure qu'est le Fall Of Summer. L'affluence fut en effet une grosse déception. Là où les organisateurs attendaient 3 000-3 500 personnes, on a plutôt tourné autour de 2 000- 2 500 grand max. Je me suis même demandé s'il n'y avait pas moins de monde que l'année dernière tant certains concerts, même de pointures, paraissaient vides. Une honte alors que l'affiche était à nouveau exceptionnelle (bon certes un léger cran en-dessous de l'année dernière) pour tout amateur de metal traditionnel qui se respecte. L'autre problème, c'est le son. Encore plus mauvais qu'en 2015 alors qu'il s'agissait déjà de mon principal grief. Heureusement, mes concerts préférés n'ont pas été gâchés par ça mais pour la plupart des groupes, ce n'était vraiment pas terrible. Voilà clairement le point à améliorer désormais pour le Fall Of Summer, si tant est qu'il y aura bien une quatrième édition en 2017. On croise les cornes et on prie Satan pour que ce soit le cas parce que franchement, ça me ferait bien mal au cul que ce soit la dernière!

Les +:

- l'affiche diversifiée de très grande qualité composée de groupes souvent rares par chez nous
- le très beau site à la géographie idéale pour les concerts.
- le choix de nourriture et de bières
- le public de connaisseurs

Les -:

- le son médiocre
- l'affluence décevante
- le prix des consommations un peu élevés
- quelques brouilles au camping
(Keyser)

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1 COMMENTAIRE(S)

cherokkee citer
cherokkee
04/11/2016 19:13
Tellement dégouté d'avoir raté les prestations de Dead Congregation en 2014 ! chaque fois que j'en entends parlé, je grince les dents. Ma claque principale reste celle du Wolfthrone en 2013, le son n'était pas au top, mais la violence, insoutenable. Je me dis que Slayer en 1989, ça devait ressembler à ça.

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